mardi 26 août 2008

Les Races & Elevage...


Ce tout petit cheval iranien,
rapide et élégant, est considéré
comme l'une des plus anciennes races de chevaux.
Il possède des caractéristiques qui le différencient des autres races
et qui permettent de le rattacher à ses très lointains ancêtres.

Le cheval de la Caspienne, sauvé de justesse de l'extinction,
reste rare, aussi est-il de nos jours protégé.

De l'histoire ancienne

Les représentations d'un petit cheval élégan, d'un type similaire à
celui des chevaux arabes, sur les bas-reliefs d'Egypte et
de Mésopotamie constituent peut-être l'un des plus anciens
témoignages de l'existence des ancêtres du cheval de la Caspienne.
Beaucoup plus tard, vers 500 av. J.-C., on retrouve
de petits chevaux assez semblables sur le sceau de Darlus le Grand,
roi de Perse.
Des ossements analogues à ceux du cheval de la Caspienne ont
d'ailleurs été retrouvés dans des grottes datant du médolichique,
près de Kermanchah, entre Bagdad et Téhéran.
On pense ainsi pouvoir établir un lien entre ces lointains ancêtres
et les petits chevaux que les tribus de la région de Kermanchah, chassés
de leurs territoires, emmenèrent au pied de
l'Elbourz, au bord de la mer Caspienne.


On croyait ce petit cheval définitivement disparu quand, en 1965,
l'Américaine Louise Firouz découvrit une harde
d'une trentaine de têtes dans une région reculé
du nord de l'Iran, sur la mer Caspienne.
Une recherche systématique lui confirma la présence,
sur toute la côte sud de la mer Caspienne,
d'une cinquantaine d'animaux présentant les caractéristiques
du cheval de la Caspienne.
Elle entreprit alors de protéger cette race et d'en faire l'élevage.
Elle conserva la direction de cet élévage " de souche"
jusqu'en 1974, date à laquelle la
Royal Horses Society of Iran en prit la gestion.

Un sauvetage difficile

Louise Firouz entreprit alors de nouvelles recherches et
découvrit une poignée d'autres chevaux de la Caspienne,
ce qui lui permit de fonder une nouvelle harde en 1975.
La Royal Horses Society of Iran saisit les animaux de cette lignée
et interdit en 1977, l'exportation des chevaux de la Caspienne.
Hélas, durant le conflit Irak-Iran (1980-1988),
tous les chevaux furent dispersés :
vendus pour la boucherie ou utilisés pour déminer (!)
avant le passage des troupes.

En 1992, il ne restait plus, en Iran, que 38 chevaux.
En 1993 fut entreprit un sauvetage de dernière minute :
sept chevaux résistèrent à la traversée de la Russie et
à une longue quarantaine en Biélorussie.
Après huit mois de voyage, ils parvinrent en Angleterre.
Ce furent là, sans doute, les derniers chevaux
de la Caspienne à sortir de l'Iran.

Protégé, aujourd'hui, par la International Caspian Society Registry,
le cheval de la Caspienne est élevé en Iran.
Quelques lignées ont pu être établies à partir des rares animaux exportés :
de nos jours, on élève cette race en Europe, en Australie et
aux Etats-Unis.
Il existe environ 500 chevaux de la Caspienne dans le monde.

Un bel avenir

Cet extraordinaire petit cheval ne peut que susciter l'enthousiasme.
Désormais à l'abri de l'extinction, il est promis à un bel avenir.

Origine

Originaire du nord de l'Iran - c'est à Amol, sur les rives de la Caspienne,
qu'il fut redécouvert en 1965 - , où il est toujours présent, il est élevé aussi
dans divers pays, dont les USA qui possèdent le cheptel le plus important après l'Iran.



Type et tempérament

Malgré sa petite taille, il possède toutes les caractéristiques d'un
cheval et n'est donc pas classé parmi les poneys.

Modèle

L'impression générale est harmonieuse :
il est élégant et bien proportionné.
Il possède des allures déliées et élastiques, avec un pas et
un trot ample, un galop bien cadensé qui peut être
très rapide. C'est aussi un excellent sauteur.
La tête est petite, fine et expressive, avec de grands yeux légèrement
proéminents et de petites oreilles ( max.11 cm de long).
L'encolure est harmonieuse et bien orientée,
l'épaule longue, le passage de sangle profond,
le garrot marqué. L'arrière-main est puissante et ronde,
avec une queue attachée très haut.
Les membres sont fins et longs, mais l'ossature
remarquablement solide. Les sabots sont d'une corne très dure
qui ne nécessite pas de ferrure.
La peau est fine, comme celle de l'arabe, et
les crins abondants.

