samedi 5 avril 2008

Randonnée et Lois... !


Bien des cavaliers se promènent en extérieur pour leur plus grand plaisir...
sans avoir idée des lois qui régissent ce loisir.
Il existe pourtant une réglementation précise, parfois surprenante.

SOUVENEZ-VOUS : nul n'est censé ignorer la loi !

Se comporter respectueusement,
c'est préserver la liberté de tous les randonneurs :
dégradations, incidents et accidents incitent, en effet,
les pouvoirs publics à restreindre les droits de ceux-ci.

Ne pas laisser de traces.
Il existe aux Etats-Unis une association appelée " Sans Traces ",
dont le principe est de laisser les lieux de passage et de bivouac
dans un état tel que personne ne puisse soupçonner que des cavaliers sont passés par là.
Inspierez-vous de ce principe afin de ne pas mettre en danger le droit à la liberté
de randonner à cheval.

Courtoisie et respect

Courtoisie et respect sont de mise,
tant entre cavaliers qu'à l'égard des piétons
et de l'environnement.
Il faut respecter quelques règles de bon sens :
ne faites pas boire votre cheval dans l'abreuvoir
d'une pâture sans en avoir demandé l'autorisation,
refermez les barrières que vous ouvrez,
marchez bien au bord des prés ou des champs s'il n'y a pas de chemin.
Ne passez jamais dans un pré à foin ou,
pire, dans un champs cultivé.
Doublez et croisez les piétons au pas,
saluez les gens que vous rencontrez,
mais ça j'imagine que vous le savez..;
ne laissez pas de détritus.
Dans les lieux publics, ramassez les crottins
de votre cheval.

Randonner : quels droits, quels devoirs ?

Tout le monde et, curieusement, sans qu'un permis soit nécessaire.
N'importe quel cavalier, même parfaitement incompétent,
peut librement circuler à cheval partout où la loi l'y autorise.
Cependant, un petit examen qui permettrait de vérifier
que le cavalier a un contrôle suffisant de sa monture
et qu'il connaît les lois et règlements,
est souhaitable pour la sécurité de chacun.

Le cavalier est assujetti à différents codes

. Le code civil (responsabilité civile) est applicable pour les dommages que le cavalier et son cheval pourraient involontairement causer à autrui.
. Le code pénal s'applique aux infractions et délits commis par le cavalier, y compris le mauvais traitement aux animaux.
. Le code rural et forestier a force de loi en campagne ou en forêt, le code de la route pour la circulation en général, le code des voies maritimes pour les chemins de halage, auxquels il faut encore ajouter le code des assurances.
. A chaque code s'ajoutent tous les décrets, arrêtés municipaux, préfectoraux et communaux ou privinciales pour la Belgique qui établissent des règlements locaux particuliers.

Où avez-vous le droit de circuler ?

L'inaliénabilité du domaine public est en principe
important du droit belge et français.
Cela signifie que tout ce qui appartient au domaine public
ne peut être réservé à un usage privé,
ni vendu pour ce même usage.
Vous pouvez donc circuler sur tous les chemins
ruraux, vicinaux, sur les routes et tout
ce qui appartient au domaine public -
à moins d'un règlement contraire ou autorisation.

Défendre vos droits

Certains chemins ont été labourés ou annexés par des agriculteurs.
Ceci est une infraction au principe d'inaliénabilité du domaine public.
Si vous avez un doute, allez consulter le cadastre de votre commune,
et, négociez la réouverture du chemin à l'amiable.
En général, ça se passe bien.
Sinon, faites-vous assister par une association de randonneurs
et exigez par les voies légales que ce chemin soit rendu
au domaine public.


A contrario, tout le domaine privé vous est interdit.
Si vous passez dans un pré, un champs
ou un chemin privé sans en avoir obtenu l'autorisation,
vous êtes en infraction.
Vous ne pouvez pas circuler dans les grandes villes,
ni dans les forêts domaniales - domaine privé de l'Etat -,
sauf autorisation.
Les terrains militaires, terrains de jeux,
ainsi que les littoraux en période touristique.
Les us et coutumes apportent souvent un peu de tolérance.
Pour continuer à en bénéficier, pensez à
respecter le code éthique des cavaliers randonneurs.

