dimanche 2 décembre 2007

La famille des équidés ..... famille du cheval !

Quelques notions scientifiques sont parfois bienvenues....

Les équidés sont des mammifères ongulés périssodactyles.
Leur famille comprend aujourd'hui le cheval, le zèbre, l'âne et l'onagre.
Les ongulés sont des animaux dont les pieds sont terminés par une production cornée, ongle ou sabot. Les périssodactyles prennent appui par le sol sur un nombre impair de doigts, le médian étant le plus développé.
Le cheval et tous ses cousins marchent sur un seul doigt très développé, le médian.

Les plus proches cousins des équidés sont les tapirs et les rhinocéros.
Ils forment ensemble l'ordre des périssodactyles,
c'est-à-dire des mammifères ayant un nombre de doigts impairs.

Une classification difficile

La classification des équidés reste controversée.
Retenons celle de G.G. Simpson, qui est la plus simple.
Tous les équidés actuels y sont rassemblés sous le seul genre Equus.
Ils sont ensuite subdivisés en 6 espèces, elles-mêmes fractionnées en de multiples sous-espèces.
La totalité des chevaux actuels appartient à l'espèce Equus caballus.
Les chevaux domestiques ne possèdent qu'un seul cousin sauvage ( une sous-espèce) :
Equus caballus prjewalskii.


Le prjewalski (ci-dessus) n'est probablement pas l'ancêtre du cheval domestique car il ne possède pas le même nombre de chromosomes que lui. Le tarpan, un autre cheval sauvage aujourd'hui totalement éteint, semble être un meilleur candidat au rôle d'aïeul disparu de notre plus noble conquête. Ce petit cheval à la robe souris vivait en Europe centrale. Le dernier spécimen est mort au zoo de Moscou en 1887. Onn tente aujourd'hui d'en reconctituer la race.



On confond souvent "race" et "espèce".
Il faut pourtant bien distinguer ces deux notions.
Les chevaux appartiennent tous à la même espèce, même s'ils se subdivisent en diverses races.
Les animaux d'espèces différentes ne sont pas interféconds.
On parle, à ce sujet, de "barrière de l'espèce".
Ainsi, le cheval et l'âne ne peuvent enfanter qu'un être stérile : le mulet ou le bardot.
Ces êtres hybrides ne peuvent pas se reproduire.
Les producteurs de mules sont donc sans cesse contraints de revenir au croisement
de baudets avec des juments pour parvenir à leurs fins.
Ils ne peuvent accoupler entre eux les produits obtenus.
Les races constituent une sous-division au sein de l'espèce.
Bien que de races différentes, un shetland et une poulinière percheronne peuvent parfaitement engendrer un poulain fécond.

Ainsi, cet énorme shire et ce minuscule shetland pourraient théoriquement être croisés.


L'âne est le seul autre équidé à avoir été domestiqué par l'homme.
L'espèce compte de nombreuses races. La taille d'un âne varie de 1 à 1.50 m au garrot
et son poids de 150 à 450 kilos. La couleur de sa robe est fonction de la race :
blanche, noire, gris souris, rousse et parfois pie.
Son espérance de vie est de trente à trente-cinq ans.

Le mulet (et la mule), issu du croisement d'un âne et d'une jument, est plus résistant que l'âne.
On l'élève surtout comme animal de bât en montagne.
Le bardot, produit d'une ânesse et d'un cheval, est encore plus rustique, mais moins robuste.
C'est la raison pour laquelle ce second hybride est moins répandu.
Aux Etats-Unis, on tente également de croiser différentes espèces de zèbres avec
des chevaux et des ânes. Le Zorses, semblent plus difficiles à débourrer que
les produits issus d'animaux 100 % domestiques.

Il existe deux groupes d'ânes sauvages, celui d'Afrique et d'Asie.
L'âne sauvage d'Afrique, originaire de la corne de l'Afrique (Somalie, Ethiopie)
est l'ancêtre de notre âne domestique.
Il est hélas, au bord de l'extinction.

L'âne sauvage d'Asie, à mi-chemin entre le cheval et l'âne, compte deux sous-espèces bien
distinctes, le kiang et l'onagre.


