lundi 18 février 2008

Partir seul ... !

Partir seul en randonnée - le temps de partager une petite aventure avec son cheval -
est le rêve !
S'ils sont bien préparés, le cavalier et le cheval reviennent transformés de ces
petites - ou longues - escapades.

La réussite d'une randonnée tient dans sa préparation.
Si vous partez seul, vous ne pourrez compter que sur vous-même,
sur votre débrouillardise et, surtout, sur votre prévoyance.
Savoir monter à cheval ne suffit pas pour randonner seul.

Le bon tracé

Déterminez votre tracé en limitant autant que possible les risques.
Faites des feuilles de route pour bien analyser le parcours avant de partir.
Etes-vous sûr de bien savoir utiliser une carte et une boussole ?
Procédez à des révisions et à quelques exercices sur le terrain avant le grand jour.
Pour partir seul, vous devez posséder un minimum de compétences qui vous permettront de réagir face à une situation d'urgence : secourisme humain et vétérinaire, notions de maréchalerie et de bourrellerie, etc...

Randonner seul, même une journée, apporte des moments de communion avec
la nature et avec le cheval que rien ne remplace.

L'entraînement

Préparez votre cheval physiquement et mentalement.
Vous partirez ainsi avec une monture au comportement sûr, en souffle et musclée.
Si vous emmenez un cheval de bât, il doit également participer à l'entraînement.
Préparez votre matériel pour que tout soit prêt au moins deux jours avant le départ.
Procédez à des essais avec le cheval pour vous assurer que tout a une place et que vous n'êtes pas surchargé. Ne partez jamais avec du matériel neuf ou dont vous ne vous êtes jamais servi.

Une solitude mesurée

Ayez en poche les numéros de téléphone des "personnes ressources"
de la région. Avant de partir, prévenez-les de votre périple.
Informez des proches de votre itinéraire, et dans la mesure du possible,
prévenez les gîtes de l'heure probable de votre arrivée.
En cas d'accident ou de problème, il faut que quelqu'un s'inquiète afin de déclencher les secours.
Enfin, appelez les services météo, mais....
ne vous y fiez pas aveuglément.

Ce petit questionnaire vous permettra de tester votre préparation à la randonnée en solitaire..

Topographie
Repérez-vous bien sur une carte les différents types de chemin, les passages difficiles ou interdits - terrains militaires, par exemple -, les pentes trop fortes, les gués qui n'en sont pas toujours en période de pluie ?
Secourisme vétérinaire
Connaissez-vous la température, le pouls, le rythme respiratoire, la couleur des muqueuses que votre cheval doit présenter quand il est en bonne santé ?
Sauriez-vous deceler l'urgence en cas d'accident ou de maladie ?
Connaissez-vous les symptômes de myosite d'effort, de l'inversion, du coup de chaleur, d'un début de coliques ? Sauriez-vous comment intervenir ?
En cas d'accident de votre cheval, saurez-vous réagir sans perdre votre sang froid ?
Sauriez-vous faire une injection, un pansement compressif sur une artère sectionnée, une attelle?

Maréchalerie
Savez-vous enlever et remettre un fer si votre cheval est ferré ?
Matelotage
Comment fait-on un noeud de randonnée ? de cabestan ? un noeud de chaise ? un noeud de ligne? un double-dutchman ?
Réglementation
Connaissez-vous les lois et le règlement régissant les cavaliers en extérieur ?
Exemple : savez-vous s'il faut marcher à droite ou à gauche d'une route ?
- Pouvez-vous traverser une forêt domaniale ?
- Pouvez-vous bivouaquer dans le sous-bois ?

Si vous avez répondu oui à toutes ces questions, alors, bonne rando !
Sinon, préparez-vous encore un peu.

Le cheval avec lequel vous partez doit être un partenaire sûr. Non seulement il ne doit jamais vous mettre en danger, mais encore il doit toujours chercher à préserver votre sécurité. Il doit avoir appris tout cela au cours d'une longue éducation comportant de multiples expériences avec vous, vous devez pouvoir passer le long d'un pré où s'agitent d'autres animaux, traverser des rivières, des ponts, passer le long d'une route à grande circulation, croiser tracteurs et remorques, recevoir une averse de grêle, sans que votre cheval donne des signes d'agitation. Votre compagnon doit aussi montrer un pied sûr lors d'un passage difficile - rails de chemin de fer, lit de torrent à sec, raidillon à flanc de montagne -, savoir enjamber les troncs, descendre dans les fossés et progresser en main sans jamais vous marcher sur les talons.