Comment circuler ?

Tant que vous êtes à cheval,
vous êtes considéré comme un conducteur de véhicule -
et, si vous êtes à pied, comme conducteur d'animaux.
A cheval, vous devez vous déplacer sur le côté droit
des routes et des chemins et respecter
la signalisation routière.
Un policier ou gendarme peut vous demander
de vous soumettre à un alcootest... si si !
si le test est positif, vous êtes en infraction et,
en cas d'accident, vous seriez dans une
situation difficile à mon avis...
A la tombée du jour, équipez-vous de feux
et lanternes pour vous signaler aux
divers véhicules.

Quelle différence entre le civil et le pénal ?

Votre responsabilité civile est mise en cause chaque fois que vous causez
des torts à autrui, volontairement ou non.
Vous devez vous assurer, par exemple en prenant un licence.
La responsabilité pénale ne peut être engagée que si vous commettez
une infraction prévue et strictement définie par la loi.
Attention, il suffit que vous soyez l'auteur de la faute,
même si vous ne l'avez pas commise intentionnellement.

Je vous souhaite de bonnes balades en toute tranquilité...
Extrait des éditions Atlas

vendredi 7 mars 2008

L'HERBE, l'aliment indispensable...

Pour la plupart des gens, le cheval est un granivore car il mange de l'avoine. Rien n'est plus faux, c'est un herbivore qu'un accident historique, sa rencontre avec l'homme, a fait de lui un granivore.



En Occident lorsqu'on demande à un cavalier quel est l'aliment du cheval par excellence,
celui-ci répond que c'est l'avoine.
Si l'on pose la même question au Maghreb, on vous répond que c'est l'orge.
Un noir d'Afrique vous affirme que c'est le mil.
Donc, la réponse varie selon la céréale disponible dans la région en question.
Pourtant, tous se trompent dans la mesure où ils perdent totalement de vue que le cheval est un herbivore. Laissez votre cheval choisir entre une ration de grain et de la bonne herbe, il choisit l'herbe : c'est bien la preuve de son état d'herbivore.
Les anciens mettaient les chevaux au pré pour " se refaire du boyau".
Lorsqu'on achète un cheval de course réformé, celui-ci a eu un régime alimentaire composé de grain et très peu de lesté.
Il arrive fréquemment que ces chevaux soient " brûlés" à l'avoine.
C'est-à-dire que leur système digestif est si endommagé par cet aliment contre-nature donné en grande quantité que des organes comme les reins ou le foie en gardent d'irrémédiables séquelles.
Un séjour prolongé en prairie le purgera et rétablira son équilibre gastrique.
L'herbe est riche en protéines, en glucides et en lipides et constitue un aliment complet et équilibré pour le cheval.


Un cheval de type demi-sang au repos mange un are d'herbe par jour et environ un hectare par an.
La qualité de l'herbe varie selon la nature des sols. Sans rentrer dans les détails, une bonne prairie a un sol calcaire car l'herbe satisfait tous les besoins en minéraux du cheval.
D'ailleurs, toutes les régions d'élevage comme le Condroz, la Normandie etc... sont des régions au sol calcaire.
La prairie doit bien entendu être adaptée au type de cheval qui y pâture.
Ainsi, il faut être prudent avec races plus rustiques comme le Haflinger, le Merens, l'Ibérique ou le Shetland. Habitués à des pâturages plus pauvres que ceux de nos régions, ils risquent la fourbure si l'on ne restreint pas quelque peu leur accès à l'herbe.
"Engraisse tes prairies où tu fais ton foin, où tu mets ton cheval à brouter, n'engraisse pas tes prairies".


