Tout doucemment, les couleurs changent... les feuilles tombent... et le poils deviendra plus épais...
samedi 6 octobre 2007
L'automne est là ...
jeudi 4 octobre 2007
Cheval difficile....
Il refuse d'avancer, se cabre, fait demi-tour à toutes les occasions, mord méchamment ou ne se laisse pas seller...
Bref, votre cheval vous rend la vie impossible et risque fort de devenir dangereux.
Commencer par vous demander pourquoi il est devenu difficile, et partez en quête de solutions pour reconstruire une relation de qualité avec votre cheval.
Le cheval est, par nature, un animal paisible, gentil et coopératif.
C'est plutôt rare de rencontrer un poulain de six mois agressif. Malheureusement, la brutalité, un accident, la peur ou le stress peuvent rendre difficile le plus gentil des équidés. " On ne connaît pas toujours le passé de chaque cheval ".
Mal quelque part ?
S'il se défend, rue quand vous lui demandez de partir sur le pied droit, tire sur son mors, refuse de s'incurver ou semble toujours de mauvaise humeur, inutile de vous acharner : votre cheval a peut-être tout simplement mal au dos, ou souffre d'arthrose ou d'un problème dentaire.
Observez-le bien en liberté et contrôlez ses pieds. Même s'il ne présente aucune blessure apparente, n'hésitez pas à faire appel au vétérinaire pour demander son avis en l'examinant, en observant sa locomotion, de contrôler ses dents, pratiquer quelques flexions, éventuellement de compléter par un examen sanguin et terminez ce tour d'horizon avec l'avis de votre maréchal ferrant.
Interrogez-vous également sur votre manière de faire travailler votre monture. Son entraînement a-t-il été progressif ? Si le cheval passe une semaine au pré sans être monté, pas question d'aller en concours le dimanche sans un minimum de travail. Et avant de lui demander de sauter ou de faire des changements de pied, avez-vous travaillé son endurance, résistance et sa souplesse ?
A-t-il peur ?
La peur peut également rendre un cheval ingérable.
Dominé par ses émotions, ce dernier n'entend plus rien. Il n'a plus qu'une idée en tête : faire demi-tour et fuir. L'attitude la plus inappropriée serait alors de le corriger.
Plus le cavalier l'éperonne ou lui donne des coups de cravache et plus le cheval aura peur.
Pour finir, il ne sait plus s'il craint la cravache, le premier objet de sa frayeur ou les deux. Et puisque la cause de son appréhension entraîne des coups, il a raison d'avoir peur !
C'est un cercle vicieux qu'il faudra rompre à grand renfort de patience, de douceur, et avec l'aide de personnes expérimentées et si le cheval est devenu dangereux, il peut être utile de demander l'avis d'une personne ( chuchoteur) , capable de le désensibiliser aux objets de sa peur.
Domination ...
Votre cheval vous marche sur les pieds, vous bouscule en sortant de son box, mordille, motre ses fesses...
Au début, il était mignon, intelligent et on rie des ses facéties, mais très vite, il s'est cru tout permis, et ce n'est plus drôle du tout !
Une rééducation du cheval mais aussi du cavalier s'impose. " Le dominant ne peut-être que l'homme " Il faut savoir se faire respecter, sans violence. Plus on se fait respecter, et plus le cheval nous aime.
... ou problème de communication ?
Certains chevaux ne comprennent pas ce qu'on attend d'eux. Ils ne parviennent plus à se concentrer, paniquent et finissent parfois par devenir rétifs. Le mieux est de les mettre au repos quelques jours au pré en guise de vacances, puis de recommencer le travail de base. Parallèlement, une remise en question du cavalier s'impose. " La plupart du temps, ce ne sont que des problèmes d'équilibre du cavalier, de placement des aides et de mise en avant " Il faut reprendre les bases.
Est-il stressé ?
Nerveux et agité, il ne tient pas en place et peut même devenir violent.
En fait, il ne supporte pas son environnement, s'ennuie et manque de contacts avec les autres chevaux. Pour lui rendre sa stabilité mentale, un changement de vie s'impose. Une expérience faite à l'académie d'enseignement comportemental, était de le lâcher au paddock et de lui laisser choisir un voisin de box avec lequel il a des affinités. " Rien n'est plus important que l'amitié chez les chevaux ".
Le simple fait de mettre un miroir (incassable) dans le box l'aidait à se sentir moins seul.
Vous pouvez aussi y placer une grande branche d'arbre : il va y passer des heures à la grignoter; n'hésitez pas à lui proposer des carottes, des pommes, mais aussi des endives, des betteraves... pour briser la monotonie !
A-t-il été maltraité ?