Voici des dessins de noeuds

Le noeud de pêcheur
- croiser les cordes
- avec chaque bout, faire un noeud simple au bout de l'autre corde. (Fig.1)
- serrer en tirant sur (x) et (y). (Fig.2)
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Le noeud de longe
- Formez une boucle avec la partie libre de la corde.
- Faites une autre boucle dans la partie libre et passez la seconde dans la première, tirez sur le bout pour défaire le noeud.
- Pour empêcher le cheval de défaire lui-même le noeud, faites passer le bout libre dans la boucle.
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Le noeud plat
Croiser les brins, gauche sur droit et lacer.
Croiser à nouveau droit sur gauche et lacer.
De chaque côté, les brins sortent côte à côte.
Usages
Nouer deux cordes de même grosseur.
Nouer deux lanières d'étoffe, les extrémités d'un bandage.
Nouer deux liens d'herbes ou de paille souple.
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Le noeud de ligne
Permet de réaliser des boucles faciles à défaire sur une ligne à chevaux.
Il remplace avantageusement la boucle nouée.
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Lover un lasso
On love dans le sens des aiguilles d'une montre afin de ne pas contrarier toronnage et éviter les boucles. On conclut soit par la manière 2, 3 et soit par la manière 5 et 6.
La seconde convient mieux pour attacher la corde sur la selle.

Texte et images Editions Atlas

lundi 4 février 2008

Education et comportement du cheval de randonnée....

Ne vous inquiétez pas si vous n'avez pas de manège pour travailler.
L'extérieur est la plus belle carrière du monde.
Ce que vous obtenez dehors, vous l'aurez toujours en manège.
L'inverse n'est pas vrai. Alors...



Ce qu'il doit savoir faire :

Un cheval d'extérieur doit être agréable, facile à monter et un comportement exemplaire :
c'est indispensable pour le confort et la sécurité du randonneur et du cheval.

Le cheval de randonnée doit marcher, trotter et galoper uniquement à votre demande.
Au cours du dressage, faites vos demandes nettement.
Récompensez le cheval quand il obéit.
Exigez peu à peu une réponse instantanée, que ce soit dans les transitions montantes ou descendantes. Ne laissez pas un cheval changer d'allure selon son bon plaisir, trottinement, ralentissement ou accélération non demandés doivent êtres contré immédiatement.
Manifestez votre désaccord d'abord par la voix, puis par les aides.
Le pas, essentiel en randonnée, est une allure difficile à travailler ; ne le négligez pas.



S'arrêter à la voix et maintenir l'arrêt dans le calme, rênes longues : un élément de base du dressage du cheval d'extérieur.

Oubliez le style manège, les rênes ajustées et les jambes qui portent : vous seriez vite fatigué, et votre cheval blasé et dégoûté.
La plus grande précision technique peut s'obtenir rênes longues.
Tout est question de confiance et de volonté...

Un cheval souple et musclé s'obtient par des exercices d'épaule en dedans, de hanches en dedans ou en dehors, mais de simples assouplissements. Elles sont bien utiles pour se dégager de situations difficiles.


Le cheval de randonnée doit apprendre à s'arrêter dans la foulée. Cela peut être utile dans les cas d'urgence.
Commencez le travail à pied, à la voix. Ensuite, abordez le travail monté au pas, en utilisant simultanément la voix et les aides. Le cheval doit s'arrêter à l'instant même où vous le lui demandez et rester immobile tant que vous ne le remettez pas en avant. Récompensez chaque arrêt. Dans un premier temps, ne prolongez pas trop les arrêts. Et, surtout, rendez les rênes: l'arrêt devient ainsi une détente, une sorte de récompense. Vous pourrez sous peu vous passer des rênes !