Afin d'éviter tout risque de colique ou de fourbure, il convient de réhabituer progressivement le cheval à l'herbe avant de le mettre dans une prairie qui n'a pas été engraissée récemment afin d'éviter tout risque inutile.
Dans nos régions, la valeur nutritive de l'herbe varie selon les saisons.
La dite valeur nutritive atteint son apogée du début du mois de mai à la fin juin.
C'est la raison pour laquelle la fenaison se fait en juin ou en juillet au plus tard afin d'avoir un foin de qualité. Donc, un cheval de type demi-sang qui travaille une ou deux heures par jour peut parfaitement se passer de grain s'il bénéficie d'une bonne prairie.
En randonnée ou dans un régime de travail plus soutenu, il doit recevoir un picotin sans quoi, il pointionnerait dangereusement sur ses heures de sommeil pour se nourrir.


Conclusion : L'herbe est l'aliment par excellence du cheval mais il convient
d'avoir des pâturages adaptés aux chevaux que l'on y met si l'on
veut éviter tout risque. !

Extrait hippo news mars 2008

Pâture... et risque de fourbure...


Qu'est-ce la fourbure ?

Pour rappel, la fourbure est une congestion inflammatoire
(excès de sang) des tissus situés entre la paroi du sabot et la troisième phalange.
A comparer avec un doigt bleu ches l'homme.
Dans la majorité des cas, la suralimentation est la cause de cette affection.
L'intervention du vétérinaire est indispensable et seul la rapidité de l'intervention peut limiter les dégâts. Les séquelles (problèmes locomoteurs) sont souvent irréversibles et la maladie risque de devenir chronique. D'où l'intérêt d'une attention toute particulière à accorder à nos chevaux mis en pâture au printemps.



Pourquoi cette alerte à la fourbure au printemps ?

Les fourbures sont particulièrement fréquentes au printemps, au moment de la repousse de l'herbe. En effet, les jeune pousses sont exceptionnellement énergétiques et présentent un
concentré d'éléments nutritifs sous un faible volume par opposition à l'herbe d'été
qui présente un grand volume à faible valeur nutritive.
A cause des changements climatiques, bien réels, on constate depuis quelques années que l'arrêt de la croissance végétative est devenu négligeable.
Fin janvier on observe déjà, dans certaines régions de Belgique, des jeunes pousses d'herbe.
Cette repousse précoce de l'herbe est aggravée si le gestionnaire de la pâture y a répandu des engrais du type classique " N.P.K".



Des chevaux fourbus en hiver, est-ce possible ?

Malheureusement, oui !
La croissance rapide de l'herbe est donc plus précoce que jadis et le danger de voir des chevaux
fourbus fin mars est bien réel, d'autant plus si ceux-ci souffrent de fourbure chronique.
Un vétérinaire avait confié avoir vu des chevaux fourbus en plein hiver.
Ceux-ci passaient leur journée sur une pâture bien repoussée après la récolte du regain et,
rentrés pour la nuit, étaient soignés matin et soir.
Ajoutons que la plupart des chevaux travaillent peu ou pas pendant l'hiver !
Nous sommes en présence de la fourbure classique de la fourbure : un excès d'aliments comparé au travail fourni.
La fourbure frappe brusquement, sans avertir, sans signes précurseurs.
Quand on s'en aperçoit, il est déjà trop tard !



Prévenir plutôt que guérir !

A part le cyanamide calcique pour assainir les pâtures, peu ou pas d'engrais sur nos prés.
Gérer intelligemment les pâtures, c'est aussi adapter le nombre de chevaux à l'espace
disponible. Et une règle d'or : le cheval qui travaille régulièrement, celui qui fournit un effort modéré mais constant risque moins la fourbure que son copain grassouillet sortant une fois par semaine pour sa promenade au pas de deux heures.
Un travail régulier et une alimentation adaptée sont le garant de la santé et du bon moral de votre cheval.


Extrait Hippo news mars 2008

lundi 18 février 2008

Partir seul ... !

Partir seul en randonnée - le temps de partager une petite aventure avec son cheval -
est le rêve !
S'ils sont bien préparés, le cavalier et le cheval reviennent transformés de ces
petites - ou longues - escapades.

