vendredi 2 novembre 2007

Citations


Le cheval est la projection des rêves
que l'homme se fait de lui-même :
fort, puissant, beau, magnifique.
Il nous offre la possibilité d'échapper
à la monotonie de notre condition.

&

&

La vue de ce petit cheval
m'impressionna d'une manière
que je ne puis très bien expliquer.
Il était plus qu'exceptionnellement fort,
rapide et superbe dans sa façon de
se mouvoir, il me faisait rêver.

Walt Morey

&

L'extérieur du cheval exerce
une influence bénéfique
sur l'intérieur de l'homme.

Sir Winston Churchill

&

dimanche 28 octobre 2007

Les animaux sauvages

Il y a quelques années, j'avais un site, dont l'adresse figure sur ce blog, mais comme depuis j'ai changé d'hébergeur, je n'ai plus accès à mes pages pour ajouter ou changer certains articles, pour celui-ci (article), j'ai fait un simple copié-collé, désolée si vous l'aviez déjà lu...


1.A la rencontre des animaux sauvages exch.m311

Réussir une approche à cheval...

Au cours de leurs balades et randonnées, les cavaliers croisent ou aperçoivent souvent des animaux sauvages. L'idée vient alors de s'intéresser davantage à cette faune et de profiter de sa monture pour approcher les cerfs, les chevreuils ou les sangliers. On se rend soudain compte qu'entre la rencontre fortuite et la rencontre programmée, il y a un monde...

Quel cavalier n'a jamais rêvé d'approcher un troupeau de chevreuils ou d'observer le brame d'un cerf depuis sa monture? Pourtant, bien que nos forêts et plaines soient réputées surpeuplées par les grands cervidés ou les suidés (les sangliers), il est bien rare de les apercevoir autrement que fugitivement. Tous ces animaux sauvages, relégués au fin fond des forêts par l'humanité, ont appris à craindre l'homme plus que tout. Il est donc extrêmement difficile de les approcher et de passer du temps en leur compagnie. Il s'agit même d'un art qui nécessite à la fois un grand respect de la nature et de solides connaissances. Il est, en effet, nécessaire de connaître les principes généraux de l'approche des animaux sauvages, ainsi que les habitudes de chaque espèce en fonction des saisons. Il faut également avois appris à reconnaître les marques au sol que laissent les grands animaux sur leur passage. Armé de ces connaissances et grâce au cheval, le cavalier peut beaucoup plus facilement approcher les animaux sauvages. Le cheval est, en effet, un atout maître dans l'art de l'approche. Tout d'abord son odeur masque le parfum, honni des animaux, que dégage l'homme. Ensuite, la silhouette du cavalier à cheval n'a rien à voir avec celle du piéton; du moins tant que le cavalier se garde de faire des gestes trop amples de ses bras ou de manifester des expressions trop "simiesques"...

NE JAMAIS PARLER

La première règle à appliquer lorsqu'on souhaite approcher des animaux sauvages est de se taire "...complètement !", comme disait Coluche. Il est impératif d'adopter un mutisme absolu, faute de quoi on est certain de faire fuir l'objet de sa quête. Les bruits que font les chevaux (battues, respiration, renâchement, etc...) ne sont pas gênants. Ils sont, au contraire, rassurants. Ils évoquent un herbivore plutôt qu'un prédateur.

L'aspect du groupe de cavaliers et sa manière de se déplacer compte aussi beaucoup. Rappelons-nous que les animaux communiquent par gestes et qu'ils sont très sensibles à l'expression corporelle. Il convient donc de se déplacer toujours au pas, calmement, en file indienne, sans laisser de distances excessives entre les chevaux. Il faut marquer des arrêts et laisser les chevaux grignoter. Voir ou entendre un cheval qui mâche rassure les herbovores sauvages.

Au moment du choix des montures, on peut mélanger chevaux et poneys. C'est une bonne chose. Le cheval de tête devra être une jument. On la fera suivre d'un cheval plus petit. Les chevaux de grande taille seront intercalés entre des chevaux de petite taille. Si le groupe comporte un entier, il devra fermer la marche. Tous ces principes sont ceux de la vie en communauté chez les chevaux libres. Comme les cerfs et les chevreuils ont un peu les mêmes, ils y sont très sensibles. Il faut donc accentuer au maximum la ressemblance avec une famille de chevaux sauvages, ou plutôt éviter soigneusement toute dissonance qui ferait paraître le groupe bizarre à un véritable animal sauvage. Leur cohabitation (hors période de reproduction) est naturelle, exactement comme les zèbres vivent à côté des gnous ou des gazelles, dans les plaines africaines...L'art de l'approche repose, bien sûr, sur une bonne connaissance de l'espèce concernée. Chaque animal a ses habitudes qui, de plus, varient au cours des saisons. Toutefois, il existe un certain nombre de principes généraux qui s'appliquent à tous les animaux...