Pour se dégager du bord d'un ruisseau ou d'un chemin sans issue, reculer sera très utile.
Le cheval de randonnée doit savoir reculer dans le calme, sur plusieurs foulées.
Comme l'arrêt, le reculer se travaille d'abord en main. Dites "Recule" tout en marchant vers lui et en poussant son épaule ou poitrail si nécessaire.
Lorsque vous passez au travail monté, faites preuve de patience.
Contentez-vous d'un pas ou même d'une esquisse de pas. Récompensez abondamment.
Ne coincez pas le cheval entre les mains et les jambes. L'ordre à la voix s'accompagne d'une simple indication des mains et des jambes, avec cession dès que le cheval entame le reculer.
Au bout de quelques semaines, il sera capable de reculer de plusieurs dizaines de mètres, ce qui est le minimum nécessaire.

En randonnée, on a souvent besoin de ses mains; pour ouvrir une barrière, lire la carte, tenir un cheval en longe, etc...
Demandez les choses à une main, puis dans le demi-seconde qui suit, demandez-la à deux mains; il aura tôt fait d'anticiper et, bientôt, la demande à une main suffira.

Le cheval de randonnée doit se montrer indépendant, c'est-à-dire rester au pas quand les autres prennent le galop ( pas toujours évident), partir à gauche quand tout le monde va à droite, sans que vous ayez à vous battre.
Contraire à son instinct, cette qualité s'acquiert par la patience, le travail devant se faire par petites étapes. Il faut en permanence rassurer le cheval en cours d'apprentissage et, surtout, affirmer votre rôle de dominant.

Avant tout, le respect que votre cheval vous porte se manifeste à pied.
Il doit apprendre à marcher en main en restant derrière vous, à ne pas vous bousculer, à se pousser quand vous marchez vers lui. Il est très attentif à vous et sait oublier les autres chevaux, car il vous voit comme un dominant. Si votre cheval déroge à l'une de ces règles, résolvez vite le problème : un manque de respect en main se traduira forcément par un manque de respect monté.

Il est normal d'accorder au cheval la possibilité de vérifier qu'un objet nouveau ou inquiétant ne présente pas de danger. C'est un réflexe sain qui vous préservera de bien des ennuis.
Apprennez-lui simplement à observer dans le calme et à ne pas s'enfuir.
Votre seul travail consiste à le maintenir en présence de l'objet de son angoisse - peu importe la distance. Plus il a peur, plus vos rênes doivent êtres longues.

Si vous avez la possibilté de tester un cheval avant l'achat, pensez à vous adresser à quelqu'un qui randonne.
A chacun son métier. Souvent un moniteur de club n'a jamais randonné, il ne connaît que les promenades de quelques heures. Trouvez plutôt un guide de tourisme équestre.

Bonne Rando à tous sunny

samedi 19 janvier 2008

Voyage.... en photo...

Quand on aime le voyage... et qu'on a la passion du cheval,

la tentation est grande de partir loin...
Voyageons ensemble grâce aux photos... quel Rêve !

La sécurité résulte d'un mélange de bon sens, de courtoisie et de vigilance.
Il faut anticiper les mouvements des véhicules et leur faire connaître clairement vos intentions.
Car, malheureusement, toutes les routes ne sont pas aussi bucoliques que celle de cette photo !

En forêt, terrain idéal pour entraîner son cheval et entretenir son moral,
la forêt est aussi un lieu plein de beauté et de mystère.
Le cheval permet d'en profiter pleinement.

Parcourir la montagne sur sa monture permet d'apprécier les beautés de la nature
et de découvrir des paysages à couper le souffle...
à condition d'apprendre à dominer son cheval et la situation !

Vous avez dit région sèche ...!
On pense d'abord, bien sûr, aux déserts et aux pays chauds d'Afrique.
Cependant, la sècheresse peut toucher bien d'autres coins du monde et,
notamment, le sud d'un certain nombre de pays d'Europe -
l'Espagne, le Portugal, l'Italie, mais aussi la France.


Même si on ne monte un cheval que quelques heures,
il est important de ne pas se comporter avec lui en passager clandestin.
Il faut se faire respecter, mais aussi savoir apprécier.


