lundi 8 octobre 2007

Les cas de conscience du cavalier ...

Les questions qu'on ne se pose jamais...

A force de nous côtoyer, les chevaux finissent par faire partie de notre univers. On les monte, on les soigne... Mais on néglige souvent de s'interroger à leur sujet. Pourtant, la relation que nous entretenons avec eux est loin d'être banale. Elle mérite qu'on se pose des questions sur les liens qui nous unissent à cet animal censé être notre plus noble conquête.
Ayons le courage d'affronter les interrogations les plus dérangeantes qu'il nous pose...

Entre eux et nous
Les chevaux pourraient-ils vivre sans l'homme ?


Oui et non. Oui, incontestablement, car les mustangs d'Amérique ou les brumbies d'Australie vivent, pour l'instant, très bien à l'état sauvage ( tant qu'on leur octroie des réserves...).
Le cheval domestique semble donc avoir conservé suffisamment d'instinct et de potentiel génétique pour survivre seul, une fois relâché.
Mais non car, ne l'oublions pas, la forme véritablement sauvage du cheval s'est bel est bien éteinte avec le tarpan et avec le dernier przewalski capturé.
Le cheval n'a donc survécu que grâce à l'homme. Certains s'écrieront que c'est à cause de l'homme qu'il s'est éteint. C'est également vrai, mais l'homme fait lui aussi partie de la nature, et il ne semble pas près de s'éteindre. Il se multiplie, au contraire, très rapidement !
Sans la domestication, il est probable qu'il n'y aurait aujourd'hui plus aucun cheval vivant sur cette terre. Les zèbres, ces cousins véritablement sauvages du cheval et jamais domestiqués, sont d'ailleurs, hélas, bien mal partis. Ils sont presque tous au bord de l'extinction.

La maison du bonheur

Les conditions de détention des chevaux sont-elles acceptables ? Nos chevaux sont-ils heureux ?



Au moins, une chose est sûre : c'est qu'un cheval qui tique ( à l'ours ou à l'air) n'est pas bien dans sa peau. Mais les autres chevaux sont-ils heureux ? Eux seuls le savent !
Toutefois, quand il s'agit de choisir pour eux entre deux modes de vie, il faut penser à leur demander leur avis. En effet, avant de décréter, par exemple, que les chevaux seront mieux si on les rentre le soir sous un abri, pourquoi ne pas leur laisser le libre choix de rentrer ou de rester dehors ?
L'homme se trompe souvent lorsqu'il essaie de se mettre à la place des animaux. Alors, autant les laisser décider eux-mêmes de ce qui leur convient, quand c'est possible.
Il est essentiel d'offrir aux chevaux un mode de vie qui corresponde, autant que possible, à leur nature d'herbivores sociaux. Ils sont plus heureux à plusieurs dans un pré, plutôt qu'enfermés tout seuls entre quatre murs...


Au boulot !

A-t-on le droit de monter sur les chevaux et de les utiliser comme moyen de transport ?

Tous les traités de dressage ou de haute école le rappellent : les chevaux ne sont physiquement pas faits pour être montés. C'est pour cela qu'il faut les travailler si longtemps, pour développer leur musculature, pour leur apprendre à trouver un nouvel équilibre sous la selle... Mais l'homme est-il fait pour travailler dans une usine ou face à un ordinateur ? Pas davantage !
Alors, à partir du moment où les chevaux partagent notre vie, il faut bien qu'ils se plient à nos coutumes. Il est donc normal qu'ils payent un tribut en échange des fortunes que nous engloutissons pour les nourrir, les loger, les soigner...
Leur tribut, c'est de nous transporter de temps à autre sur leur dos.
Notre devoir est, en revanche, de tout faire pour que les conditions de travail de nos chevaux soient les meilleures possibles. Il n'est pas acceptable qu'ils développent des maladies des os ou des tendons à cause de notre poids sur leur dos. Nous devons donc leur assurer un entraînement adéquat, une bonne ferrure, les faire travailler sur de bons terrains, etc....