L'APPROCHE EST UN ART...

La première règle est d'aborder les animaux le vent dans le nez. Si le vent vous pousse, il va directement approter votre odeur et vos bruits aux naseaux et aux oreilles que vous rêvez d'approcher...Pour connaître la direction du vent au sol, on peut allumer un briquet et voir dans quel sens la flamme oscille. On ne peut, en revanche, pas se fier au sens de déplacement des nuages, souvent trompeur. La règle du jeu de l'approche est simple : il faut voir les animaux avant qu'eux-mêmes ne vous détectent. Si ce sont eux qui vous repèrent les premiers, ils vont à leur tour se "cacher" sous le vent et vous contourner tranquillement, sans se montrer. Un animal solitaire peut aussi décider de se coucher (on dit "se raser"), pour disparaître sous la végétation, le temps que vous passiez votre chemin. Vous aurez alors perdu la première manche, sans le savoir. Si vous avez réussi votre approche, vous sentirez peut-être l'odeur des animaux sauvages avant de les voir. Il se peut aussi que ce soit votre cheval qui vous indique leur présence, avant que vos propres sens ne vous avertissent. La clé du jeu de l'approche consiste à savoir où est l'autre (grâce aux traces) et à rester sous le vent par rapport à lui. Il est donc possible de reprendre l'avantage, même si on a été repéré par les animaux, en les contournant de nouveau par rapport au vent.

En ce qui concerne mon expérience, c'est Tirwana qui avait repéré un groupe de sangliers avant moi. Mais malheureusement, ce jour-là, mon chien Balou nous accompagnait, et a vite fait pour faire disparaître ce petit groupe, avant qu'on en puisse étudier cette famille ( une dizaine, adultes et petits).

IMMOBILITE TOTALE...

Mettons que nous ayons gagné la première manche. Nous avons vu les animaux avant qu'ils ne nous repèrent. Il faut maintenant savoir gérer la rencontre et tâcher qu'elle se prolonge le plus longtemps possible. La première chose à faire est de s'arrêter net. Très rapidement, les animaux vont vous voir et essayer de connaître vos intentions avant d'agir. C'est l'instant le plus important car la moindre expression humaine, la moindre erreur de votre part les incitera à fuir. Il faut rester fixe afin de les rassurer. Si vous les surprenez une seconde fois, leur curiosité ne suffira plus à les retenir, ils détaleront. Tout éveil de la part d'un animal sauvage impose l'immobilité totale et immédiate. Vous devez être perçu comme un animal solitaire si vous êtes seul, ou comme une harde si vous êtes en groupe. Le secret de la durée de la rencontre réside dans le mimétisme. Les animaux sont plus sensibles aux attitudes et aux mouvements qu'aux formes. Si vos chevauchez seul, orientez le corps de votre monture exactement dans le même sens que celui de l'animal aperçu. Ne lui abaissez pas le chanfrein, au contraire ! Laissez-le sentir et observer les animaux.

RUSES DE SIOUX...

En groupe, ne bougez pas le corps des chevaux. Laissez-les librement regarder vers les bêtes. Si elles ne fuient pas, incitez discrètement vos chevaux (surtout celui de tête) à grignoter un peu de verdure. Il s'agit d'une attitude rassurante. Lorque les animaux partiront, ne galopez pas derrière. Marcher tranquillement dans une direction parallèle à la leur ou bien revenez sur vos traces. Il y a des chances pour que leur direction apparente de fuite ne soit qu'un leurre. Les animaux sont rusés et essayeront peut-être de revenir sous votre vent pour vérifier que vous quittez bien leur habitat. Les cerfs et les chevreuils le font parfois. Les sangliers beaucoup plus rarement. Un cavalier rompu à la technique de l'approche peut espérer faire durer ces rencontres de quinze à vingt minutes maximum. Seuls les grands spécialistes de l'approche à pied parviennent à faire mieux. Au fur et à mesure de vos rencontres avec la faune sauvage, vous progresserez. Si vous savez tirer profit de chacune de vos expériences, vous deviendrez bientôt (mais cela se compte tout de même en années !) un véritable connaisseur de la forêt et de ses habitants.

jeudi 25 octobre 2007

Bon pied... Bon oeil...


Les yeux du cheval sont très expressifs je trouve... et en particulier quand je les observe en même temps que les oreilles. Finalement, en les observant, on comprend assez vite leur langage.
Ils donnent également des indications précieuses sur leur état physique et mental et aussi, sur leur personnalité...