J'espère, tout comme moi... ce fut un plaisir de découvrir ces magnifiques paysages et photos !



mercredi 16 janvier 2008

Mauvaises Rencontres...

Pour le cheval d'extérieur, la nature constitue un infini réservoir de surprises
et de mauvaises rencontres...
Tout l'art du cavalier consiste à faire de chacune d'elles
le point de départ d'une expérience positive.

Lorsqu'un objet insolite inquiète le cheval, il ne faut pas chercher à
passer à tout prix, mais plutôt profiter de l'occasion et en faire une expérience...
Quand sa monture pointe les oreilles et ralentit, la tendance naturelle du cavalier
consiste à la pousser pour la forcer à avancer malgré tout.
Une telle méthode présente de nombreux inconvénient :
d'abord, pris entre deux feux, le cheval risque de faire un écart :
c'est là un comportement dangereux qu'on ne devrait encourager.
Il peut aussi choisir de négliger le message de ces jambes trop exigeantes.
Enfin, le fait de continuer à avancer sous la contrainte ne lui permet ni de se
rassurer ni de faire une expérience positive.
La prochaine fois, il aura de nouveau peur.

Votre cheval aura certainement peur un jour de quelque chose
que vous trouvez ridicument peu effrayant :
un caillou blanc, un bout de ficelle, une grosse feuille morte.
Soyez patient !
Vous ne pouvez pas décider pour lui de ce qui lui fait peur.
S'il est inquiet et que vous le grondez, vous ne ferez qu'envenimer les choses.

Il est beaucoup plus éducatif de donner du temps à son cheval
et de lui laisser prendre de lui-même la décision d'avancer.
Si l'objet est accessible ( tas de bois, remorque, etc...),
ne vous contentez pas de passer à côté :
profitez-en pour en faire une visite détaillée.
Ainsi, le cheval pourra constater qu'il ne présente aucun danger,
ce qui augmentera son expérience et son courage.
Assurez-vous que sa tête est pointée dans la direction choisie,
permettez-lui de ralentir ou de s'arrêter, puis surveillez son attitude.
Tant qu'il pointe les oreilles vers l'objet, ne le poussez surtout pas
(ni voix, ni jambes). Mais, dès que son attention se relâche, qu'il regarde ailleurs,
donnez-lui une brève indication (voix ou jambes) pour le rappeler à
son devoir d'approche. Relâcher les rênes le plus possible pour lui permettre
de bien regarder l'objet et l'aider à se décontracter.

Pas à pas, le cheval finira par être suffisamment proche de la chose redoutée
pour pouvoir la toucher du nez et la flairer.
Encouragez-le d'une voix rassurante, caressez-le tout en vous assurant
qu'il fait correctement son travail. S'il reste là, sans flairer, poussez-le un peu,
orientez sa tête ou incitez-le à se déplacer le long de la chose pour en découvrir d'autres aspect.
Vous pouvez ainsi faire tout le tour d'un camion, d'une benne, d'un tas de bois jusqu'à ce qu'il les ait bien vus et se décontracte. Terminez en passant à plusieurs reprises devant ce qui l'avait effrayé afin que le cheval sache ce qu'on attend de lui.

Une préparation à tout cela est indispensable.
Une fois qu'il se sera familiarisé avec des véhicules, la prudence reste cependant
de mise lors de passage de convois de gros camions ou avec remorque.
Evitez de garder le contact avec la bouche, car le réflexe d'opposition incite alors le cheval à fuir.

Qu'il s'agisse d'un village ou d'une maison isolée, les lieux d'habitation peuvent
réserver quantité de surprises : un rideau antimouches qui s'écarte brusquement,
des enfants qui courent à la rencontre des chevaux, un chien qui jaillit
d'une haie en aboyant.
Avec un jeune cheval, il est prudent de mettre pied à terre si on veut
traverser une agglomération en toute sécurité.



jeudi 3 janvier 2008

Quand il gèle fort....

L'hiver apporte son lot de problèmes.
Il faut trouver des solutions pour lutter contre la pluie, la neige, le vent ou le gel.
Moins important en plaine qu'en altitude, ce dernier n'en reste pas moins à la fois une nécessité et une difficulté.