Ils s'aiment un peu, beaucoup...

De quelle nature sont les relations entre l'homme et le cheval :
parasitisme, commensalisme ou symbiose ?

Ces trois termes ne sont sans doute pas familiers...
Un parasite est un être qui vit aux dépens de son hôte, sans rien lui apporter en retour, si ce n'est des désagréments. Les vers intestinaux sont des parasites de l'homme et du cheval.
Un commensalisme est une relation entre deux êtres qui profitent mutuellement l'un de l'autre sans se nuire, mais sans non plus en tirer un avantage net. En d'autres termes, les " plus" que chacun acquiert grâce au commensalismes sont souvent contrebalancés par des "moins" occasionnés par la présence de l'autre. L'exemple généralement choisi est celui du requin et de son poisson pilote...
Le nirvana c'est bien entendu, la symbiose, au cours de laquelle chacun des deux êtres profite vraiment de la présence de l'autre pour être plus fort, plus résistant, vivre mieux,etc...
On peut donc, considérer que les humains qui exploitent abusivement les chevaux en les nourrissant mal, sans les vermifuger ni leur parer les pieds, ne sont à l'égard des chevaux que des parasites. La relation la plus fréquente entre les équidés et les cavaliers est de type commensal. En échange de gîte et du couvert, nous utilisons les chevaux pour notre plaisir. Nous sommes heureux de disposer d'un cheval, mais, d'un autre côté, il nous coûte cher en temps et en argent. Du point de vue du cheval, il est logé et nourri mais vit dans un tout petit box et effectue un travail qui ne lui semble pas toujours très agréable.

La véritable symbiose entre le cheval et son propriétaire est plus difficile à atteindre. Elle ne survient que quand chacun des deux protagonistes voit sa vie véritablement enrichie grâce à la présence de l'autre.
Beaucoup de gens ont, évidemment, l'impression de vivre en symbiose avec leur monture. A n'en pas douter, beaucoup d'entre eux se trompent. Ils omettent juste de se demander ce qu'ils apportent vraiment à leur cheval. Ou alors, ils échouent dans le difficile exercice incontestablement des cavaliers qui rendent leurs chevaux heureux, qui enrichissent leur vie en leur proposant un travail intéressant et varié et qui développent une véritable amitié avec leur animal.

Pourquoi les chevaux nous laissent-ils les dominer, alors qu'ils sont beaucoup plus forts que nous ? Tout d'abord, parce que les équidés sont des animaux plutôt pacifiques, qui préfèrent toujours fuir plutôt que de lutter. Mais aussi sans doute, parce que l'évolution, puis l'homme, ont sélectionné les chevaux pour être de plus en plus soumis, malléables. On retrouve l'hypothèse, selon laquelle les animaux domestiques auraient eux-mêmes choisi leur domestication. Ils auraient fait le choix évolutif de renoncer à une partie de leur agressivité, de leur méfiance et de leur indépendance, pour vivre en association avec les humains. Ils se seraient adaptés pour pouvoir tirer profit des bienfaits de notre florissante civilisation. Ce n'est qu'ensuite que l'homme aurait poursuivi le travail de l'évolution en sélectionnant sans cesse les sujets les plus dociles, les plus faciles à monter et à débourrer....

Par Frédéric Chéhu et Maria Franchini
Dessin : Sylvianne Gangloff

Galoper plein pot ....!



C'est d'abord un bruit !
Le tempo du galop martèle notre oreille au rythme des sabots qui frappent le sol.
Tacatac, tacatac, tacatac...
Plus que le vent, plus que la vitesse, c'est ce rythme ternaire qui nous libère.
C'est un roulement de tambour qui hypnotise, un tam-tam régulier et sauvage qui favorise la transe.