L'oeil d'un cheval en bonne santé est humide et brillant, bien ouvert et vif.
Il ne présente pas d'écoulement. La muqueuse autour de l'oeil et à l'intérieur de la paupière doit être rose, si l'oeil est rouge, larmoyant ou éteint, ce cheval souffre...
En général, l'iris est d'une couleur noisette assez claire et transparente.
Elle permet de distinguer autour de la pupille de curieuses excroissances noires en forme de chou-fleur ( c'est tout à fait normal ).
Et certains chevaux ont un ou deux yeux bleus, une particularité appréciée chez certaines races, par exemple chez le paint.

Pas évident de voir la couleur en photo.

En général, on croit que le cheval montre le blanc de l'oeil (sclérotique) quand il est inquiet.
Cependant, il suffit qu'il tourne les yeux pour que la sclérotique apparaisse sans qu'il ressente le moindre sentiment de crainte. D'ailleurs, parmi les appaloosas par exemple, ont le blanc de l'oeil très visible même au repos !

Oreilles dressées, OEIL VIF
Le cheval a vraiment l'air de prendre des nouvelles de ce qui l'entoure.
Rien n'échappe à ses sens toujours aux aguets,
la domestication a atténué ses réactions,
mais pas sa perception !

mercredi 24 octobre 2007

Ecouter la nature...

Plus le mode de vie que vous offrirez à votre cheval répondra à ses besoins naturels, plus vous aurez de chances de le voir vivre longtemps et en bonne santé physique et mentale.


L'idéal pour un cheval, c'est bien sûr de vivre en liberté avec ses compagnons dans une vaste pâture.
S'il doit vivre à l'écurie, il faut lui procurer, autant que possible, les conditions favorisant une vie saine et naturelle.

Comme beaucoup de mammifères, le cheval est soumis à un rythme biologique de 24h.
Ce cycle détermine une multitude de micro-réglages :
température interne, appétit, sommeil, activité hormonale, reproduction des cellules, etc...
Il change selon les saisons.
Une machine complexe et sophistiquées qui gère la forme et la santé de notre cheval.
Favoriser autant que possible ce rythme naturel est fondamental.

Lorsque le cheval vit libre, son cycle biologique est conditionné par des éléments naturels.
La lumière joue un rôle très important :
l'heure du lever et du coucher du soleil ainsi que la quantité de lumière absorbée chaque jour induisent des changements de rythme qui permettent au cheval d'adapter son métabolisme aux saisons. Les facteurs climatiques sont également déterminants.

Quand un cheval vit en captivité, son cycle est perturbé par l'homme :
distribution de la nourriture, répartition des heures de travail et de repos,
intensité de l'activité, éclairage artificiel, etc...
Le premier devoir de l'homme, quand il emprisonne un cheval, c'est d'offrir à celui-ci des conditions d'hébergement qui perturbent le moins possible ce cycle vital.
La lumière joue un rôle fondamental.
Les boxes ouverts sur l'extérieur, bien orientés, permettent au cheval d'absorber la bonne quantité de lumière et de se régler sur la longueur des jours.
Dans des écuries couvertes, il faut prendre soin d'aménager de nombreuses ouvertures pour la lumière et éviter d'imposer aux chevaux notre rythme par l'usage de la lumière électrique.
Quand cela est inévitable, il faut instaurer des horaires réguliers.

Un cheval qui vit dehors s'adapte aux variations de température.
Dans une écurie, il faut reproduire ces variations.
Il n'est pas souhaitable, ni même sain, que la température d'un box soit constante :
le métabolisme du cheval ne s'y retrouverait pas.
En revanche, il faut éviter les courans d'air plus froids que l'air ambiant et l'humidité.


Dans la nature, le cheval passe plus de 12h par jour à déambuler.
La vie au box est contraire à sa constitution et génère de nombreux problèmes circulatoires, digestifs et articulaires.
Si le cheval ne peut vivre au pré, il doit avoir accès plusieurs heures par jour à un paddock, même petit.
Son box lui-même doit être assez spacieux pour qu'il puisse se déplacer librement et s'allonger confortablement : min. 3m x 3m.
Dans un box collectif, chaque cheval doit disposer d'au moins 2m x sa hauteur au garrot.

Le cheval, qui a un système respiratoire hypersensible, réagit vivement à la présence des gaz nocifs qui se développent dans un lieu confiné.
Chez les chevaux en captivité, les troubles respiratoires représentent plus de 20%
des maladies observées. La plupart du temps, ces troubles pourraient être évités par un hébergement plus adapté.


Laisser le cheval à l'attache est très mauvais et pour sa santé et pour son équilibre psychologique. Faire vivre un cheval en stalle est une barbarie.



Quand la température est élevés, les chevaux cherchent un endroit ombragé et aéré.
Par temps chaud, une écurie doit offrir les mêmes caractéristiques.

Comment savoir quel sera le meilleur hébergement pour votre cheval ?
Pour son bien-être et la qualité de ses performances,
faut-il choisir le pré ou le box ?
Un peu des deux, sans doute, le dosage variant selon les circonstances !