Un bienfait

Le gel n'est pas un "sale coup" de la nature.
C'est une nécessité et, comme telle, il participe à l'équilibre des écosystèmes.
Ainsi, il suffit de quelques jours de gel à moins 5°C pour que de nombreuses larves de vers et bien d'autres parasites soient tués. C'est une excellente façon de nettoyer son pré !
Les larves qui se trouvent dans ou sous les crottins sont isolés du froid.
Il faut donc, pour que ce système fonctionne, que vous ayez pris soin d'entretenir votre pâture
en la hersant pour briser et étaler les crottins.
Quand l'hiver s'est écoulé sans fortes gelées, on doit redouter, pendant le reste de l'année,
des parasitoses en tout genre.


Un temps sec et beau

Le gel est souvent accompagné d'une hygrométrie faible... c'est à dire, d'une
atmosphère peu chargée en humidité.
C'est excellent pour les bronches de vos chevaux ; laissez-les dehors pendant la journée.
Le soleil est souvent présent lors de fortes gelées et cette lumière, pendant les courtes
journées d'hiver, est bénéfique.


Se protéger du gel à l'écurie

A l'écurie, le principal risque réside dans le gel des canalisations d'eau.
L'eau, en se solidifiant, augmente de volume et fait éclater les canalisations.
Au moment du dégel, vous risquez de découvrir des fuites dans toute l'écurie !
Pour évitez ce problème, protéger vos tuyaux par des matériaux isolants,
mais ce système est inefficace si la température descend au-dessous de -3 ou -4°C.
La solution est : lorsque la météo annonce des gelées importantes, fermez le robinet d'arrivée et purgez les canalisations ou ouvrant tous les robinets en aval.
Les abreuvoirs automatiques comportent en principe de petits robinets de purge.
Il vous faudra, en attendant, abreuver les chevaux au seau.


Au pré

Le gel est un phénomène naturel que les chevaux supportent très bien à condition que leur propriétaire prenne quelques précautions.

1. Déferrez car.. le fer se rétracte quand il gèle fort.
Un cheval ferré sur un sol glissant ne tient plus sur ses jambes.
Le fer, bon conducteur du froid, glace le pied.

2. Nourrissez plus que d'habitude. La lutte contre le froid entraîne une grande dépense d'énergie.
Donnez du foin à volonté et complétez, si nécessaire, avec des granulés ou des céréales.

3. Allez chaque jour casser la glace ou verser un peu d'eau bouillante dans le bac matin et soir.
Les chevaux ne dorment pas spécialement la nuit. Il faut que les chevaux aient le temps
de boire avant que la glace ne se reforme.

4. Pensez, dès la fin de l'été, à favoriser la pousse du poil.
C'est la durée des jours et la température qui déclenchent cette pousse, pour que le poil soit
adapté au froid hivernal, le cheval doit vivre dehors pendant l'automne.

5. Si le temps est à la fois froid et humide ou si un vent glacial se met à souffler, rentrez les chevaux au box. On peut les laisser au pré à condition qu'ils aient un bon abri, que la litière soit épaissee, propre et sèche et qu'on leur donne du foin en abondance.

Les chevaux habitués à vivre en extérieur ont conservé un instinct de survie très développé.
Ils savent casser la glace pour accéder à l'eau qu'elle recouvre, gratter la neige ou
le givre pour trouver de l'herbe.

Au Canada, certains chevaux vivent dehors par - 40°C.
Foin à volonté et approvisionnement régulier en eau leur permettent d'affronter
les rigueurs de l'hiver. Il faut bien sûr, qu'ils disposent d'un abri naturel ou construit sous lequel
ils puissent se mettre au sec et à l'abri du vent.



jeudi 27 décembre 2007

Bonne Année



samedi 22 décembre 2007

Utiliser "Le FOIN...."!!

Le foin est un excellent aliment en hiver.
Le cheval doit en avoir à sa disposition en permanence.