Battu, rudoyé, abandonné dans le passé, il est traumatisé et a peur de tout...
Il faut de longs mois de rééducation pour remettre en confiance un cheval traumatisé, du temps, de la douceur et, parallèlement, une certaine fermeté pour que le cheval se sente encadré.
Abordez-le avec un visage souriant : "Les gens qui battent leurs animaux, n'ont jamais le sourire !
extrait du cheval magazine
" Je préférerais renoncer à un résultat plutôt que d'infliger une véritable souffrance physique et, pire encore, attenter à la joie de vivre d'un animal". Jean d'Orgeix
Profitons-en encore ...
Profitons de nos derniers moments de beaux temps.
Les feuilles commencent à tomber et nous avons encore la chance de nous trouver dans un pré bien fourni en herbe...
Au début, comme c'est une prairie que nous ne connaissons pas, on écoute tous les bruits des alentours, mais bien vite on se familiarise à tout.
Bien vite une photo, tant qu'on est encore attentif !
Parce que le nez se retrouve aussi vite dans l'herbe... c'est tellement bon... et puis quoi, il faut prendre des forces avant l'hiver non, bientôt on aura droit qu'a du foin...ppffft. Vivement le printemps...
mardi 25 septembre 2007
Winanplanche
Petite balade à Winanplanche pas très loin de Spa, mais aussi le plaisir de s'arrêter et d'écouter le calme de la forêt ... Les chevaux en profite aussi bien entendu pour se détendre !
Et de manger ce qui est encore bien vert, il faut dire que l'automne approche à grand pas...
Bien qu'ici sur les photos ce n'est pas encore la chute des feuilles...
J'ai comme l'impression qu'après notre petite pause (pipi) un petit galop ne me déplairait pas, c'est tentant, vous ne trouvez pas ?.....
vendredi 21 septembre 2007
L'Imprégnation
Chaque être vient au monde avec un instinct de survie qui lui est dicté par sa nature. Le cheval, qui dans la nature est une proie, naît avec le réflexe de fuite devant tout ce qui n'appartient pas à son univers et qui pourrait le mettre en danger. L'imprégnation vise à élargir cet univers à l'homme.
Pour imprégner votre poulain, vous devrez apprendre les différents gestes de cette méthode, que vous pratiquerez chaque jour, aprè sa naissance, à petites doses.
Le premier jour, alors que le poulain est encore couché, accroupissez-vous de lui et promenez vos mains sur tout son corps, pendant plusieurs minutes. N'oubliez pas les zones délicates - yeux, parties génitales, etc... Passez aussi vos doigts dans les cavités - oreilles, naseaux, intérieur de la bouche. Cela facilitera grandement les manipulations en cas de soins. Pour les autres gestes, attendez de préférence le deuxième ou le troisième jour. 1. Bloquer le poulain. Approchez-vous de lui latéralement et immobilisez-le en passant un bras sous l'encolure et un bras derrière sa croupe. Maintenez-le ainsi jusqu'à ce qu'il cesse d'essayer de se dégager. Lorsqu'il s'abandonne, vous pouvez le lâcher.
L'éducation de un à deux ans
Le jeune cheval doit accepter le licol et céder à sa pression sans aucune résistance.
- Objectif : Développer la patience pour limiter tous les problèmes qui surviennent en cas d'attache prolongée avec des chevaux mal éduqués: chevaux qui grattent, tirent au renard, ne restent pas trois secondes en place, bougent au montoir, etc...
- Que faire ? : Attachez le poulain un peu chaque jour, en prolongeant progressivement le temps d'attache jusqu'à une heure ou deux.
- La méthode : Choisissez un licol bien à sa taille et un point d'attache ne présentant aucun danger, de préférence un poteau de patience. Si vous avez la possibilité, attachez le poulain en divers endroits pour qu'il s'accoutume à rester tranquille en tout lieu.
- Prudence : Faites en sorte que la longe ne puisse pas casser, mais soyez prêt à détacher le poulain (mousqueton de sécurité ou corde que l'on peut couper) en cas d'urgence. Choisissez un sol moelleux, comme du sable ou de la terre ; surtout pas du béton.
Le "pony" est un exercice qui consiste à promener un poulain en longe tout en montant un autre cheval.
- Objectif.
- Développer l'obéissance du poulain en l'obligeant à se tenir à côté d'un congénaire sans pouvoir se cacher derrière ni le doubler.
- Lui faire découvrir le monde.
- Lui apprendre à gérer sa peur en extérieur grâce à la présence rassurante d'un "grand".
- Développer son souffle et sa musculature.
- Lui enseigner le respect des allures.
- Que faire.