A votre avis, que choisirait-il ?
Certains chevaux sont restés si longtemps enfermés que, dehors, ils dépriment.
C'est une forme de maladie mentale.
Si c'est le cas du vôtre, réhabituez-le progressivement à la liberté avec un compagnon.

Evidemment, un cheval au box est facile à prendre, toujours disponible et à peu près propre.
Il peut être logé en plein coeur d'une ville.
Une bonne écurie chaude et généreusement paillée est aussi un lieu de repos agréable et un abri lorsque le mauvais temps fait rage. Enfin, le box permet de soigner un cheval malade, de l'isoler en cas de nécessité.

Et puis, pour préparer un cheval à une compétition, il est souvent préférable de le garder au box, en le sortant toutefois chaque jour. Cela contribue à sa préparation mentale.
Aussi, pour familiariser un jeune cheval avec sa future vie de cheval de selle, rien de tel que quelques jours au box. Quand il comprend que son abreuvement, son alimantation et sa liberté dépendent de l'homme, il s'adapte volontiers à sa condition d'animal domestique.

Si votre cheval semble abattu, s'il se traîne, s'il perd l'appétit sans raison médicale valable,
un séjour au pré lui rendra vraisemblablement le goût de vivre.
De même, un cheval agressif, nerveux, qui devient incontrôlable, retrouvera son équilibre s'il peut passer une partie de son temps au pré avec des compagnons.

Le box est un outil de travail utile pour le cavalier, pas un lieu de vie permanent pour le cheval.
Il rend de grands services, certes, mais comme toute bonne chose,
il doit être utilisé avec modération.
Le cheval ne devrait pas y passer plus de la moitié de son temps.

Prenez bien soin de votre cheval mis au pré : allez le voir quotidiennement, examinez-le, donnez-lui du foin et du grain si nécessaire, contrôlez l'abreuvoir et l'état des clôtures.

N'opter pas pour le tout ou rien.
Faute d'un véritable pré, n'enfermez pas votre cheval dans sa boîte.
Il appréciera quelques heures de liberté quotidienne dans un petit paddock.
Et, envoyez-le dans un vrai pré pour les vacances ! !

Un cheval qui vit au box en permanence est forcément névrosé.
Imaginez-vous enfermé à longueur de vie, sans voir de copains, sans pouvoir discuter.
Le cheval privé de liberté et d'échanges avec ses compagnons développe souvent des comportements déviants : agressivité, tics, apathie, nervosité excessive, etc...

Choisissez de préférence une écurie qui possède des pâturages,
où votre cheval sera sorti à votre demande.
Un cheval sorti n'a pas nécessairement besoin d'être monté tous les jours.
Il peut se déplacer et s'occuper, il est en compagnie.
Il n'est pas exposé aux maladies mentales ou physiques liées à la claustration.
Il développe une bonne résistance au froid et son système digestif fonctionne bien.
Il est globalement en meilleure santé physique et mentale qu'un cheval qu'on enferme.

Le bonheur est dans le pré ...

Des chevaux heureux...



Extrait des éditions Atlas.

samedi 20 octobre 2007

Couleurs chaudes de l'automne






Alors que les fruitiers sont pratiquement dénudés de leurs feuilles,
les autres feuillus suivant leur essence,
passent du jaune à l'orange...
puis s'étalent sur le tapis vert !

vendredi 19 octobre 2007

Bon Week-end à tous ...

L'amitié entre chevaux.. une réalité !

On raconte beaucoup d'histoires de chevaux inséparables ou se prenant d'amitié pour un autre animal... et on constate tous les jours que les chevaux ont leurs têtes :
certains semblent s'apprécier et d'autres se détester.
Les chevaux ont-ils des sentiments ?
Connaissent-ils l'amitié ?
Qui n'a entendu les cris déchirants d'un cheval dont le compagnon s'éloigne ?
Ou l'accueil délirant qu'il lui fait au retour ?
Sans projeter sur lui des sentiments humains, on ne peut s'empêcher de lui prêter des émotions qui font songer à un vif attachement.
Ami ou ennemi ? Au cours de cet échange, tout est dit... !

Cher voisin :

Le voisinage rapproche parfois les chevaux. Ils sont côte à côte toute la journée, peuvent parfois se flairer à travers les barreaux. Ils font alors entendre des hennissements déchirants si leur compagnon part en balade sans eux, et l'accueillent au retour par des manifestations de plaisir.
De telles sympathies surviennent aussi entre des chevaux qui ne sont pas logés côte à côte. S'ils font montre d'une attirance réciproque, on a tout intérêt à les rapprocher.

Je ne peux pas le sentir !