Photos & textes extrait des éditions Atlas

jeudi 29 novembre 2007

Des Grands Espaces à la petite boîte...

Ce nomade qui broutait de seize à dix-huit heures par jour en parcourant
souvant plus de 15 km par vingt-quatre heures est maintenant
confiné dans de petits espaces et livré à notre merci.


Du temps où il vivait librement dans de grands espaces, le cheval savait
subvenir lui-même à ses besoins.
Il se déplaçait en permanence et trouvait ainsi une alimentation
variée et suffisante en toute saison.
La diversité des terrains et la richesse des plantes lui assuraient des apports
nutritionnels à peu près équilibrés.
Il passait sans doute par des périodes de carences en cas de sécheresse,
de grand froid, mais parvenait, au bout du compte, à
compenser les manques.
Il possède d'instinct, comme tous les animaux sauvages,
la capacité de choisir les aliments en fonction de ses besoins.


Naturellement, une fois enfermé dans un pré ou,
pire, dans un box, le cheval n'a plus la possibilité de répondre à ses besoins selon son instinct.
D'ailleurs, cet instinct, qui bénéficiait du soutien de l'éducation maternelle,
est grandement amoindri par des siècles de domestication.
C'est donc au propriétaire que revient la tâche délicate d'assurer le bon équilibre alimantaire de son compagnon.
Et qu'il est bien sûr utile de se documenter dans quelques ouvrages sur l'alimentation du cheval et sur les particularités de son système digestif.
Parcequ'il est difficile - " à moins d'être vétérinaire et même eux s'y perdent"
difficile de calculer scientifiquement la ration du cheval et de l'adapter parfaitement à ses besoins en fonction de la saison, des efforts produits, de l'âge....


La règle n° 1 est, qu'il faut respecter les principes d'hygiène alimentaire de base
que l'on retrouve dans tous les livres d'équitation.
Pour le cheval en box, beaucoup de foin, que l'on donne avant le grain,
des alements concentrés en fonction du travail fourni,
pour le cheval au pré, un complément de foin et,
du grain seulement si nécessaire.
Voilà l'essentiel.....
Mais, pour être sûr que le cheval ne souffrira pas de carences ou de troubles digestifs, il faut aller un peu plus loin....



Les besoins du cheval ne s'expriment pas seulement en quantités...
Il ne suffit pas de fournir tant de kilo de foin par jour,
encore faut-il que ce foin comporte une bonne variété de plantes,
qu'il ne soit ni avarié, ni vieux et qu'il ait poussé
sur un sol assez riche pour qu'il contienne les sels minéraux nécessaires.
Soyez donc très regardant sur la qualité des aliments que vous achetez.
Si le cheval vit au pré, assurez-vous que la pâture comporte
une bonne variété de plantes et qu'elle n'est pas surpâturée.


Pour éviter les carences, essayez de vous procurer du foin et des céréales de diverses provenance. Le cheval retrouvera ainsi un peu de cette variété qui caractérisait son alimentation quand il vivait en liberté.
Procurez-lui des rations variées, si les aliments complets apportent en général
une garantie satisfaisante de régularité, ils sont un peu monotones.
N'hésitez pas à introduire des rations de grains, en variant leur composition et
ajoutez des carottes et des pommes coupées, un peu de betteraves rouges, etc...


Bien souvent, on a tendance à considérer, quand un cheval vit au pré, qu'il peut se procurer ce dont il a besoin, c'est tout à fait faux.
Un pré si grand soit-il, est un territoire trop réduit pour offrir une grande variété de plantes.
De surcroît, il se fatigue. Pour que la pâture puisse répondre aux besoins du cheval, il faut veiller à respecter la rotation des parcelles ( trois mois maximum sur la même parcelle) idéalement un mois, si possible en mettant, chaque fois, le cheval sur des parcelles éloignées les unes des autres.
Bien entendu, quand l'herbe se fait rare, il faut fournir en complément du foin de qualité.