Devant nous, les antérieurs se déroulent sur le tapis roulant de verdure.
Les crins rêches fouettent notre visage, stimulant notre vitesse.
Bien huilée, la mécanique des muscles de l'animal roule sous notre assiette.
Le souffle puissant qui s'échappe des naseaux mêle son timbre vibrant à l'univers sonore qui nous transporte.
Brrrr, brrrrr, brrrrr...

Mi-centaure, mi-passager clandestin, on est grisé de sentir fonctionner ainsi à plein régime cette machine vivante.
A chaque foulée, l'encolure descend et s'allonge.
Perdues dans la crinière, nos mains suivent le rythme, tirées vers l'avant par la bouche écumante de l'animal.
Les oreilles du coursier montent et descendent sous nos yeux.
La vapeur, la sueur, les odeurs s'élèvent, clameurs silencieurses de l'animalité de cette mécanique à galoper.
Elle semble infatigable, "inarrêtable"...
C'est agréable !

Le chaval finira pourtant par ralentir, comme une grosse machine à vapeur.
Progressivement.
Le roulement de tambour se fera plus sourd, plus rond...
L'encolure descendra lentement, pesante, puis ce sera le trot...
Le retour de ses secousses binaires marquent la fin du galop.
Enfin, vient le pas, rênes longues, la foulée encore ample et l'écume sur l'encolure qui fume...
Selon le tempérament et le dressage du cheval, le grand galop ne sera plus qu'un souvenir.
Souvenir en forme de trottinement si la monture est nerveuse.
Souvenir en forme de pas lourd et allongé si le cheval est bien dressé.

Par Frédéric Chéhu


samedi 6 octobre 2007

L'automne est là ...

Tout doucemment, les couleurs changent... les feuilles tombent... et le poils deviendra plus épais...

L'automne est certainement l'une des plus belles saisons pour le cavalier amoureux de la nature.
Les arbres arborent lentement leurs colorations les plus chaudes...
La brume s'est dissipée.... le soleil est toujours au rendez-vous pour le moment ....
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jeudi 4 octobre 2007

Cheval difficile....

Cheval difficile...Que faire ?
Il refuse d'avancer, se cabre, fait demi-tour à toutes les occasions, mord méchamment ou ne se laisse pas seller...
Bref, votre cheval vous rend la vie impossible et risque fort de devenir dangereux.
Commencer par vous demander pourquoi il est devenu difficile, et partez en quête de solutions pour reconstruire une relation de qualité avec votre cheval.
Posez-vous les bonnes questions...
Le cheval est, par nature, un animal paisible, gentil et coopératif.
C'est plutôt rare de rencontrer un poulain de six mois agressif. Malheureusement, la brutalité, un accident, la peur ou le stress peuvent rendre difficile le plus gentil des équidés. " On ne connaît pas toujours le passé de chaque cheval ".

Mal quelque part ?
S'il se défend, rue quand vous lui demandez de partir sur le pied droit, tire sur son mors, refuse de s'incurver ou semble toujours de mauvaise humeur, inutile de vous acharner : votre cheval a peut-être tout simplement mal au dos, ou souffre d'arthrose ou d'un problème dentaire.
Observez-le bien en liberté et contrôlez ses pieds. Même s'il ne présente aucune blessure apparente, n'hésitez pas à faire appel au vétérinaire pour demander son avis en l'examinant, en observant sa locomotion, de contrôler ses dents, pratiquer quelques flexions, éventuellement de compléter par un examen sanguin et terminez ce tour d'horizon avec l'avis de votre maréchal ferrant.
Interrogez-vous également sur votre manière de faire travailler votre monture. Son entraînement a-t-il été progressif ? Si le cheval passe une semaine au pré sans être monté, pas question d'aller en concours le dimanche sans un minimum de travail. Et avant de lui demander de sauter ou de faire des changements de pied, avez-vous travaillé son endurance, résistance et sa souplesse ?