A l'inverse, certains voisins de box ne se supportent pas. Ils ne manquent pas une occasion d'échanger des menaces, de taper dans la paroi ou dans leur porte. Cette inimitié perturbe leurs repas et leur repos. Elle rend les soins difficiles et contribue d'une manière générale à la nervosité des deux animaux. Le plus sage est de les séparer en modifiant l'occupation des boxes.

Et au pré ?

Vous souhaitez mettre votre cheval au pré avec un ou plusieurs compagnons, et vous vous demandez s'ils vont s'entendre.
Si votre cheval est seul avec un autre, tous deux devraient finir par lier d'amitié.
Comme les enfants, les chevaux préfèrent "n'importe quel copain" plutôt que la solitude.
Si les chevaux sont plus nombreux, les choses se mettront normalement en place rapidement.
Après quelques menaces et éventuels coups de dents les premiers jours, chacun connaîtra sa place dans le groupe. Des sous-groupes se formeront en fonction des affinités.
Dans de très rares cas, la mésentente prend de telles proportions qu'il faut séparer certains individus.
Prenez la précaution de déferrer votre cheval, assurez-vous que les autres le sont aussi.


Posted by Picasa

mardi 16 octobre 2007

La nourriture d'hiver...

Avec l'arrivée de l'automne, vous allez certainement rentrer de plus en plus votre cheval au box.
C'est le moment de passer de l'alimentation d'été, " le vert ", à l'aliment d'hiver, " le sec ".
Calcul de ration, choix des aliments, mode de distribution, la bonne santé de votre cheval dépend de vos choix.
L'orsque le cheval n'a que ce que vous lui donnez pour se nourrir, il est important que les rations quotidiennes soient distribués en quantités suffisantes, mais soient également bien équilibrées. Et pour que le cheval assimile correctement ses aliments,
il est indispensable de respecter les horaires de repas et un ordre de distribution donné.

Besoins Fondamentaux
Sans entrer dans de savants calculs, il faut savoir que la ration doit satisfaire les besoins énergétiques, besoins azotés, en minéraux.

Ces différents apports doivent être liés par des rapports bien précis pour que l'ensemble soit équilibré. Les aliments dits complets satisfont ces différents besoins, mais sont ingurgités en très peu de temps. Il faut donc apporter au cheval du lest digestif pour retrouver le volume représenté par l'herbe que le cheval consomme à l'état naturel.
Sans le lest digestif apporté par la paille ou le foin, le cheval assimile mal ses aliments, car les parois de son intestin ne sont pas suffisamment déplissés.

Une ration qui sert de référence :
L'ouvrage " Bien nourrir son cheval " des éditions Maloine,
détaille tous les apports d'une ration d'entretien simple à retenir et qui correspond à un cheval d'environ 500 kg : 4 kg d'avoine, 4 kg de foin et 4 kg de paille pour la litière
et pour occuper le cheval à grignoter.


L'eau est indispensable :
Alors que le cheval peut se priver momentanément de nourriture,
il ne peut se passer longtemps d'eau.
Il est donc préférable qu'il ait en permanence de l'eau à sa disposition.
L'abreuvoir automatique est la meilleure solution. Il faut cependant vérifier régulièrement son bon fonctionnement et sa propreté. S'il boit au seau, présentez-lui de l'eau le matin avant de manger et n'oubliez pas de vérifier qu'il a bien de l'eau à sa disposition le soir, car il doit compenser la perte de salive due à la mastication du foin.
Et si le cheval refuse de boire au seau, assurez-vous qu'il n'a pas été souillé par une odeur qui incommode le cheval.
Les fortes gelées sont rares au mois d'octobre et novembre, mais si ce n'est pas déjà fait,
prenez la peine d'isoler les conduites d'eau.

Surveillez son état :
Un cheval qui n'est pas suffisamment nourri maigrit, ses côtes deviennent apparentes, ses fesses et son encolure sont plaquées et il peut perdre de l'énergie.
Il est grand temps de réagir en augmentant les rations, mais en vérifiant également si elles sont bien équilibrées.
Si le cheval mange son crottin, lèche les murs, a les crins cassants, si le poil s'use anormalement, ou s'il semble anormalement fatigué, soyez assuré que son alimentation n'est pas bien équilibrée. Une solution : la cure de vitamines qu'il est d'ailleurs préférable de lui administrer dès le début de l'hiver.


En hiver, pour le protéger du froid, le poil des poneys pousse d'une manière surprenante. !

Octobre ! Un beau mois ensoleillé ! !