L'hiver, un foin de bonne qualité représente l'alimentation idéale.
Oubliez l'idée qu'un cheval peut vivre de granulés, même complets : il survit !
Le foin lui est essentiel, d'abord comme lest.
Un cheval qui a du foin à volonté peut passer un excellent hiver au pré.
Il mange la quantité qui lui est nécessaire pour résister au froid et aux intempéries.
Si le cheval travaille, la contrainte temps intervient, sachez qu'il faut environ 30 minutes pour manger 1 kg de foin.
Un cheval de 500 kg, en plein hiver, mange environ 12 kg de foin par jour, ce qui l'occupe à peu près pendant 6 heures.


Ne secouez pas le foin : vous feriez tomber le meilleur !
Cette habitude de secouer vient de l'idée qu'en faisant ainsi, on enlève la poussière.
Mais si le foin est poussiereux, il est préférable de le mouiller.
Faites tremper le foin quelques instants pour les chevaux qui souffrent de problèmes pulmonaires.

Au pré, avec du foin à disposition, le cheval mange à sa faim au cours de la journée.
Ici, sur la photo, une sieste pendant la digestion..; et on monte quand on veut...
S'il vit au box, il faudra vous lever tôt pour lui fournir sa ration à temps avant le travail !
Pour rappel : distribuez toujours le foin environ une heure avant les grains...;
Eh oui, il faut se lever tôt !


mercredi 12 décembre 2007

Les problèmes du randonneur...;(1)

La randonnée n'est pas une simple balade à laquelle chacun peut s'adonner sans préparation.
Pour l'admettre, il faut, en avoir fait l'expérience.

Voici quelques questions posées :
Questions et réponses dont vous pourrez tirer profit.

J'ai participé à une grande randonnée. J'ai été surprise que le guide me donne des indications qui contredisaient ce que j'ai appris au club. Est-ce normal ? Faut-il écouter le guide ou faire ce que l'on a appris au manège ?

L'équitation d'extérieur est une discipline en soi. Les nécessités, lors d'une randonnée, ne sont pas les mêmes qu'au manège ou à la carrière (ni que lors d'une balade dans les environs du club. Un bon cheval d'extérieur a reçu une éducation spécifique. Il faut savoir le monter pour respecter et renforcer cette éducation. Mieux vaut donc oublier un peu sa formation de cavalier de manège et s'en remettre au guide ou à l'accompagnateur, cavaliers spécialisés qui vous donneront des conseils plus conformes à la randonnée.

J'ai participé à quelques randonnée avec mon cheval, mais il est assez turbulent. Il broute tous les trois pas, trottine pour rattraper, puis colle aux autres. Je dois donc monter rênes ajustées, ce qui est vite fatiguant pour moi. Que faire ?

Fatiguant pour vous ? Et pour lui donc ! En randonnée, le cheval a besoin de disposer de sa liberté de balancier, il est exclu de le monter rênes ajustées pendant de longs kilomètres. Il faut éduquer votre cheval avant la prochaine randonnée, laissez-lui les rênes longues, mais intervenez dès qu'il se comporte mal. Dès qu'il obéit, récompensez en posant les rênes sur l'encolure. Il comprendra vite qu'il a tout avantage à respecter les règles du contrat.

J'adore la randonnée et j'aimerais emmener mon cheval avec un groupe de randonneurs. Malheureusement, il tape, et j'ai peur que cela m'empêche de me joindre aux autres. Que me conseillez-vous ? Un cheval qui tape n'est pas un compagnon d'extérieur idéal certe, mais cela ne doit pas vous empêcher de vous joindre à une randonnée. Par convention, on signale ce type de problème en fixant un ruban rouge à la queue du cheval, les autres sont ainsi avertis qu'ils ne doivent pas s'approcher trop près. Prévoyez aussi une ligne d'attache individuelle pour les étapes. Enfin, sachez qu'une bonne éducation peut corriger ce type de comportement. Consultez par exemple le livre de Véronique de Saint Vaulry ( le cheval d'extérieur) qui explique bien comment faire passer les attitudes agressives ou s'adresser à un éducateur professionnel.

Mon cheval se comporte très bien en extérieur mais il supporte mal l'attache et tire souvent au renard, ce qui pose problèmes aux étapes. Comment faire ?