Tailles

Entre 1.02 m et 1.22 m

Robe

Le bai, le gris et l'alezan dominent.
On rencontre aussi, mais plus rarement,
des noirs et des crème.

Caractère

Le cheval de Caspienne est une cheval de sang, intelligent
et plein de fougue. Il est cependant facile à dresser et c'est
une bonne monture pour les enfants.
Son ardeur et sa rapidité en font un cheval d'attelage hors pair.



Extrait des Editions Atlas


Les Races & Elevage...


Ce royal cheval a bien failli disparaître -
et cela aurait été dommage car il représente une aptitude remarquable
pour la haute école de tradition classique.
Il est le meilleur représentant de l'art équestre portugais.

C'est le sang andalou qui sauva l'alter real de la disparition.
A la fin du XIXè siècle, les éleveurs s'efforcèrent de redonner
naissance à la race par l'apport de sang andalou très pur.
On l'employa pour ce faire des juments du haras de Zapata.
L'amélioration fut sensible, mais la dissolution de la monarchie fit peser
une nouvelle menace sur le haras royal.
Fort heureusement, le docteur Ruy d'Andrade, une autorité
dans le monde équestre portugais, sauva quelques souches.
En 1932, le haras passa aux mains du ministère de l'Agriculture et,
en quelques décennies, la race commença à renaître.

Type et tempérament

On dit que les alter real d'aujourd'hui ressemblent beaucoup
à leur ancêtres du XVIIIe siècle :
ce sont des chevaux merveilleusement adaptés à la haute
école de tradition portugaise.

Modèle

Avec son corps rond, puissant et équilibré,
son encolure incurvée et portée haut qui favorise le ramener,
l'alter real ressemble aux autres chevaux ibériques.
Mais il s'en distingue par son dos lont et droit,
sa croupe haute et, surtout, par la longueur de
ses canons et de ses pâturons : le bras est parfois plus court que le canon !
S'il est long-jointé, l'alter real possède des jarrets forts et bien placés.
Cette morphologie favorise le report du poids sur l'arrière-main,
donc le rassembler.

Taille

1.50m à 1.60 m

Robe

Bai, bai-brun, alezan, gris.

Tempérament

Après les croisements malheureux entrepris au XIXe siècle,
l'alter real avait la réputation d'être un cheval capricieux,
difficile à soumettre, parfois violent.
Aujourd'hui, il ne reste rien de ce mauvais caractère.
L'alter real est intelligent et volontaire.
Brillant, impétueux mais restant aux ordres, il fait merveille dans
tout le travail de haute école s'il est monté par un cavalier fin et juste.

Origine

L'alter real a été créé au haras de Vila de Portal,
près d'Alter do Chao, dans la province portugaise
d'Alentejo. Aujourd'hui encore, c'est surtout
dans cette région aux sols riches qu'on l'élève.


Cette région avait été choisie parce que son sol et sa végétation permettaient
d'entreprendre un élevage de qualité.
Le haras devait fournir aux écuries royales, selon la demande du roi José Ier,
des chevaux d'élite capables d'évoluer avec aisance et d'acquérir facilement
les bases de l'équitation classique telle qu'on l'entendait alors:
il fallait donc des montures de belle prestance, assez fortes mais élégantes,
douées pour le rassembler et les airs relevés.

Histoire

Elle commence en 1747,
date à laquelle on importa d'Espagne -
plus exactement de Jerez de la Frontera -
300 juments andalouses, que l'on installa au haras royal de Vila de Portal.