Pour être sûr que l'on a su répondre aux besoins de son cheval,
il faut surveiller sa forme et son état.
Ayez l'oeil, un poil qui ternit ou devient cassant,
des pieds qui se fendillent, s'écaillent ou pourrissent,
des flancs qui se creusent, un ventre gonflé,
une baisse d'appétit, une certaine mollesse ou
un comportement curieux comme une tendance à
lécher les murs ou à manger les crottins
doivent éveiller vos soupçons.
N'attendez pas que le cheval tombe malade
pour prendre conseil auprès du vétérinaire.
Extrait des éditions Atlas






dimanche 25 novembre 2007

A chacun son poids !


Chaque cheval a son poids idéal :
à ce poids-là, il est au maximum de sa forme, dynamique et léger à la fois,
sans surcharge pondérale ni carence énergétique.
Ce poids, bien évidemment, varie selon l'activité de l'animal, son âge et sa race.
Et, parfois, selon la saison !

Juger sur la bonne mine...

Une bonne connaissance de votre compagnon, et un oeil attentif,
vous diront s'il est plutôt au bon poids ou plutôt un peu en dessous ou au-dessus de son poids.
Un cheval plein d'allant, en souffle, qui a le poil brillant, l'oeil vif et un moral d'acier,
est sans doute près de son poids idéal.
Un chaval qui se fait prier pour travailler, se couche très fréquemment, semble un peu éteint,
souffre probablement de carences, même légères.
Quand au cheval trop gras... il est trop gras et cela ne lui donne pas des ailes.


Les chevaux qui pratiquent les disciplines comme le complet, l'endurance, ont en général un modèle léger et doivent rester sveltes : il faut porter chaque kilo de poids !
Ce splendide trakehner, est un athlète en pleine forme...

Juste bien...

L'observation du cheval permet d'estimer sa forme.
Un cheval au bon poids a des hanches et une croupe arrondies.
Son encolure est pleine et bien ferme.
En passant la main sur ses côtes, on sent les os sous une mince couche de chair.
La colonne vertébrale n'est ni saillante ni noyée.

Trop maigre ...


Un cheval trop maigre a les hanches saillantes, les côtes visibles, la colonne qui se dessine sous la peau. Son ventre semble remonter fortement sous ses cuisses. Dans les cas extrêmes, la croupe forme une "étoile de tente" et des creux profonds, les "raies de misères", marquent son arrière-main.

Enrobé ...

Le cheval gras lui, a de solides réserves de graisse au niveau du chignon et des reins.
Ces parties semblent molles plutôt que fermes au toucher.
Les côtes sont loin sous la chair et la colonne vertébrale disparaît dans une
gouttière entre deux bonnes épaisseurs de chair.

Voici un connemara que l'on ne plaindra pas.
Les poneys sont souvent plus arrondis que les chevaux.
La nourriture leur profite.
Heureusement, ils possèdent aussi, en général, une nature plus frugale.

Pourquoi une estimation précise ?

Une estimation "à vue d'oeil" vous permettra de juger de la forme et de la santé
de votre compagnon.
Mais il sera utile de connaître plus précisément son poids.
Suivre régulièrement la courbe du poids permet d'ajuster les rations et d'adapter
le travail de façon précise comme d'anticiper les problèmes.
En effet, lorsque le surpoids ou l'amaigrissement deviennent évidents, il est
souvent déjà un peu tard : le moral ou les performances
du cheval en ont déjà pâti.

Une nécessité ...

Ce suivi attentif est particulièrement recommandé pour un cheval de compétition
qui doit se maintenir dans une forme parfaite.
Mais, d'une manière générale, connaître son poids ( et le noter)
est indispensable pour conserver celui-ci en bonne santé.
Votre vétérinaire aura besoin de connaître ce poids pour prescrire certains médicaments.
Les vermifuges, et bien d'autres traitements courants, sont également dosés en fonction du poids du cheval.

Peser ...

L'idéal, bien sûr, est de pouvoir peser votre cheval régulièrement ou,
au moins, une fois de temps en temps.
Vous pourrez pour cela utiliser les balances qu'utilisent les fermiers pour tarer les remorques.


Estimer le poids...