- Choisissez un maître d'école sûr, calme et tolérant ; passez un licol au poulain et tenez la longe de façon que son nez soit à hauteur de votre genou. Emmenez-le régulièrement faire quelques kilomètres dans ces conditions.
- La méthode.
- Munissez-vous d'un licol à noeuds bien à sa taille, d'un lasso, d'une grosse longe de coton assez épaisse, longue d'environ 2.50m, et d'une bonne paire de gants. Prenez le temps de lui faire comprendre ce que vous voulez en favorisant les bons comportements et en rendant les attitudes indésirables inconfortables. Tenez fermement la longe à 40 cm et passez le lasso autour de son arrière-main (il doit avoir travaillé au round-pen et être désensibilisé). Dès qu'il est en place, relâcher toute pression. Dès qu'il ralentit ou avance trop vite, agissez sur le lasso ou la longe. Travaillez toujours en douceur.
- Prudence.
N'enroulez pas la longe autour de votre main. Si vous perdez le contrôle, lâchez tout ; mieux vaut un poulain en liberté qu'un cavalier à l'hôpital.
Limiter les risques.
Eduquer un jeune cheval n'est pas sans risques. Pendant son éducation, il faut, pour vous comme pour lui, savoir limiter les dangers. L'éducation de un à deux ans doit être la suite logique de ce qui a été fait pendant la période précedente (de six mois à un an). On ne peut aborder un exercice que si le poulain a reçu l'enseignement qui lui permet de le comprendre sans s'affoler. Avant de commencer un nouvel exercice, vous devez donc vous demander si le poulain possède l'acquis indispensable.
Si par exemple, vous souhaitez le mettre à l'attache, il doit: accepter le licol sans aucune résistance et céder à la pression de celui-ci et marcher en longe sans problème.
Les questions à se poser.
Avant de vous livrer à un nouvel exercice, posez-vous les questions : - Ai-je les compétences nécessaires ? Si ça se passe mal, que dois-je faire ? Ai-je le matériel et les installations qui conviennent ? Ai-je le temps de me consacrer à cet exercice sans précipitation ? Si vous hésitez, si vous avez peur de ne pas savoir réagir comme il faut en cas de problème, demandez à un professionnel de vous mettre, vous et votre poulain, sur la bonne voie.
Pour préserver votre sécurité et celle de votre cheval, essayez de penser à tout ce qui peut arriver. La plupart des accidents proviennent d'une confiance excessive en soi ou en son cheval, d'un manque de compétence. - Ne vous surestimez pas, ayez conscience de vos limites. - Envisagez tous les problèmes possibles de façon à tout faire pour les éviter, ne vous laissez pas coincer par une corde ou un licol, gardez toujours les positions de sécurité quand vous brosser, attachez, curez les pieds, etc... - Soyez raisonnable: c'est l'expérience que l'on devient compétent, pour passer les caps un peu délicats, faites-vous aider.
Textes extrait des éditions Atlas
samedi 8 septembre 2007
Ne me prenez pas pour un empoté !
C'est vrai, quoi ! Je suis franchement traité comme un tas de muscles ambulant, sans cervelle. Vous me criez dessus dès que je bouge, m'empêchez de faire un geste sans m'attacher, me tenir, me diriger... Mais vous me faites devenir chèvre à la fin ! Si vous ne hurlez pas comme des damnés quand j'ai le malheur de me détacher pour aller voir ce qui se passe autour, je ne causerais certainement aucun dégât.
Quand parfoir, ma curiosité me pousse jusque dans la sellerie par exemple, et bien je ne serais pas amené à tout renverser si vous ne me faisiez pas paniquer en paniquant vous-même.
Je vous assure que je sais me déplacer avec délicatesse et dextérité. Laissez-moi donc un peu de liberté, ne m'étouffez pas, ne me surprotéger pas. Au bout du compte, nous sommes deux à payer la note : moi, qui finis par devenir une marionnette qui ne peut plus bouger sans fil, et vous qui devez payer les pots cassés par mes bêtises involontaires.
Habituez-moi petit à petit à évoluer dans votre milieu et vous verrez ce dont je suis capable. Si vous vous trouviez d'emblée à devoir vous débrouiller dans mon milieu à moi (je parle de mon environnement naturel), au début, vous seriez tout aussi malhabile ....
Signé : un cheval
Au travail
Tout va bien, il est bien à l'acoute, tu progresse mon grand, lààààà.....
La longe se tend, il voit quelque chose à l'extérieur, maintenant c'est à moi de me concentrer pour attirer son attention vers moi...
Petite vibration de la longe et de nouveau se remet à mon écoute. Lentement mais sûrement je finirais par le comprendre. Patience, patience....