Ces magnifiques poulinières permirent de fonder une nouvelle race,
que l'on baptisa d'après le nom de la localité -
Alter do Chao.
Real, en portugais, signifie tout simplement " ROYAL"

Naturellement, la seule étiquette de fournisseur du roi aurait suffi a établir la renommée du haras et à asseoir la valeur de la race.
Néanmoins, la célébrité des alter real, qui s'étendit à toute l'Europe
au XVIIIe siècle, dut aussi beaucoup à un écuyer de talent,
qui contribua grandement à démontrer les dons de la race pour le dressage.
Il s'agit du marquis de Marialva, cavalier éclairé qui fit
profondément évoluer l'équitation classique dans toute
le péninsule Ibérique et qui régna en maître
sur les écuries royales à partir de 1770.


Malheureusement, la royale carrière de l'alter real fut brisée par les guerres
napoléoniennes.
Au début du XIXe siècle, les troupes françaises dispersèrent
les reproducteurs, et le haras royal fut fermé en 1834.

On s'efforça par la suite de recréer de nouvelles lignées, selon la mode de l'époque,
en procédant à des apports de sang divers :
pur-sang bien sûr, hanovrien et, surtout, arabe.
Aucun de ces croisements ne donna de bons résultats, le sang arabe,
pour une fois, n'opérant aucune amélioration et contribuant même
à une rapide dégradation des qualités de la race.


Extrait des éditions Atlas

samedi 23 août 2008

Les Races & Elevage


L'akhal-téké est un peu au cheval ce que l'oriental est au chat :
Un animal tout en jambes, mince jusqu'à la maigreur, (pas fait pour moi, lol),
étroit et élégant.
Préservé du métissage par le rideau de fer, l'akhal-téké a gardé jusqu'à recemment
les caractéristiques très particulières de cette race
ancienne aux origines mystérieuses.




Type et tempérament

Modèle: Le modèle de l'akhal-téké est assez éloigné du standard du cheval
de sport occidental. C'est avant tout un cheval sec et léger.
Haut sur pattes, il possède un dos long et une croupe souvent avalée.
La poitrine, moyennement profonde, étroite, est remarquablement musclée.
L'encolure longue et renversée sort presque à la verticale des épaules,
ce qui confère à l'akhal-téké une allure altière - et, trait spécifique de la race,
place sa bouche au-dessus de la main du cavalier.
La tête est mince et sèche, avec des oreilles relativement grandes
et un regard intelligent.
L'épaule oblique et les membres très longs donnent une grande amplitude au cheval,
qui se distingue sur les champs de courses ( sans rivaliser avec le pur-sang anglais).
La jambe ( partie située entre le jarret et la cuisse ) de l'akhal-téké est étonnamment mince.

Taille

La moyenne se situe à 1.55 m - 1.60 m au garrot

Robe

Bai, brun, alezan, louvet et toutes les nuances d'or et d'argent jusqu'au plus pâle rayon de lune.
Le poil très ras, soyeux, et la peau très fine de l'akhal-téké sont deux des caractéristiques de cette race du désert.
Les crins sont fins et peu abondants.

Caractère

Vif, plein de feu et de tempérament, il est néanmoins plus équilibré que le pur-sang.
Il est apprécié en endurance et en TREC, où quelques sujets font peu à peu leur apparition.
C'est un cheval gentil mais sensible, qui ne convient pas à tous les cavaliers.

Selon la version officielle, l'akhal-téké est une race pure,
aussi ancienne que celle du pur-sang arabe.
Il est bien vrai que ce cheval est unique,
tant par son modèle que par son extraodinaire endurance.

L'akhal-téké semble doué d'une grande intelligence.
Les artistes de cirque s'y intéressent de près et
Alexis Gruss en possède déjà quelques-uns !


Naissance du stud-book

Après la révolution russe et durant toute la période communiste,
la race fut gérée par les autorités soviétiques.
Le premier stud-book de la race fut ouvert en 1941.
Après l'éclatement de l'URSS, les autorités turkmènes tentèrent de reprendre en main
l'élevage des akhal-téké - pour les Turkmènes, ce cheval est une sorte de trésor national.
Mais le manque de moyens ne leur permit pas de gérer le stud-book,
tâche qui revint à l'institut russe du cheval de Riasan.

Aujourd'hui, cet institut fait autorité.
Il a décidé en 1981 d'exclure certains sujets et de leur ouvrir un stud-book
à part, celui des demi-sang.
Longtemps préservé de tout métissage par la situation particulière
de l'Union soviétique, l'akhal-téké a conservé, plus que la plupart des races européennes,
la spécificité de sa race.
Presque inconnu en Europe, il y a encore quelques années, il fait depuis peu l'objet
d'un engouement notable

Extrait des Editions Atlas

vendredi 27 juin 2008

Des Secrets pour aller Loin....!