Nous avons beaucoup de chance pour un mois d'octobre...
La température est douce pour la saison (18 à 20°) à partir de midi et, cela nous permet de passer des gués pour rafraîchir les jambes de nos compagnons... Mais, attention ! La chasse est ouverte ! Il y a bien sûr les "bons chasseurs". Ceux qui accordent un peu d'attention aux cavaliers qu'ils rencontrent. Mais il y aussi les "mauvais", ceux qui prennent un malin plaisir à faire peur aux chevaux, qui tirent sur tout ce qui bouge. Avec eux la prudence la plus extrême s'impose, mieux vaut d'ailleurs passer son chemin. Et comme la nature étant jusqu'à présent ouverte à tous, n'hésitez pas à réagir lorsque de véritable problèmes se posent.
Ou comme nous, si vous souhaitez vous promener tranquillement en forêt, sortez en dehors des heures de chasse...



Bien entendu, pas de problème pour nous abreuver...
nous rencontrons régulièrement des cours d'eau.












Des rivières, des gués, des sources ... mais aussi la forêt ponctuent notre environnement ... et en cette saison, certains ont eu la chance de nous croiser, plutôt qu'un chasseur ! !
Mais, nous ne sommes pas toujours là ! au bon moment et au bon endroit ! pour ces petits chevreuils...

Faut-il laver les chevaux ?

Cette question peut sembler évidente à certains, superflue à d'autre...
Il existe en effet des partisans du lavage et des partisans de l'abstinence !
Sur un plan dermatologique cependant, la réponse à cette question est sans hésitation :
"Oui, mais à condition de savoir quand et avec quoi"...
Il est hors de question de laver trop souvent une peau propre, sans anomalie cutanée chez un animal dont la sudation naturelle élimine d'elle-même bon nombre de salissures.
D'autre part, l'utilisation de solutions détergentes, agressives ou d'un ph inadapté risquent de provoquer un effet rebond, c'est à dire le contraire de l'action escomptée :
apparition de pellicules, peau grasse ou démangeaisons.
A l'opposé, laisser un animal dont l'ensemble de la peau est recouvert de poils et qui vit dans un environnement parfois poussiéreux, boueux ou terreux, sans jamais le laver est une abération :
nous nous lavons bien les cheveux !!!
L'accumulation de salissures ou de débris environnementaux peut être responsable de macération, et donc d'infections cutanées.
C'est parfois le cas au niveau des pâturons par exemple, avec apparitions de zones sans poil, rouges et suintantes.

Attention aux shampooings pour humains !

Le lavage est donc indispensable.
Pour un animal bien entretenu, qui ne présente pas de trouble cutané, une fréquence de une fois par mois à deux fois par an semble justifiée.
Cette fréquence peut être augmentée si l'animal se salit souvent, ou en présence d'une maladie de peau généralisée.
A côté des classiques shampooings nettoyants, il existe des shampooings traitants, qui ont incorporé des molécules actives sur la peau et qui font partie intégrante du traitement prescrit par le véto. En entretien, on utilisera un shampooing doux.
Il est important de se rappeler que la peau des mamifères velus est différente de l'homme,
notamment les couches superficielles sont beaucoup moins épaisses, car la fonction de barrière est chez le cheval majoritairement jouée par les poils.
En conséquence, et contrairement à une idée répandue, les shampooings pour animaux (pour chien par exemple) sont plus doux que ceux pour nous, même pour bébés !
Ils ont un ph neutre (7), moussent beaucoup sans irriter la peau et moins décapants.

Attention ! Car certains composants des shampooings pour chiens sont toxiques ches le cheval !









De nombreux avantages :
Les avantages d'un shampooing régulier : amélioration des rapports homme/animal,
facilitation des contacts et de la manipulation, élimination des poils morts,
amélioration de la qualité et de l'aspect du pelage,
détection précoce d'éventuels troubles dermatologiques,
mise en évidence des ectoparasites.

Un geste bien préparer :
Avant le shampooing, il est important d'inspecter la surface cutanée.
Le poil est ensuite brossé, puis mouillé.
Le produit est appliqué en protégeant les yeux et les oreilles.
Il est intéressant de laisser le produit quelques minutes en contact avec la peau.
Le rinçage doit être soigneux pour éliminer totalement le produit moussant de la peau et des poils, afin d'éviter une ingestion immédiate par l'animal.
Le rinçage est suivi d'un bon bouchonnage, puis par un peingnage.
Notons que l'utilisation d'aprèshampooing réhydratant est souvent bénéfique, car il donne un aspect brillant et lustré au poil et protègent la peau.

En conclusion, même si la réalisation d'un shampooing peut ne pas paraître simple chez votre cheval, cet acte est tous les cas bénéfique à la peau et au pelage, à condition de respecter des règles simples, au premier rang desquelles le choix d'un shampooing de qualité, doux et non irritant. En outre, cette pratique permet souvent de diminuer l'incidence des maladies de peau, et toujours de détecter précocement l'apparition d'un trouble dermatologique.


lundi 8 octobre 2007

Les cas de conscience du cavalier ...

Les questions qu'on ne se pose jamais...