A-t-il peur ?
La peur peut également rendre un cheval ingérable.
Dominé par ses émotions, ce dernier n'entend plus rien. Il n'a plus qu'une idée en tête : faire demi-tour et fuir. L'attitude la plus inappropriée serait alors de le corriger.
Plus le cavalier l'éperonne ou lui donne des coups de cravache et plus le cheval aura peur.
Pour finir, il ne sait plus s'il craint la cravache, le premier objet de sa frayeur ou les deux. Et puisque la cause de son appréhension entraîne des coups, il a raison d'avoir peur !
C'est un cercle vicieux qu'il faudra rompre à grand renfort de patience, de douceur, et avec l'aide de personnes expérimentées et si le cheval est devenu dangereux, il peut être utile de demander l'avis d'une personne ( chuchoteur) , capable de le désensibiliser aux objets de sa peur.

Domination ...
Votre cheval vous marche sur les pieds, vous bouscule en sortant de son box, mordille, motre ses fesses...
Au début, il était mignon, intelligent et on rie des ses facéties, mais très vite, il s'est cru tout permis, et ce n'est plus drôle du tout !
Une rééducation du cheval mais aussi du cavalier s'impose. " Le dominant ne peut-être que l'homme " Il faut savoir se faire respecter, sans violence. Plus on se fait respecter, et plus le cheval nous aime.

... ou problème de communication ?
Certains chevaux ne comprennent pas ce qu'on attend d'eux. Ils ne parviennent plus à se concentrer, paniquent et finissent parfois par devenir rétifs. Le mieux est de les mettre au repos quelques jours au pré en guise de vacances, puis de recommencer le travail de base. Parallèlement, une remise en question du cavalier s'impose. " La plupart du temps, ce ne sont que des problèmes d'équilibre du cavalier, de placement des aides et de mise en avant " Il faut reprendre les bases.
Est-il stressé ?
Nerveux et agité, il ne tient pas en place et peut même devenir violent.
En fait, il ne supporte pas son environnement, s'ennuie et manque de contacts avec les autres chevaux. Pour lui rendre sa stabilité mentale, un changement de vie s'impose. Une expérience faite à l'académie d'enseignement comportemental, était de le lâcher au paddock et de lui laisser choisir un voisin de box avec lequel il a des affinités. " Rien n'est plus important que l'amitié chez les chevaux ".
Le simple fait de mettre un miroir (incassable) dans le box l'aidait à se sentir moins seul.
Vous pouvez aussi y placer une grande branche d'arbre : il va y passer des heures à la grignoter; n'hésitez pas à lui proposer des carottes, des pommes, mais aussi des endives, des betteraves... pour briser la monotonie !

A-t-il été maltraité ?
Battu, rudoyé, abandonné dans le passé, il est traumatisé et a peur de tout...
Il faut de longs mois de rééducation pour remettre en confiance un cheval traumatisé, du temps, de la douceur et, parallèlement, une certaine fermeté pour que le cheval se sente encadré.
Abordez-le avec un visage souriant : "Les gens qui battent leurs animaux, n'ont jamais le sourire !


extrait du cheval magazine
" Je préférerais renoncer à un résultat plutôt que d'infliger une véritable souffrance physique et, pire encore, attenter à la joie de vivre d'un animal". Jean d'Orgeix
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Profitons-en encore ...

Profitons de nos derniers moments de beaux temps.
Les feuilles commencent à tomber et nous avons encore la chance de nous trouver dans un pré bien fourni en herbe...
Au début, comme c'est une prairie que nous ne connaissons pas, on écoute tous les bruits des alentours, mais bien vite on se familiarise à tout.

Bien vite une photo, tant qu'on est encore attentif !
Parce que le nez se retrouve aussi vite dans l'herbe... c'est tellement bon... et puis quoi, il faut prendre des forces avant l'hiver non, bientôt on aura droit qu'a du foin...ppffft. Vivement le printemps...

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mardi 25 septembre 2007

Winanplanche

Petite balade à Winanplanche pas très loin de Spa, mais aussi le plaisir de s'arrêter et d'écouter le calme de la forêt ... Les chevaux en profite aussi bien entendu pour se détendre !