Passer plusieurs jours dans la nature avec son cheval.... UN REVE ! !

Mais quel rythme tenir pour que votre cheval arrive chaque soir frais et dispo, afin que l'aventure ne se termine pas le premier jour par épuisement de votre monture ?

Une étape d'une journée varie entre 15 et 50 km.
Cette variation s'explique par le niveau des cavaliers, le niveau d'entraînement des chevaux,
de la difficulté du terrain, la durée de la randonnée, la météo, etc...
Pour que votre monture rentre de la randonnée fraîche comme un gardon, voici quelques bons trucs.

Vous devez décider honnêtement du nombre d'heures que vous et vos compagnons de route
pourrez passer en selle.
Emportés par l'enthousiasme, vous risquez d'en prévoir trop.
En général, cinq heures en selle représentent une bonne étape.
Vous parcourrez alors en moyenne 25 km dans la journée.
Sur la carte, vous allez observer des différences importantes de terrain : ici, la pente semble forte, vous marcherez au pas, c'est certain. -Là, le terrain a l'air plat, vous vous trouverez au milieu des champs ou dans une forêt ; pas de virages serrés : vous pourrez sûrement galoper ( si vous n'avez pas trop de bagages ).

En procédant ainsi, vous saurez à l'avance quelles allures vous pourrez adopter.
Attention ! Dans certaines régions, le galop est possible toute la journée !
Il faut alors penser que votre cheval vous porte et que ce n'est pas un marathonien !


La première journée permet de se mettre en jambes.
Vous ferez donc une étape plus courte que les jours suivants.
Il y a d'ailleurs de fortes chances pour que vous soyez partis assez tard le matin.
Faites le premier kilomètre à pied, cheval peu sanglé.
La selle et le matériel se mettront en place, votre cheval se dérouillera les jambes et les muscles du dos avant de vous porter.

Comme ce vrai CowBoy !

Resanglez. Mettez-vous en selle et prévoyez de faire au pas les premiers kilomètres... même si ce grand galop qui s'offre à vous est tentant.
Ensuite, dès que le terrain le permet, n'hésitez pas à trotter si votre cheval est en bonne condition physique, ce qui permettra aussi de ne pas s'ennuyer...

Pendant le premier trot, observez bien le comportement des chevaux, qui vont choisir leur place selon une hiérarchie précise, si vous êtes nombreux.
Il y en a forcément une dans le groupe où votre monture se sent bien.
Répérez-la et vous serez tranquille pour le reste de la randonnée, à moins, bien sûr, que votre cheval soit capable d'obéir et de rester calme qu'il soit devant, au milieu ou derrière.


A l'heure de la pause midi, la coupure sera appréciée autant des cavaliers que des chevaux.
Le lieu choisi doit permettre d'attacher votre cheval dans un endroit frais en été, abrité en hiver, et de le faire boire.

La durée de l'arrêt dépend de la longueur de l'étape du matin, de sa difficulté, de la météo et du chemin restant à parcourir.
Cette pause est impérative. Pas question de supprimer, sous peine de voir les chevaux perdre leur énergie et leur moral ! !

A un kilomètre environ de l'arrivée, vous devez descendre de cheval et déssangler d'un ou deux trous. Cela vous dégourdira les jambes et fera beaucoup de bien au dos de votre cheval.
Vous aurez ainsi toutes les chances d'éviter des gonfles ( équivalent d'ampoules chez les humains), qui vous empêcheraient de repartir le lendemain.
N'hésitez pas à mettre pied à terre chaque fois que vous en avez envie.
Mais, surtout, pensez-y quand la côte est longue, le terrain difficile ou caillouteux.
Les articulations de votre monture sont aussi fragiles que les vôtres ! !

Les jours suivants, le matin et le soir, la procédure reste la même :
cavalier à pied sur un kilomètre.
Si la randonnée doit durer plus de cinq jours, il est bon de prévoir une
journée de repos complet au milieu.
En été, profitez-en pour en faire un vrai jour de vacances :
par exemple : trouvez un endroit pour vous baignez à cru avec votre cheval ! C'est une expérience inoubliable !