Tout dépend de la susceptibilité du cheval. Pour les étapes courtes, avec surveillance, vous pouvez l'attacher à une branche haute bien souple. Pour la nuit, faites-lui une ligne d'attache haute et assez longue, le long de laquelle il pourra se déplacer. Si, toutefois, il ne supportrait pas ce système, il vous reste deux solutions, lui apprendre à tolérer des entraves ou compter systématiquement sur un véhicule d'intendance qui apportera un électrificateur, du ruban et des piquets pour aménager un petit enclos.

J'ai acheté, il y a quelques années, un pur-sang de réforme qui est très calme.
J'aimerais randonner avec lui, mais on me le déconseille.
Pourquoi ? Dois-je vraiment renoncer ?

Les pur-sang ne sont pas, pour diverses raisons, les chevaux les plus indiqués pour la randonnée. Tout d'abord, ils possèdent généralement un système digestif délicat qui s'adapte mal aux aléas de l'alimentation en randonnée. Ensuite, la plupart d'entre eux ont un pas ample et élastique peu économique et, étant souvent long-jointés, se fatiguent plus vite que les autres. De surcroît, ce pas n'est pas très confortable pour le cavalier, dont les fesses sont sans cesse promenées dans la selle. Le garrot très prononcés des pur-sang, leur dos un peu long et parfois étroit n'en font pas non plus de formidables porteurs, gare aux problèmes de gonfles et aux blessures du garrot. Enfin, les pur-sang n'ont pas toujours le pied sûr et souffrent sur les sentiers racailleux et les terrains difficiles. Toutefois, aucun de ces défauts n'est redhibitoire et, d'ailleurs, tous les pur-sang n'en souffrent pas. Si votre cheval se comporte bien en extérieur, testez-le d'abord sur des randonnées courtes (2 jours), puis progressivement sur des boucles plus longues. Choisissez un matériel adapté. Si tout va bien,votre compagnon deviendra peut-être un excellent voyageur.

A partir de quel âge peut-on participer à de grandes randonnées ?


Il existait, jusque récemment, fort peu de randonnées destinées aux jeunes et aux enfants, mais cela se développe. Il existe même des randonnées d'une ou de deux journées à dos de shetlands pour les petits. Toutefois, les vraies randonnées avec plusieurs nuitées en bivouac ou en gîte ne s'adressent que rarement aux plus jeunes, cela oblige en effet les organisateurs à prévoir un encadrement spécial et à recevoir des agréments spécifiques de divers organismes.
En revanche, rien n'empêche un enfant cavalier de partir s'il est accompagné d'un adulte qui répond de lui.

Voici ici un site à visiter Les prés aux ânes
Balade, stage, gîte rural pour enfants et adultes
www.lepreauxanes.be





Les problèmes du randonneur (2)

Aux divers problèmes du choix et de l'éducation du cheval
et du cavalier ! de randonnée s'ajoutent les questions matérielles, qui prennent beaucoup d'importance quand on bivouaque.

Pour moi, le plaisir de la randonnée, c'est la liberté et l'aventure. Je n'ai pas envie de réserver des gîtes à l'avance. Peut-on partir à l'aventure ?

Oui, dans une certaine mesure, à condition de savoir bien lire les cartes et les préparer chaque matin avec soin l'étape du jour, car vous devez être sûr de trouver au minimum un point d'eau à midi et le soir et de quoi manger pour les chevaux. Dans les villages ou les zones agricoles, on trouve presque toujours un propriétaire obligeant qui vous laisse entrer dans un pré ou qui vous prête une grange pour la nuit. Notez que cela vous oblige à prévoir des étapes assez courtes au cas où vous seriez obligé, en fin de journée, de pousser plus loin pour trouver un gîte ou un bivouac correct.

J'aimerais partir en randonnée avec des amis pour une boucle de huit-dix jours. Nous voulons bivouaquer de temps en temps, mais sans emporter de tente pour ne pas surcharger les chevaux. Peut-on dormir à peu près confortablement à la belle étoile ?