La réussite d'une randonnée tient dans sa préparation.
Si vous partez seul, vous ne pourrez compter que sur vous-même,
sur votre débrouillardise et, surtout, sur votre prévoyance.
Savoir monter à cheval ne suffit pas pour randonner seul.

Le bon tracé

Déterminez votre tracé en limitant autant que possible les risques.
Faites des feuilles de route pour bien analyser le parcours avant de partir.
Etes-vous sûr de bien savoir utiliser une carte et une boussole ?
Procédez à des révisions et à quelques exercices sur le terrain avant le grand jour.
Pour partir seul, vous devez posséder un minimum de compétences qui vous permettront de réagir face à une situation d'urgence : secourisme humain et vétérinaire, notions de maréchalerie et de bourrellerie, etc...

Randonner seul, même une journée, apporte des moments de communion avec
la nature et avec le cheval que rien ne remplace.

L'entraînement

Préparez votre cheval physiquement et mentalement.
Vous partirez ainsi avec une monture au comportement sûr, en souffle et musclée.
Si vous emmenez un cheval de bât, il doit également participer à l'entraînement.
Préparez votre matériel pour que tout soit prêt au moins deux jours avant le départ.
Procédez à des essais avec le cheval pour vous assurer que tout a une place et que vous n'êtes pas surchargé. Ne partez jamais avec du matériel neuf ou dont vous ne vous êtes jamais servi.

Une solitude mesurée

Ayez en poche les numéros de téléphone des "personnes ressources"
de la région. Avant de partir, prévenez-les de votre périple.
Informez des proches de votre itinéraire, et dans la mesure du possible,
prévenez les gîtes de l'heure probable de votre arrivée.
En cas d'accident ou de problème, il faut que quelqu'un s'inquiète afin de déclencher les secours.
Enfin, appelez les services météo, mais....
ne vous y fiez pas aveuglément.

Ce petit questionnaire vous permettra de tester votre préparation à la randonnée en solitaire..

Topographie
Repérez-vous bien sur une carte les différents types de chemin, les passages difficiles ou interdits - terrains militaires, par exemple -, les pentes trop fortes, les gués qui n'en sont pas toujours en période de pluie ?
Secourisme vétérinaire
Connaissez-vous la température, le pouls, le rythme respiratoire, la couleur des muqueuses que votre cheval doit présenter quand il est en bonne santé ?
Sauriez-vous deceler l'urgence en cas d'accident ou de maladie ?
Connaissez-vous les symptômes de myosite d'effort, de l'inversion, du coup de chaleur, d'un début de coliques ? Sauriez-vous comment intervenir ?
En cas d'accident de votre cheval, saurez-vous réagir sans perdre votre sang froid ?
Sauriez-vous faire une injection, un pansement compressif sur une artère sectionnée, une attelle?

Maréchalerie
Savez-vous enlever et remettre un fer si votre cheval est ferré ?
Matelotage
Comment fait-on un noeud de randonnée ? de cabestan ? un noeud de chaise ? un noeud de ligne? un double-dutchman ?
Réglementation
Connaissez-vous les lois et le règlement régissant les cavaliers en extérieur ?
Exemple : savez-vous s'il faut marcher à droite ou à gauche d'une route ?
- Pouvez-vous traverser une forêt domaniale ?
- Pouvez-vous bivouaquer dans le sous-bois ?

Si vous avez répondu oui à toutes ces questions, alors, bonne rando !
Sinon, préparez-vous encore un peu.

Le cheval avec lequel vous partez doit être un partenaire sûr. Non seulement il ne doit jamais vous mettre en danger, mais encore il doit toujours chercher à préserver votre sécurité. Il doit avoir appris tout cela au cours d'une longue éducation comportant de multiples expériences avec vous, vous devez pouvoir passer le long d'un pré où s'agitent d'autres animaux, traverser des rivières, des ponts, passer le long d'une route à grande circulation, croiser tracteurs et remorques, recevoir une averse de grêle, sans que votre cheval donne des signes d'agitation. Votre compagnon doit aussi montrer un pied sûr lors d'un passage difficile - rails de chemin de fer, lit de torrent à sec, raidillon à flanc de montagne -, savoir enjamber les troncs, descendre dans les fossés et progresser en main sans jamais vous marcher sur les talons.