A force de nous côtoyer, les chevaux finissent par faire partie de notre univers. On les monte, on les soigne... Mais on néglige souvent de s'interroger à leur sujet. Pourtant, la relation que nous entretenons avec eux est loin d'être banale. Elle mérite qu'on se pose des questions sur les liens qui nous unissent à cet animal censé être notre plus noble conquête.
Ayons le courage d'affronter les interrogations les plus dérangeantes qu'il nous pose...

Entre eux et nous
Les chevaux pourraient-ils vivre sans l'homme ?


Oui et non. Oui, incontestablement, car les mustangs d'Amérique ou les brumbies d'Australie vivent, pour l'instant, très bien à l'état sauvage ( tant qu'on leur octroie des réserves...).
Le cheval domestique semble donc avoir conservé suffisamment d'instinct et de potentiel génétique pour survivre seul, une fois relâché.
Mais non car, ne l'oublions pas, la forme véritablement sauvage du cheval s'est bel est bien éteinte avec le tarpan et avec le dernier przewalski capturé.
Le cheval n'a donc survécu que grâce à l'homme. Certains s'écrieront que c'est à cause de l'homme qu'il s'est éteint. C'est également vrai, mais l'homme fait lui aussi partie de la nature, et il ne semble pas près de s'éteindre. Il se multiplie, au contraire, très rapidement !
Sans la domestication, il est probable qu'il n'y aurait aujourd'hui plus aucun cheval vivant sur cette terre. Les zèbres, ces cousins véritablement sauvages du cheval et jamais domestiqués, sont d'ailleurs, hélas, bien mal partis. Ils sont presque tous au bord de l'extinction.

La maison du bonheur

Les conditions de détention des chevaux sont-elles acceptables ? Nos chevaux sont-ils heureux ?



Au moins, une chose est sûre : c'est qu'un cheval qui tique ( à l'ours ou à l'air) n'est pas bien dans sa peau. Mais les autres chevaux sont-ils heureux ? Eux seuls le savent !
Toutefois, quand il s'agit de choisir pour eux entre deux modes de vie, il faut penser à leur demander leur avis. En effet, avant de décréter, par exemple, que les chevaux seront mieux si on les rentre le soir sous un abri, pourquoi ne pas leur laisser le libre choix de rentrer ou de rester dehors ?
L'homme se trompe souvent lorsqu'il essaie de se mettre à la place des animaux. Alors, autant les laisser décider eux-mêmes de ce qui leur convient, quand c'est possible.
Il est essentiel d'offrir aux chevaux un mode de vie qui corresponde, autant que possible, à leur nature d'herbivores sociaux. Ils sont plus heureux à plusieurs dans un pré, plutôt qu'enfermés tout seuls entre quatre murs...


Au boulot !

A-t-on le droit de monter sur les chevaux et de les utiliser comme moyen de transport ?

Tous les traités de dressage ou de haute école le rappellent : les chevaux ne sont physiquement pas faits pour être montés. C'est pour cela qu'il faut les travailler si longtemps, pour développer leur musculature, pour leur apprendre à trouver un nouvel équilibre sous la selle... Mais l'homme est-il fait pour travailler dans une usine ou face à un ordinateur ? Pas davantage !
Alors, à partir du moment où les chevaux partagent notre vie, il faut bien qu'ils se plient à nos coutumes. Il est donc normal qu'ils payent un tribut en échange des fortunes que nous engloutissons pour les nourrir, les loger, les soigner...
Leur tribut, c'est de nous transporter de temps à autre sur leur dos.
Notre devoir est, en revanche, de tout faire pour que les conditions de travail de nos chevaux soient les meilleures possibles. Il n'est pas acceptable qu'ils développent des maladies des os ou des tendons à cause de notre poids sur leur dos. Nous devons donc leur assurer un entraînement adéquat, une bonne ferrure, les faire travailler sur de bons terrains, etc....

Ils s'aiment un peu, beaucoup...

De quelle nature sont les relations entre l'homme et le cheval :
parasitisme, commensalisme ou symbiose ?

Ces trois termes ne sont sans doute pas familiers...
Un parasite est un être qui vit aux dépens de son hôte, sans rien lui apporter en retour, si ce n'est des désagréments. Les vers intestinaux sont des parasites de l'homme et du cheval.
Un commensalisme est une relation entre deux êtres qui profitent mutuellement l'un de l'autre sans se nuire, mais sans non plus en tirer un avantage net. En d'autres termes, les " plus" que chacun acquiert grâce au commensalismes sont souvent contrebalancés par des "moins" occasionnés par la présence de l'autre. L'exemple généralement choisi est celui du requin et de son poisson pilote...
Le nirvana c'est bien entendu, la symbiose, au cours de laquelle chacun des deux êtres profite vraiment de la présence de l'autre pour être plus fort, plus résistant, vivre mieux,etc...
On peut donc, considérer que les humains qui exploitent abusivement les chevaux en les nourrissant mal, sans les vermifuger ni leur parer les pieds, ne sont à l'égard des chevaux que des parasites. La relation la plus fréquente entre les équidés et les cavaliers est de type commensal. En échange de gîte et du couvert, nous utilisons les chevaux pour notre plaisir. Nous sommes heureux de disposer d'un cheval, mais, d'un autre côté, il nous coûte cher en temps et en argent. Du point de vue du cheval, il est logé et nourri mais vit dans un tout petit box et effectue un travail qui ne lui semble pas toujours très agréable.