Vous pouvez estimer le poids de votre cheval grâce à la table d'équivalence ci-dessous.
Il suffit de mesurer son tour de poitrine.
Prenez la mesure au niveau de passage de sangle, juste derrière les épaules et le garrot.
Consultez ensuite la table d'équivalence et cette méthode vous donnera une idée approximative
mais non précise, du poids de votre compagnon. Toutefois, elle est plus fiable avec les chevaux qu'avec les poneys. Elle permet en revanche de suivre l'évolution du poids :
plus de centimètres - il grossit.
moins de centimètres - il maigrit.





Extrait des éditions Atlas




mercredi 21 novembre 2007

Pas de pieds,... Pas de cheval !

Si vous êtes comme moi,
à la recherche du meilleur pour votre cheval...
vous cherchez comme moi, pour votre cheval, le confort,
à savoir combien cette partie du corps
est fondamentale, et accorder une attention particulière
aux PIEDS, et les connaître parfaitement.
Bien que je ne sois ni maréchal-ferrant, ni pareur....
Je partage avec vous ce que j'ai pu trouver dans mes livres ou
sur différents sites... en vous expliquant le plus simplement possible
ce que tous ceux-ci m'apporte !

Comment se déplace le cheval ?

Le condyle inférieur de la deuxième phalange (os de la couronne), joue un rôle de devier entre l'os du pied et celui de la couronne, ce qui rend possible le mouvement du pied.
Deux groupes de tendons permettent au pied de bouger :

- Les extenseurs, qui passent sur le devant de la jambe et s'attachent au sommet avant de l'os du pied.
- Les fléchisseurs , qui passent derrière.

L'os naviculaire, situé à l'arrière de l'os du pied, reçoit la fixation d'une partie du tendon perforant (fléchisseur) et sert de poulie de renvoi et d'amortisseur.
Le poids du cheval est supporté par la paroi, non par la sole.
Pendant de brefs instants, au galop, par exemple, la totalité du poids du cheval est supportée par la paroi d'un seul pied : cela prouve la dureté de cette dernière.

Le pied du cheval est composé de parties vivantes et de leur enveloppe cornée, le sabot.
Ce dernier constitue une boîte protectrice et joue un rôle important dans l'amortissement des chocs lorsque le cheval pose les pieds.

LA SOLE

Concave, elle forme une sorte de voûte souple et solide capable de soutenir le poids qu'elle reçoit.
Une sole bien conformée ne doit pas prendre contact avec le sol.
La ligne blanche qui entoure la sole marque la jonction avec la paroi.

La paroi (ou muraille)

Elle st divisée en différentes parties qui sont la pince (partie avant), les mamelles, les quartiers et les talons. Elle se forme au niveau de la couronne, où tissus cornés et cellules tissulaires sont étroitement imbriqués pour former la partie externe dure du sabot.
Cette paroi est identique à un ongle humain.
L'intérieur de la paroi du sabot est fait de lamelles entrecroisés attachées à l'os du pied, le tout mantenant fermement le sabot en place.


Circulation et nerfs:
Le sang circule dans le pied par les artères et par les veines digitales. Lorsque la fourchette entre en contact avec le sol, elle presse le coussinet plantaire, qui, en retour, refoule le sang dans la jambe. Deux nerfs principaux courent le long des vaisseaux sanguins et apportent les sensations dans toute la profondeur du pied.

La Fourchette

Au niveau des talons, la paroi s'incurve en dedans vers la fourchette pour former les barres.
Lorsque le cheval pose son pied, la fourchette, si elle est saine et normalement développée, entre en contact avec le sol. Elle permet ainsi aux fibrocartilages complémentaires de la troisième phalange de s'écarter et au coussinet plantaire d'amortir le choc.
L'élasticité de la fourchette joue également son rôle tactile : elle permet au cheval de sentir le terrain.

Le proverbe dit : "Pas de pied, pas de cheval"

Le bourrelet périoplique

C'est le bourrelet qui entoure tout le sabot à la limite poil - corne.
Il sécrète un vernis qui protège la corne de l'humidité et du déssèchement.