Un cheval en bonne condition physique peut porter au maximum 25 % de son poids.
Estimez bien sa charge, vous éviterez l'apparition de certains problèmes malheureusement fréquents : mal de dos, gatigue excessive, etc...
La nature du terrain peut faire varier du simple au triple le temps nécessaire
pour couvrir une étape.
Sur un chemin connu, vous gagnez beaucoup de temps par rapport à une route que vous découvrez au fur et à mesure.
En montagne, on avance moins vite qu'en plaine, où les allures peuvent êtres plus soutenues.
Il faut donc bien observer la carte avant de partir et estimer le temps et les efforts nécessaires pour ne pas se faire surprendre par la nuit.

Bonnes randonnées à tous ! !

Extrait des éditions Atlas

samedi 5 avril 2008

Randonnée et Lois... !


Bien des cavaliers se promènent en extérieur pour leur plus grand plaisir...
sans avoir idée des lois qui régissent ce loisir.
Il existe pourtant une réglementation précise, parfois surprenante.

SOUVENEZ-VOUS : nul n'est censé ignorer la loi !

Se comporter respectueusement,
c'est préserver la liberté de tous les randonneurs :
dégradations, incidents et accidents incitent, en effet,
les pouvoirs publics à restreindre les droits de ceux-ci.

Ne pas laisser de traces.
Il existe aux Etats-Unis une association appelée " Sans Traces ",
dont le principe est de laisser les lieux de passage et de bivouac
dans un état tel que personne ne puisse soupçonner que des cavaliers sont passés par là.
Inspierez-vous de ce principe afin de ne pas mettre en danger le droit à la liberté
de randonner à cheval.

Courtoisie et respect

Courtoisie et respect sont de mise,
tant entre cavaliers qu'à l'égard des piétons
et de l'environnement.
Il faut respecter quelques règles de bon sens :
ne faites pas boire votre cheval dans l'abreuvoir
d'une pâture sans en avoir demandé l'autorisation,
refermez les barrières que vous ouvrez,
marchez bien au bord des prés ou des champs s'il n'y a pas de chemin.
Ne passez jamais dans un pré à foin ou,
pire, dans un champs cultivé.
Doublez et croisez les piétons au pas,
saluez les gens que vous rencontrez,
mais ça j'imagine que vous le savez..;
ne laissez pas de détritus.
Dans les lieux publics, ramassez les crottins
de votre cheval.

Randonner : quels droits, quels devoirs ?

Tout le monde et, curieusement, sans qu'un permis soit nécessaire.
N'importe quel cavalier, même parfaitement incompétent,
peut librement circuler à cheval partout où la loi l'y autorise.
Cependant, un petit examen qui permettrait de vérifier
que le cavalier a un contrôle suffisant de sa monture
et qu'il connaît les lois et règlements,
est souhaitable pour la sécurité de chacun.

Le cavalier est assujetti à différents codes

. Le code civil (responsabilité civile) est applicable pour les dommages que le cavalier et son cheval pourraient involontairement causer à autrui.
. Le code pénal s'applique aux infractions et délits commis par le cavalier, y compris le mauvais traitement aux animaux.
. Le code rural et forestier a force de loi en campagne ou en forêt, le code de la route pour la circulation en général, le code des voies maritimes pour les chemins de halage, auxquels il faut encore ajouter le code des assurances.
. A chaque code s'ajoutent tous les décrets, arrêtés municipaux, préfectoraux et communaux ou privinciales pour la Belgique qui établissent des règlements locaux particuliers.

Où avez-vous le droit de circuler ?

L'inaliénabilité du domaine public est en principe
important du droit belge et français.
Cela signifie que tout ce qui appartient au domaine public
ne peut être réservé à un usage privé,
ni vendu pour ce même usage.
Vous pouvez donc circuler sur tous les chemins
ruraux, vicinaux, sur les routes et tout
ce qui appartient au domaine public -
à moins d'un règlement contraire ou autorisation.

Défendre vos droits

Certains chemins ont été labourés ou annexés par des agriculteurs.
Ceci est une infraction au principe d'inaliénabilité du domaine public.
Si vous avez un doute, allez consulter le cadastre de votre commune,
et, négociez la réouverture du chemin à l'amiable.
En général, ça se passe bien.
Sinon, faites-vous assister par une association de randonneurs
et exigez par les voies légales que ce chemin soit rendu
au domaine public.