Et de manger ce qui est encore bien vert, il faut dire que l'automne approche à grand pas...

Bien qu'ici sur les photos ce n'est pas encore la chute des feuilles...





J'ai comme l'impression qu'après notre petite pause (pipi) un petit galop ne me déplairait pas, c'est tentant, vous ne trouvez pas ?.....


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vendredi 21 septembre 2007

L'Imprégnation

Chaque être vient au monde avec un instinct de survie qui lui est dicté par sa nature. Le cheval, qui dans la nature est une proie, naît avec le réflexe de fuite devant tout ce qui n'appartient pas à son univers et qui pourrait le mettre en danger. L'imprégnation vise à élargir cet univers à l'homme.
Pour imprégner votre poulain, vous devrez apprendre les différents gestes de cette méthode, que vous pratiquerez chaque jour, aprè sa naissance, à petites doses.
Le premier jour, alors que le poulain est encore couché, accroupissez-vous de lui et promenez vos mains sur tout son corps, pendant plusieurs minutes. N'oubliez pas les zones délicates - yeux, parties génitales, etc... Passez aussi vos doigts dans les cavités - oreilles, naseaux, intérieur de la bouche. Cela facilitera grandement les manipulations en cas de soins. Pour les autres gestes, attendez de préférence le deuxième ou le troisième jour.

1. Bloquer le poulain. Approchez-vous de lui latéralement et immobilisez-le en passant un bras sous l'encolure et un bras derrière sa croupe. Maintenez-le ainsi jusqu'à ce qu'il cesse d'essayer de se dégager. Lorsqu'il s'abandonne, vous pouvez le lâcher.

2. Coucher le poulain. Pour procéder à ce geste, attendez que le poulain ait deux jours. Bloquez-le, puis couchez-le sur le sol avec douceur.
La plupart des problèmes rencontrés lors du dressage du cheval à pied et monté sont liés à la peur. Si vous parvenez à supprimer les réactions de peur qui vous gênent, tout en conservant celles qui sont utiles au dressage, votre relation avec le cheval sera transformée. Tel est l'objectif premier de l'imprégnation.
Si à la naissance ou dans les trois ou quatre heures qui suivent au plus tard, le poulain est en présence d'un humain qui stimule tous ses sens, il inclut ce bipède dans son monde.
L'approche de l'homme ne provoquera plus le réflexe de fuite.
Enfin, si le poulain, fermement maintenu par vous, s'aperçoit qu'il ne peut se dégager mais ne souffre pas, il va vous cataloguer comme "plus fort que lui", mais "non dangereux".



3. Immobiliser le poulain au sol. Allongez-vous sur le poulain - sans vous appuyer bien sûr. Tant qu'il se débat, maintenez-le au sol. Attendez qu'il soit calme e tranquille, restez encore un moment, puis relevez-vous.



4. Le toucher. La fois suivante, couchez à nouveau le poulain et allongez-vous sur lui. Dès qu'il se détend, commencezà le caresser sur tout le corps et sur la tête.




5. Les pieds. Prenez les pieds du poulain, faites-lui plier les jambes. Tapotez doucement ses sabots : tous ces gestes le préparent à accepter sans crainte les différentes manipulations qui l'attendent dans sa vie de cheval.





6.Lors d'une séance d'imprégnation couché, habituez le poulain à accepter le bruit avec un sac plastique. Agitez d'abord le sac près de lui.