Le pied est comparable à un doigt humain.
La paroi du sabot est comparable à un de nos ongles, le bout de nos doigts à l'os du pied du cheval, notre deuxième phalange à l'os de la couronne, notre première phalange à l'os du paturon.

La couleur de la corne correspond à la pigmentation.
Elle est blanche lorsque la peau est blanche, noire lorsqu'elle est foncée.
Il n'est pas rare que les pieds soient de différentes couleurs, en cas de balzanes
ou chez les chevaux tachetés, comme ces poulains ci-dessus qui ont des sabots striés noir et blanc.

Un bon maréchal ou pareur est IMPORTANT...

La régularité des aplombs détermine la qualité des allures,
son équilibre, la sûreté de son pied.
Si les aplombs sont défectueux, ils peuvent fatiguer les membres et,
entraîner à long terme, leur usure prématurée.

Voici quelques exemples d'aplombs corrects ou défectueux :

Antérieurs vus de profil
1. Aplomb correct.
2. Campé du devant : ce défaut est un signe de fatigue, d'usure ou de souffrance.
3. Sous lui du devant : ce défaut assez courant nuit au bon développement du mouvement des antérieurs et à l'équilibre, le cheval ayant tendance à se mettre "sur les épaules".
4. Brassicourt ou arqués : le cheval brassicourt a de naissance le genou légèrement fléchi. L'articulation ne vacille pas et ne gêne pas le déplacement. On dit qu'un cheval est arqué lorsqu'il souffre de ce même défaut à la suite d'une usure et dans ce cas le membre vacille.
5. Genoux creux : ce défaut fatique les tendons et nuit à la bonne stabilité comme à l'impulsion.
6. Long jointé ou bas-jointé : la paturone est trop long ou trop incliné. Le boulet descent fortement à chaque poser, ce qui donne des allures moelleuses mais fatigue les tendons et les ligaments.
7. Droit-jointé ou court-jointé : le paturon est trop court ou insuffisamment incliné. Ce défaut donne souvent des allures un peu raides et sèches.

Antérieurs vus de face
1. Bons aplombs.
2. Ouvert du devant : nuit à la rapidité des allures
3. Serré du devant : prédispose aux atteintes
4. Panard du devant : les membres sont tournés en dehors depuis le genou jusqu'aux pieds, le coude est serré contre le corps. Le cheval peut être panard des pieds seulement, le pied seul étant tourné vers l'extérieur. Ce défaut donne un appui incertain.
5. Cagneux du devant : les membres sont tournés en dedans depuis le genou jusqu'au pied, le coude étant écarté du corps. Le cheval peut aussi être cagneux du pied seulemen, le pied seul étant tourné en dedans.
6. Genoux de boeuf : entraîne un mauvais aplomb des boulets.

Postérieurs vus de dos
1. Bons aplombs
2. Ouvert du derrière : peu élégant mais sans vrai inconvénient si les verticales sont respectées.
3. Serré du derrière : réduit la stabilité, risques d'atteintes
4. Panard du derrière : sans réelle gravité.
5. Cagneux : la pointe des jarrets est tournée vers l'extérieur. Les jarrets sont vacillants, ce qui nuit à la franchise du mouvement et à l'impulsion. Les risques d'atteintes sont élevés.
6. Jarrets clos : ralentit les allures.

On dit qu'un cheval marche en ligne lorsque l'antérieur et postérieur d'un bipède latéral se déplacent dans un même plan et sur la même piste (facile à vérifier vous-même sur du sable)


Postérieurs vus de profil

En mouvement, le cheval :
- Billarde : c'est en général la conséquence de membres ou de pieds cagneux, le membre est jeté dehors dans un premier temps puis ramené en dedans.
- Se croise : les pieds se posent sur une seule et même piste (au lieu de deux pistes, une pour chaque bipède latéral)
- Se touche : le pied au lever touche le membre au poser ( si cela provoque une atteinte, on dit qu'il se coupe)
- Forge : la pince du pied postérieur frappe le pied antérieur
- Est panard : le membre qui se lève se rapproche du membre posé, cela expose le cheval aux atteintes.
- A des jarrets vacillants : le jarret tourne vers l'extérieur lors du poser, ce défaut affaiblit la propulsion.


dimanche 18 novembre 2007

Saint Hubert !