La véritable symbiose entre le cheval et son propriétaire est plus difficile à atteindre. Elle ne survient que quand chacun des deux protagonistes voit sa vie véritablement enrichie grâce à la présence de l'autre.
Beaucoup de gens ont, évidemment, l'impression de vivre en symbiose avec leur monture. A n'en pas douter, beaucoup d'entre eux se trompent. Ils omettent juste de se demander ce qu'ils apportent vraiment à leur cheval. Ou alors, ils échouent dans le difficile exercice incontestablement des cavaliers qui rendent leurs chevaux heureux, qui enrichissent leur vie en leur proposant un travail intéressant et varié et qui développent une véritable amitié avec leur animal.

Pourquoi les chevaux nous laissent-ils les dominer, alors qu'ils sont beaucoup plus forts que nous ? Tout d'abord, parce que les équidés sont des animaux plutôt pacifiques, qui préfèrent toujours fuir plutôt que de lutter. Mais aussi sans doute, parce que l'évolution, puis l'homme, ont sélectionné les chevaux pour être de plus en plus soumis, malléables. On retrouve l'hypothèse, selon laquelle les animaux domestiques auraient eux-mêmes choisi leur domestication. Ils auraient fait le choix évolutif de renoncer à une partie de leur agressivité, de leur méfiance et de leur indépendance, pour vivre en association avec les humains. Ils se seraient adaptés pour pouvoir tirer profit des bienfaits de notre florissante civilisation. Ce n'est qu'ensuite que l'homme aurait poursuivi le travail de l'évolution en sélectionnant sans cesse les sujets les plus dociles, les plus faciles à monter et à débourrer....

Par Frédéric Chéhu et Maria Franchini
Dessin : Sylvianne Gangloff

Galoper plein pot ....!



C'est d'abord un bruit !
Le tempo du galop martèle notre oreille au rythme des sabots qui frappent le sol.
Tacatac, tacatac, tacatac...
Plus que le vent, plus que la vitesse, c'est ce rythme ternaire qui nous libère.
C'est un roulement de tambour qui hypnotise, un tam-tam régulier et sauvage qui favorise la transe.

Devant nous, les antérieurs se déroulent sur le tapis roulant de verdure.
Les crins rêches fouettent notre visage, stimulant notre vitesse.
Bien huilée, la mécanique des muscles de l'animal roule sous notre assiette.
Le souffle puissant qui s'échappe des naseaux mêle son timbre vibrant à l'univers sonore qui nous transporte.
Brrrr, brrrrr, brrrrr...

Mi-centaure, mi-passager clandestin, on est grisé de sentir fonctionner ainsi à plein régime cette machine vivante.
A chaque foulée, l'encolure descend et s'allonge.
Perdues dans la crinière, nos mains suivent le rythme, tirées vers l'avant par la bouche écumante de l'animal.
Les oreilles du coursier montent et descendent sous nos yeux.
La vapeur, la sueur, les odeurs s'élèvent, clameurs silencieurses de l'animalité de cette mécanique à galoper.
Elle semble infatigable, "inarrêtable"...
C'est agréable !

Le chaval finira pourtant par ralentir, comme une grosse machine à vapeur.
Progressivement.
Le roulement de tambour se fera plus sourd, plus rond...
L'encolure descendra lentement, pesante, puis ce sera le trot...
Le retour de ses secousses binaires marquent la fin du galop.
Enfin, vient le pas, rênes longues, la foulée encore ample et l'écume sur l'encolure qui fume...
Selon le tempérament et le dressage du cheval, le grand galop ne sera plus qu'un souvenir.
Souvenir en forme de trottinement si la monture est nerveuse.
Souvenir en forme de pas lourd et allongé si le cheval est bien dressé.

Par Frédéric Chéhu


samedi 6 octobre 2007

L'automne est là ...

Tout doucemment, les couleurs changent... les feuilles tombent... et le poils deviendra plus épais...

L'automne est certainement l'une des plus belles saisons pour le cavalier amoureux de la nature.
Les arbres arborent lentement leurs colorations les plus chaudes...
La brume s'est dissipée.... le soleil est toujours au rendez-vous pour le moment ....
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