Voici des dessins de noeuds

Le noeud de pêcheur
- croiser les cordes
- avec chaque bout, faire un noeud simple au bout de l'autre corde. (Fig.1)
- serrer en tirant sur (x) et (y). (Fig.2)
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Le noeud de longe
- Formez une boucle avec la partie libre de la corde.
- Faites une autre boucle dans la partie libre et passez la seconde dans la première, tirez sur le bout pour défaire le noeud.
- Pour empêcher le cheval de défaire lui-même le noeud, faites passer le bout libre dans la boucle.
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Le noeud plat
Croiser les brins, gauche sur droit et lacer.
Croiser à nouveau droit sur gauche et lacer.
De chaque côté, les brins sortent côte à côte.
Usages
Nouer deux cordes de même grosseur.
Nouer deux lanières d'étoffe, les extrémités d'un bandage.
Nouer deux liens d'herbes ou de paille souple.
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Le noeud de ligne
Permet de réaliser des boucles faciles à défaire sur une ligne à chevaux.
Il remplace avantageusement la boucle nouée.
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Lover un lasso
On love dans le sens des aiguilles d'une montre afin de ne pas contrarier toronnage et éviter les boucles. On conclut soit par la manière 2, 3 et soit par la manière 5 et 6.
La seconde convient mieux pour attacher la corde sur la selle.

Texte et images Editions Atlas

lundi 4 février 2008

Education et comportement du cheval de randonnée....

Ne vous inquiétez pas si vous n'avez pas de manège pour travailler.
L'extérieur est la plus belle carrière du monde.
Ce que vous obtenez dehors, vous l'aurez toujours en manège.
L'inverse n'est pas vrai. Alors...



Ce qu'il doit savoir faire :

Un cheval d'extérieur doit être agréable, facile à monter et un comportement exemplaire :
c'est indispensable pour le confort et la sécurité du randonneur et du cheval.

Le cheval de randonnée doit marcher, trotter et galoper uniquement à votre demande.
Au cours du dressage, faites vos demandes nettement.
Récompensez le cheval quand il obéit.
Exigez peu à peu une réponse instantanée, que ce soit dans les transitions montantes ou descendantes. Ne laissez pas un cheval changer d'allure selon son bon plaisir, trottinement, ralentissement ou accélération non demandés doivent êtres contré immédiatement.
Manifestez votre désaccord d'abord par la voix, puis par les aides.
Le pas, essentiel en randonnée, est une allure difficile à travailler ; ne le négligez pas.



S'arrêter à la voix et maintenir l'arrêt dans le calme, rênes longues : un élément de base du dressage du cheval d'extérieur.

Oubliez le style manège, les rênes ajustées et les jambes qui portent : vous seriez vite fatigué, et votre cheval blasé et dégoûté.
La plus grande précision technique peut s'obtenir rênes longues.
Tout est question de confiance et de volonté...

Un cheval souple et musclé s'obtient par des exercices d'épaule en dedans, de hanches en dedans ou en dehors, mais de simples assouplissements. Elles sont bien utiles pour se dégager de situations difficiles.


Le cheval de randonnée doit apprendre à s'arrêter dans la foulée. Cela peut être utile dans les cas d'urgence.
Commencez le travail à pied, à la voix. Ensuite, abordez le travail monté au pas, en utilisant simultanément la voix et les aides. Le cheval doit s'arrêter à l'instant même où vous le lui demandez et rester immobile tant que vous ne le remettez pas en avant. Récompensez chaque arrêt. Dans un premier temps, ne prolongez pas trop les arrêts. Et, surtout, rendez les rênes: l'arrêt devient ainsi une détente, une sorte de récompense. Vous pourrez sous peu vous passer des rênes !