Rien de plus simple, après avoir installé une ligne d'attache sûre pour les chevaux, cherchez à proximité une portion de sol plane et dépourvue de cailloux. Si le sol est très irrégulier ou caillouteux, une brassée de fougères, de feuilles mortes ou d'herbes sèches feront un matelas de fortune. Etendez-y votre poncho, qui vous isolera de l'humidité du sol, et dépliez votre tapis de selle par-dessus. Roulez un pull ou un blouson et voilà votre oreiller. Il ne vous reste plus qu'à dérouler votre sac de couchage. Bonne nuit !

La randonnée nécessite un matériel spécial.
Cela ne veut pas dire qu'il faut se ruiner car, le harnachement de base mis à part, on peut, avec un peu de bon sens et de débrouillardise, s'équiper à peu de frais.

J'ai une selle anglaise que je trouve très confortable. Je l'ai déjà utilisée pour une randonnée d'une journée, mais on m' a dit qu'elle ne pouvait pas convenir pour des randonnées plus longues. Est-ce vrai ? Dois-je en changer ?

Hélas, si vous envisagez de randonner régulièrement, vous devrez, en effet, vous procurer une autre selle. Les selles anglaises sont légères et possèdent un siège assez court, autrement dit, leurs points d'appui sont concentrés sur de petites zones du dos du cheval. Après plusieurs heures de marche, des gonfles risquent d'apparaître, qui vous obligeront à écourter votre randonnée. De surcroît, ces selles peuvent comprimer les côtés du garrot et provoquer à cet endroit des blessures. Il faut donc choisir une selle conçue pour l'équitation d'extérieur, qui répartit le poids du cavalier sur une large surface, qui évite les points de compression et dégage bien le garrot. Il existe de toutes sortes, de la traditionnelle selle de randonnée à la selle western. Il faut choisir en fonction de votre cheval...et de votre budget !

La randonnée est souvent une longue suite de difficultés inattendues,
les sentiers ne correspondent plus à ceux de la carte, le point d'eau sur lequel on comptait est asséché, un cheval perd un fer, un passage est plus délicat qu'on ne s'y attendait...
Pour que l'aventure ne tourne pas au vinaigre, il faut partir avec un matériel adéquat, préparer soigneusement ses étapes et toujours envisager des solutions de rechange en cas de problème.

Lors des quelques randonnées que j'ai faites, j'ai pu constater qu'on marche le plus souvent avec des rênes longues ou des rênes carrément posées ( notamment lorsqu'on se bat avec sa gourde ou sa carte). Si le cheval baisse la tête, elles glissent vers les oreilles. D'ailleurs, le même problème se pose lorsqu'on est à pied et qu'on marche en tenant la longe, les rênes glissent d'un côté ou de l'autre ou vers les oreilles du cheval. Quelle solution proposez-vous ?

Les randonneurs connaissent bien ce problème et ont trouvé un moyen bien simple de le résoudre, il suffit de fixer un mousqueton dans un des anneaux de la selle ou des fontes (ou des deux côtés) et d'y passer les rênes qui, ainsi, restent en place. Les mousquetons, toujours eux, permettent aussi de résoudre le problème en main, au lieu de dénouer et de renouer la longe à chaque passage à pied, fixez vos rênes aux anneaux du mors à l'aide d'un mousqueton. Il vous suffira d'en décrocher un pour vous servir des rênes comme longe en ayant toute la longueur nécessaire dans les passages délicats, par la même occasion, vous vous débarrasserez du problème des rênes qui glissent.

Mon cheval est très sensible aux insectes, au bout d'un moment, il devient fou. Il a déjà eu une infection oculaire très embêtante après un séjour au pré en été. Je voudrais partir avec des amis pour une randonnée en Dordogne en juillet, mais j'hésite de peur que le harcèlement des insectes crée des problèmes. Qu'en pensez-vous ?

Il existe un moyen simple et assez efficace de protéger votre cheval, une lotion insectifuge à demander à votre vétérinaire. Naturellement, pour huit jours, vous devrez en emporter une certaine quantité. Pour protéger ses yeux, vous pouvez employer un capuchon en filet ou une simple frange en cuir ou en coton, moins radicale mais néanmoins assez efficace.
Testez ce matériel au cours de balades de deux ou trois heures ou d'une journée avant de partir pour un long voyage.

Extrait des Editions Atlas