7. Lorsqu'il ne réagit plus, passez le sac sur tout le corps et sur la tête. Répétez ces opérations régulièrement. Passez du temps dans le box, asseyez-vous à côté de lui pendant qu'il dort, passez vos jambes par-dessus, caressez-le. Normalement, il ne doit plus manifester d'inquiétude à aucun des stimuli utilisés.
Gardez à l'esprit les points suivants:
Imprégner n'est pas éduquer. L'imprégnation modifie et facilite l'éducation,mais ne la remplace pas.
Imprégner n'est pas le rendre gentil. La gentillesse est un terme difficilement applicable aux chevaux.
Imprégner n'est pas faire ami-ami. N'espérez pas nouer une relation d'amitié avec le poulain, qui a besoin de tout sauf d'un égal : il a besoin d'un dominant, qui protège, rassure et éduque.
Photos et texte Editions Atlas







L'éducation de un à deux ans

Le jeune cheval doit accepter le licol et céder à sa pression sans aucune résistance.


Entre un et deux ans, le jeune cheval passe encore beaucoup de temps avec ses compagnons. Mais c'est important que son éducation soit sérieusement prise en main !


Quel bonheur d'avoir ce jeune cheval dans son pré !

Mais c'est aussi une grande responsabilité, car son éducation vous incombe. Vous lui avez fait franchir toutes les étapes entre six mois et un an, maintenant il vous faut poursuivre et préparer le futur...

Les poulains ont besoin d'apprendre deux choses : la patience et l'obéissance.

Deux exercices fondamentaux doivent être pratiqués à cet âge.

L'attache :
  • Objectif : Développer la patience pour limiter tous les problèmes qui surviennent en cas d'attache prolongée avec des chevaux mal éduqués: chevaux qui grattent, tirent au renard, ne restent pas trois secondes en place, bougent au montoir, etc...


  • Que faire ? : Attachez le poulain un peu chaque jour, en prolongeant progressivement le temps d'attache jusqu'à une heure ou deux.


  • La méthode : Choisissez un licol bien à sa taille et un point d'attache ne présentant aucun danger, de préférence un poteau de patience. Si vous avez la possibilité, attachez le poulain en divers endroits pour qu'il s'accoutume à rester tranquille en tout lieu.


  • Prudence : Faites en sorte que la longe ne puisse pas casser, mais soyez prêt à détacher le poulain (mousqueton de sécurité ou corde que l'on peut couper) en cas d'urgence. Choisissez un sol moelleux, comme du sable ou de la terre ; surtout pas du béton.

Le "pony" est un exercice qui consiste à promener un poulain en longe tout en montant un autre cheval.
  • Objectif.

- Développer l'obéissance du poulain en l'obligeant à se tenir à côté d'un congénaire sans pouvoir se cacher derrière ni le doubler.

- Lui faire découvrir le monde.

- Lui apprendre à gérer sa peur en extérieur grâce à la présence rassurante d'un "grand".

- Développer son souffle et sa musculature.

- Lui enseigner le respect des allures.

  • Que faire.

- Choisissez un maître d'école sûr, calme et tolérant ; passez un licol au poulain et tenez la longe de façon que son nez soit à hauteur de votre genou. Emmenez-le régulièrement faire quelques kilomètres dans ces conditions.

  • La méthode.

- Munissez-vous d'un licol à noeuds bien à sa taille, d'un lasso, d'une grosse longe de coton assez épaisse, longue d'environ 2.50m, et d'une bonne paire de gants. Prenez le temps de lui faire comprendre ce que vous voulez en favorisant les bons comportements et en rendant les attitudes indésirables inconfortables. Tenez fermement la longe à 40 cm et passez le lasso autour de son arrière-main (il doit avoir travaillé au round-pen et être désensibilisé). Dès qu'il est en place, relâcher toute pression. Dès qu'il ralentit ou avance trop vite, agissez sur le lasso ou la longe. Travaillez toujours en douceur.

  • Prudence.

N'enroulez pas la longe autour de votre main. Si vous perdez le contrôle, lâchez tout ; mieux vaut un poulain en liberté qu'un cavalier à l'hôpital.

Limiter les risques.

Eduquer un jeune cheval n'est pas sans risques. Pendant son éducation, il faut, pour vous comme pour lui, savoir limiter les dangers. L'éducation de un à deux ans doit être la suite logique de ce qui a été fait pendant la période précedente (de six mois à un an). On ne peut aborder un exercice que si le poulain a reçu l'enseignement qui lui permet de le comprendre sans s'affoler. Avant de commencer un nouvel exercice, vous devez donc vous demander si le poulain possède l'acquis indispensable.