Pour se dégager du bord d'un ruisseau ou d'un chemin sans issue, reculer sera très utile.
Le cheval de randonnée doit savoir reculer dans le calme, sur plusieurs foulées.
Comme l'arrêt, le reculer se travaille d'abord en main. Dites "Recule" tout en marchant vers lui et en poussant son épaule ou poitrail si nécessaire.
Lorsque vous passez au travail monté, faites preuve de patience.
Contentez-vous d'un pas ou même d'une esquisse de pas. Récompensez abondamment.
Ne coincez pas le cheval entre les mains et les jambes. L'ordre à la voix s'accompagne d'une simple indication des mains et des jambes, avec cession dès que le cheval entame le reculer.
Au bout de quelques semaines, il sera capable de reculer de plusieurs dizaines de mètres, ce qui est le minimum nécessaire.

En randonnée, on a souvent besoin de ses mains; pour ouvrir une barrière, lire la carte, tenir un cheval en longe, etc...
Demandez les choses à une main, puis dans le demi-seconde qui suit, demandez-la à deux mains; il aura tôt fait d'anticiper et, bientôt, la demande à une main suffira.

Le cheval de randonnée doit se montrer indépendant, c'est-à-dire rester au pas quand les autres prennent le galop ( pas toujours évident), partir à gauche quand tout le monde va à droite, sans que vous ayez à vous battre.
Contraire à son instinct, cette qualité s'acquiert par la patience, le travail devant se faire par petites étapes. Il faut en permanence rassurer le cheval en cours d'apprentissage et, surtout, affirmer votre rôle de dominant.

Avant tout, le respect que votre cheval vous porte se manifeste à pied.
Il doit apprendre à marcher en main en restant derrière vous, à ne pas vous bousculer, à se pousser quand vous marchez vers lui. Il est très attentif à vous et sait oublier les autres chevaux, car il vous voit comme un dominant. Si votre cheval déroge à l'une de ces règles, résolvez vite le problème : un manque de respect en main se traduira forcément par un manque de respect monté.

Il est normal d'accorder au cheval la possibilité de vérifier qu'un objet nouveau ou inquiétant ne présente pas de danger. C'est un réflexe sain qui vous préservera de bien des ennuis.
Apprennez-lui simplement à observer dans le calme et à ne pas s'enfuir.
Votre seul travail consiste à le maintenir en présence de l'objet de son angoisse - peu importe la distance. Plus il a peur, plus vos rênes doivent êtres longues.

Si vous avez la possibilté de tester un cheval avant l'achat, pensez à vous adresser à quelqu'un qui randonne.
A chacun son métier. Souvent un moniteur de club n'a jamais randonné, il ne connaît que les promenades de quelques heures. Trouvez plutôt un guide de tourisme équestre.

Bonne Rando à tous sunny

samedi 19 janvier 2008

Voyage.... en photo...

Quand on aime le voyage... et qu'on a la passion du cheval,

la tentation est grande de partir loin...
Voyageons ensemble grâce aux photos... quel Rêve !

La sécurité résulte d'un mélange de bon sens, de courtoisie et de vigilance.
Il faut anticiper les mouvements des véhicules et leur faire connaître clairement vos intentions.
Car, malheureusement, toutes les routes ne sont pas aussi bucoliques que celle de cette photo !

En forêt, terrain idéal pour entraîner son cheval et entretenir son moral,
la forêt est aussi un lieu plein de beauté et de mystère.
Le cheval permet d'en profiter pleinement.

Parcourir la montagne sur sa monture permet d'apprécier les beautés de la nature
et de découvrir des paysages à couper le souffle...
à condition d'apprendre à dominer son cheval et la situation !

Vous avez dit région sèche ...!
On pense d'abord, bien sûr, aux déserts et aux pays chauds d'Afrique.
Cependant, la sècheresse peut toucher bien d'autres coins du monde et,
notamment, le sud d'un certain nombre de pays d'Europe -
l'Espagne, le Portugal, l'Italie, mais aussi la France.