Ce week-end en l'honneur de Saint-Hubert,
Messe avec cors de chasse....

Bénédiction des animaux et cavaliers...
Distribution des petits pains bénis...

Les festivités de la Saint Hubert, c'est sacré...
En l'honneur du saint patron, chaque année la commune de Harzé
met sur pied une des plus grandes bénédictions de chevaux et d'animaux
de compagnie en Province de Liège.

Ici il n'y aura pas de cheval de chasse.... glup,
car il suffit de parler de chasse pour que naissent aussitôt des discussions.
Ils y a ceux qui plaident avec véhémence en sa faveur,
et qui citent toutes sortes de faits et de statistiques pour en justifier la pratique,
et ceux qui sont résolument opposés et qui ne manquent,
eux non plus, ni d'arguments, ni de chiffres...
Mais pas de débats ici.. Ce qui nous intéresse
C'est le cheval et lui seul...point.

Le curé bénira plusieurs centaines de chevaux et chiens...
Tout s'est passé dans le calme et sans incidents,
en tout cas jusqu'à notre départ !
Comme chaque année, l'installation d'un châpiteau
pour la restauration des cavaliers et autres promeneurs.

Ce fut encore une belle journée pour nous, les amis...
et les chevaux de rencontrer d'autres congénères inconnus...
que même Djazzy en avait oublié..
qu'il y avait, MOI, sur le dos...
après avoir fait quelques pissettes à un voisin...
s'est roulé....haarrggg !
C'était chouette .... A l'année prochaine !



samedi 17 novembre 2007

Le goût du jeu...

Un cheval heureux et en bonne santé,
conserve longtemps son tempérament joueur.
Le jeu est un signe de vitalité.

Les propriétaires de chiens ou de chats jouent souvent avec leurs animaux.
Bizarrement, peu de cavaliers (bien que cela change...)
imaginent que leur cheval a lui aussi besoin de jouer et
qu'à travers le jeu, il peut apprendre une multitude de choses !

Le poulain joue avec ses compagnons mais aussi avec sa mère
et profite pour lui apprendre les règles, ça tout le monde le sait :
( ne pas faire mal pour de vrai )
ne pas se mettre en situation dangereuse,
ne pas dépasser les limites...


Lorsque les chevaux jouent ensemble en liberté,
les coups ne sont pas portés.
Et si le cheval vit avec ses congénères, il est
préférable qu'il soit déferrer, s'il n'est pas pieds nus.

JOUER AVEC SON CHEVAL... MAIS OUI !

Attention à la routine et à l'ennui !
Chaque période de travail au cours d'une séance doit être courte
(maximum 10 min.) et entrecoupée de moments de détente et de récréation.
Faites en sorte que la séance de travail ne soit pas une corvée pour le cheval.
Il sera ainsi heureux de vous voir et disposé à apprendre !


Jouer avec son cheval ou lui permettre de jouer n'est pas une perte de temps, loin de là...
Le jeu développe son intelligence, sa capacité d'adaptation et son adresse.
Une complicité entre le cavalier et le cheval s'installe.
C'est aussi le meilleur remède pour lutter contre le stress et maintenir le moral
du cheval au beau fixe.

COMMENT JOUER AVEC SON CHEVAL ?


Lâcher votre cheval en liberté plusieurs fois par semaine.
Essayer ensuite d'instaurer des échanges ludiques sous forme d'apprentissage en liberté :
  • suivre son maître dans toutes les directions en répondant à des indications de la voix
  • faire la révérence
  • s'asseoir
  • s'éloigner de vous et revenir à la demande, etc...
Comme en témoigne les vidéos d'Anaïs, ci-contre !
Mais faites tout cela
en vous amusant, récompensez-le,
félicitez-le quand il comprend.

S'il ne respecte pas la règle, dites-le lui, mais surtout,
pas de punitions, c'est un jeu !
Dès que le cheval se désintéresse du jeu, interrompez la séance.
La notion de plaisir est fondamental.