Si par exemple, vous souhaitez le mettre à l'attache, il doit: accepter le licol sans aucune résistance et céder à la pression de celui-ci et marcher en longe sans problème.

Les questions à se poser.

Avant de vous livrer à un nouvel exercice, posez-vous les questions : - Ai-je les compétences nécessaires ? Si ça se passe mal, que dois-je faire ? Ai-je le matériel et les installations qui conviennent ? Ai-je le temps de me consacrer à cet exercice sans précipitation ? Si vous hésitez, si vous avez peur de ne pas savoir réagir comme il faut en cas de problème, demandez à un professionnel de vous mettre, vous et votre poulain, sur la bonne voie.

Pour préserver votre sécurité et celle de votre cheval, essayez de penser à tout ce qui peut arriver. La plupart des accidents proviennent d'une confiance excessive en soi ou en son cheval, d'un manque de compétence. - Ne vous surestimez pas, ayez conscience de vos limites. - Envisagez tous les problèmes possibles de façon à tout faire pour les éviter, ne vous laissez pas coincer par une corde ou un licol, gardez toujours les positions de sécurité quand vous brosser, attachez, curez les pieds, etc... - Soyez raisonnable: c'est l'expérience que l'on devient compétent, pour passer les caps un peu délicats, faites-vous aider.

Textes extrait des éditions Atlas





samedi 8 septembre 2007

Ne me prenez pas pour un empoté !

C'est vrai, quoi ! Je suis franchement traité comme un tas de muscles ambulant, sans cervelle. Vous me criez dessus dès que je bouge, m'empêchez de faire un geste sans m'attacher, me tenir, me diriger... Mais vous me faites devenir chèvre à la fin ! Si vous ne hurlez pas comme des damnés quand j'ai le malheur de me détacher pour aller voir ce qui se passe autour, je ne causerais certainement aucun dégât.

Quand parfoir, ma curiosité me pousse jusque dans la sellerie par exemple, et bien je ne serais pas amené à tout renverser si vous ne me faisiez pas paniquer en paniquant vous-même.

Je vous assure que je sais me déplacer avec délicatesse et dextérité. Laissez-moi donc un peu de liberté, ne m'étouffez pas, ne me surprotéger pas. Au bout du compte, nous sommes deux à payer la note : moi, qui finis par devenir une marionnette qui ne peut plus bouger sans fil, et vous qui devez payer les pots cassés par mes bêtises involontaires.

Habituez-moi petit à petit à évoluer dans votre milieu et vous verrez ce dont je suis capable. Si vous vous trouviez d'emblée à devoir vous débrouiller dans mon milieu à moi (je parle de mon environnement naturel), au début, vous seriez tout aussi malhabile ....

Signé : un cheval

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Au travail

Il a l'air bien disposé,pour le moment ! mais comme il est vite distrait par n'importe quoi ou n'importe quel oiseau qui passe, j'ai un doute. Mais oui, c'est vrai, je fais déjà l'erreur d'y penser avant le travail !, finalement c'est moi qu'il faut remettre en question, c'est à moi de me concentrer à ce que je fais faire...
Tout va bien, il est bien à l'acoute, tu progresse mon grand, lààààà.....
La longe se tend, il voit quelque chose à l'extérieur, maintenant c'est à moi de me concentrer pour attirer son attention vers moi...
Petite vibration de la longe et de nouveau se remet à mon écoute. Lentement mais sûrement je finirais par le comprendre. Patience, patience....
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samedi 25 août 2007




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mardi 21 août 2007

Tu n'es plus là mais au Paradis des Chevaux et tu resteras dans mon coeur et tu nous manqueras à tous... ce que tu nous auras appris restera gravés à tout jamais...

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