Même si on ne monte un cheval que quelques heures,
il est important de ne pas se comporter avec lui en passager clandestin.
Il faut se faire respecter, mais aussi savoir apprécier.


J'espère, tout comme moi... ce fut un plaisir de découvrir ces magnifiques paysages et photos !



mercredi 16 janvier 2008

Mauvaises Rencontres...

Pour le cheval d'extérieur, la nature constitue un infini réservoir de surprises
et de mauvaises rencontres...
Tout l'art du cavalier consiste à faire de chacune d'elles
le point de départ d'une expérience positive.

Lorsqu'un objet insolite inquiète le cheval, il ne faut pas chercher à
passer à tout prix, mais plutôt profiter de l'occasion et en faire une expérience...
Quand sa monture pointe les oreilles et ralentit, la tendance naturelle du cavalier
consiste à la pousser pour la forcer à avancer malgré tout.
Une telle méthode présente de nombreux inconvénient :
d'abord, pris entre deux feux, le cheval risque de faire un écart :
c'est là un comportement dangereux qu'on ne devrait encourager.
Il peut aussi choisir de négliger le message de ces jambes trop exigeantes.
Enfin, le fait de continuer à avancer sous la contrainte ne lui permet ni de se
rassurer ni de faire une expérience positive.
La prochaine fois, il aura de nouveau peur.

Votre cheval aura certainement peur un jour de quelque chose
que vous trouvez ridicument peu effrayant :
un caillou blanc, un bout de ficelle, une grosse feuille morte.
Soyez patient !
Vous ne pouvez pas décider pour lui de ce qui lui fait peur.
S'il est inquiet et que vous le grondez, vous ne ferez qu'envenimer les choses.

Il est beaucoup plus éducatif de donner du temps à son cheval
et de lui laisser prendre de lui-même la décision d'avancer.
Si l'objet est accessible ( tas de bois, remorque, etc...),
ne vous contentez pas de passer à côté :
profitez-en pour en faire une visite détaillée.
Ainsi, le cheval pourra constater qu'il ne présente aucun danger,
ce qui augmentera son expérience et son courage.
Assurez-vous que sa tête est pointée dans la direction choisie,
permettez-lui de ralentir ou de s'arrêter, puis surveillez son attitude.
Tant qu'il pointe les oreilles vers l'objet, ne le poussez surtout pas
(ni voix, ni jambes). Mais, dès que son attention se relâche, qu'il regarde ailleurs,
donnez-lui une brève indication (voix ou jambes) pour le rappeler à
son devoir d'approche. Relâcher les rênes le plus possible pour lui permettre
de bien regarder l'objet et l'aider à se décontracter.

Pas à pas, le cheval finira par être suffisamment proche de la chose redoutée
pour pouvoir la toucher du nez et la flairer.
Encouragez-le d'une voix rassurante, caressez-le tout en vous assurant
qu'il fait correctement son travail. S'il reste là, sans flairer, poussez-le un peu,
orientez sa tête ou incitez-le à se déplacer le long de la chose pour en découvrir d'autres aspect.
Vous pouvez ainsi faire tout le tour d'un camion, d'une benne, d'un tas de bois jusqu'à ce qu'il les ait bien vus et se décontracte. Terminez en passant à plusieurs reprises devant ce qui l'avait effrayé afin que le cheval sache ce qu'on attend de lui.

Une préparation à tout cela est indispensable.
Une fois qu'il se sera familiarisé avec des véhicules, la prudence reste cependant
de mise lors de passage de convois de gros camions ou avec remorque.
Evitez de garder le contact avec la bouche, car le réflexe d'opposition incite alors le cheval à fuir.

Qu'il s'agisse d'un village ou d'une maison isolée, les lieux d'habitation peuvent
réserver quantité de surprises : un rideau antimouches qui s'écarte brusquement,
des enfants qui courent à la rencontre des chevaux, un chien qui jaillit
d'une haie en aboyant.
Avec un jeune cheval, il est prudent de mettre pied à terre si on veut
traverser une agglomération en toute sécurité.



jeudi 3 janvier 2008

Quand il gèle fort....