N'hésitez pas à consulter de nombreux sites qui vous proposent différentes méthodes,
notamment celle de Parelli (7 jeux) et bien d'autres...

Un livre à avoir sous la main :
Le Secret des Chuchoteurs américains
de Nathalie PILLEY-MIRANDE



mercredi 14 novembre 2007

La Balade...

C'est chouette mais...

Le fantasme de tout débutant!
Partir avec son cheval (un peu comme Lucky Luke), découvrir chemins,
vallées, montagnes, tout cela le débutant le voit au moment de franchir
les portes du centre équestre pour ... sa première promenade !!!
Quand au cavalier déjà plus aguerri par des heures de pistes, il vit cela comme une prise de liberté.
Enfin, il n'y aura plus les barrières ou les murs du manège.

Et pourtant, partir en balade n'est pas si évident que cela!
Ce n'est pas, avec la randonnée, le parent pauvre de l'équitation,
comme l'on croit souvent. " Quand on sait monter, on fait du dressage
ou de l'obstacle. Quand on ne sait pas, on fait de la promenade".
C'est ce que j'ai malheureusement souvent entendu!

L'extérieur demande de la prudence et de la vigilance à chaque instant,
autant pour le cavalier que pour sa monture.
C'est aussi l'occasion de "faire autre chose".
Que diriez-vous d'un petit galop, rênes longues, côte à côte,
sur une belle piste en forêt ou sur une plage de sable fin ??
Pour arriver à cela, il vous faudra travailler,
apprendre à votre cheval à devenir un être équilibré,
dans tous les sens du terme.

Car, c'est cela, la balade : un compagnonnage dans le plaisir, la détente, le bien-être. Cependant, il y a des règles à observer, si l'on veut que tout se passe bien :

  1. être à l'aise aux trois allures

  2. être capable de gérer le cheval en toutes circonstances

  3. se comporter avec les autres de façon civile : on ne croise pas piétons, cyclistes, cavaliers au galop. On respecte la propriété privée (les champs appartiennent aux agriculteurs...!)

  4. on respecte le code de la route

  5. en groupe, chacun a sa place. Si l'on désire changer de place, on en fait la demande

  6. un cheval qui rue occupe la dernière place. D'ailleurs, un cheval qui rue est un cheval mal élevé et n'a rien à faire dans un groupe qui part en promenade

  7. on ne dépasse pas le cavalier de tête (en général le responsable du groupe)

Le terrain

Préférez toujours les chemins. En terrain difficile, laissez faire votre monture.
Elle trouvera toujours le passage qui lui convient et
qui ne répond pas forcément à votre logique.
Peu de terrains sont propices au galop. Cependant, tous le sont pour le pas,
même des lits de rivière jonchés de gros blocs de pierre !

Les allures

Sont fonction du terrain. Une belle piste en cendrée ou en terre souple vous ravira
(et ravira votre cheval) car elle appelle un doux galop ou un bon trotting.
Ne lancez pas votre cheval dans une côte abrupte.
Apprenez-lui à se ménager et à l'attaquer au pas.
Ce sera dur mais il apprendra à gérer son effort,
son souffle et se musclera bien mieux que s'il avale la pente à toute vitesse.
Dans ce cas, il terminera sa course à bout de souffle, les yeux exorbités par l'effort,
sera nerveux et excité.
Et ce n'est pas comme cela que vous lui apprendrez à devenir équilibré.

Toutes les allures peuvent (et devraient) se faire rênes longues, hors contraintes.
Cela apprend votre cheval à SE porter.
Cette autonomie lui permet aussi de s'exprimer,d'acquérir un certain sens des responsabilités, de prendre une part active dans votre "couple".
Essayez ! Vous verrez tout ce que votre cheval vous apprendra!!

En fait, laissez parler votre bon sens.
Dans toute action, soyez persuadé que ça ira.
Faites confiance en votre cheval, il n'attend que cela.
Cependant, souvenez-vous, rien n'est jamais acquis!

Article de Myriam Tempere