L'hiver apporte son lot de problèmes.
Il faut trouver des solutions pour lutter contre la pluie, la neige, le vent ou le gel.
Moins important en plaine qu'en altitude, ce dernier n'en reste pas moins à la fois une nécessité et une difficulté.


Un bienfait

Le gel n'est pas un "sale coup" de la nature.
C'est une nécessité et, comme telle, il participe à l'équilibre des écosystèmes.
Ainsi, il suffit de quelques jours de gel à moins 5°C pour que de nombreuses larves de vers et bien d'autres parasites soient tués. C'est une excellente façon de nettoyer son pré !
Les larves qui se trouvent dans ou sous les crottins sont isolés du froid.
Il faut donc, pour que ce système fonctionne, que vous ayez pris soin d'entretenir votre pâture
en la hersant pour briser et étaler les crottins.
Quand l'hiver s'est écoulé sans fortes gelées, on doit redouter, pendant le reste de l'année,
des parasitoses en tout genre.


Un temps sec et beau

Le gel est souvent accompagné d'une hygrométrie faible... c'est à dire, d'une
atmosphère peu chargée en humidité.
C'est excellent pour les bronches de vos chevaux ; laissez-les dehors pendant la journée.
Le soleil est souvent présent lors de fortes gelées et cette lumière, pendant les courtes
journées d'hiver, est bénéfique.


Se protéger du gel à l'écurie

A l'écurie, le principal risque réside dans le gel des canalisations d'eau.
L'eau, en se solidifiant, augmente de volume et fait éclater les canalisations.
Au moment du dégel, vous risquez de découvrir des fuites dans toute l'écurie !
Pour évitez ce problème, protéger vos tuyaux par des matériaux isolants,
mais ce système est inefficace si la température descend au-dessous de -3 ou -4°C.
La solution est : lorsque la météo annonce des gelées importantes, fermez le robinet d'arrivée et purgez les canalisations ou ouvrant tous les robinets en aval.
Les abreuvoirs automatiques comportent en principe de petits robinets de purge.
Il vous faudra, en attendant, abreuver les chevaux au seau.


Au pré

Le gel est un phénomène naturel que les chevaux supportent très bien à condition que leur propriétaire prenne quelques précautions.

1. Déferrez car.. le fer se rétracte quand il gèle fort.
Un cheval ferré sur un sol glissant ne tient plus sur ses jambes.
Le fer, bon conducteur du froid, glace le pied.

2. Nourrissez plus que d'habitude. La lutte contre le froid entraîne une grande dépense d'énergie.
Donnez du foin à volonté et complétez, si nécessaire, avec des granulés ou des céréales.

3. Allez chaque jour casser la glace ou verser un peu d'eau bouillante dans le bac matin et soir.
Les chevaux ne dorment pas spécialement la nuit. Il faut que les chevaux aient le temps
de boire avant que la glace ne se reforme.

4. Pensez, dès la fin de l'été, à favoriser la pousse du poil.
C'est la durée des jours et la température qui déclenchent cette pousse, pour que le poil soit
adapté au froid hivernal, le cheval doit vivre dehors pendant l'automne.

5. Si le temps est à la fois froid et humide ou si un vent glacial se met à souffler, rentrez les chevaux au box. On peut les laisser au pré à condition qu'ils aient un bon abri, que la litière soit épaissee, propre et sèche et qu'on leur donne du foin en abondance.

Les chevaux habitués à vivre en extérieur ont conservé un instinct de survie très développé.
Ils savent casser la glace pour accéder à l'eau qu'elle recouvre, gratter la neige ou
le givre pour trouver de l'herbe.

Au Canada, certains chevaux vivent dehors par - 40°C.
Foin à volonté et approvisionnement régulier en eau leur permettent d'affronter
les rigueurs de l'hiver. Il faut bien sûr, qu'ils disposent d'un abri naturel ou construit sous lequel
ils puissent se mettre au sec et à l'abri du vent.