A contrario, tout le domaine privé vous est interdit.
Si vous passez dans un pré, un champs
ou un chemin privé sans en avoir obtenu l'autorisation,
vous êtes en infraction.
Vous ne pouvez pas circuler dans les grandes villes,
ni dans les forêts domaniales - domaine privé de l'Etat -,
sauf autorisation.
Les terrains militaires, terrains de jeux,
ainsi que les littoraux en période touristique.
Les us et coutumes apportent souvent un peu de tolérance.
Pour continuer à en bénéficier, pensez à
respecter le code éthique des cavaliers randonneurs.

Comment circuler ?

Tant que vous êtes à cheval,
vous êtes considéré comme un conducteur de véhicule -
et, si vous êtes à pied, comme conducteur d'animaux.
A cheval, vous devez vous déplacer sur le côté droit
des routes et des chemins et respecter
la signalisation routière.
Un policier ou gendarme peut vous demander
de vous soumettre à un alcootest... si si !
si le test est positif, vous êtes en infraction et,
en cas d'accident, vous seriez dans une
situation difficile à mon avis...
A la tombée du jour, équipez-vous de feux
et lanternes pour vous signaler aux
divers véhicules.

Quelle différence entre le civil et le pénal ?

Votre responsabilité civile est mise en cause chaque fois que vous causez
des torts à autrui, volontairement ou non.
Vous devez vous assurer, par exemple en prenant un licence.
La responsabilité pénale ne peut être engagée que si vous commettez
une infraction prévue et strictement définie par la loi.
Attention, il suffit que vous soyez l'auteur de la faute,
même si vous ne l'avez pas commise intentionnellement.

Je vous souhaite de bonnes balades en toute tranquilité...
Extrait des éditions Atlas

vendredi 7 mars 2008

L'HERBE, l'aliment indispensable...

Pour la plupart des gens, le cheval est un granivore car il mange de l'avoine. Rien n'est plus faux, c'est un herbivore qu'un accident historique, sa rencontre avec l'homme, a fait de lui un granivore.



En Occident lorsqu'on demande à un cavalier quel est l'aliment du cheval par excellence,
celui-ci répond que c'est l'avoine.
Si l'on pose la même question au Maghreb, on vous répond que c'est l'orge.
Un noir d'Afrique vous affirme que c'est le mil.
Donc, la réponse varie selon la céréale disponible dans la région en question.
Pourtant, tous se trompent dans la mesure où ils perdent totalement de vue que le cheval est un herbivore. Laissez votre cheval choisir entre une ration de grain et de la bonne herbe, il choisit l'herbe : c'est bien la preuve de son état d'herbivore.
Les anciens mettaient les chevaux au pré pour " se refaire du boyau".
Lorsqu'on achète un cheval de course réformé, celui-ci a eu un régime alimentaire composé de grain et très peu de lesté.
Il arrive fréquemment que ces chevaux soient " brûlés" à l'avoine.
C'est-à-dire que leur système digestif est si endommagé par cet aliment contre-nature donné en grande quantité que des organes comme les reins ou le foie en gardent d'irrémédiables séquelles.
Un séjour prolongé en prairie le purgera et rétablira son équilibre gastrique.
L'herbe est riche en protéines, en glucides et en lipides et constitue un aliment complet et équilibré pour le cheval.


Un cheval de type demi-sang au repos mange un are d'herbe par jour et environ un hectare par an.
La qualité de l'herbe varie selon la nature des sols. Sans rentrer dans les détails, une bonne prairie a un sol calcaire car l'herbe satisfait tous les besoins en minéraux du cheval.
D'ailleurs, toutes les régions d'élevage comme le Condroz, la Normandie etc... sont des régions au sol calcaire.
La prairie doit bien entendu être adaptée au type de cheval qui y pâture.
Ainsi, il faut être prudent avec races plus rustiques comme le Haflinger, le Merens, l'Ibérique ou le Shetland. Habitués à des pâturages plus pauvres que ceux de nos régions, ils risquent la fourbure si l'on ne restreint pas quelque peu leur accès à l'herbe.
"Engraisse tes prairies où tu fais ton foin, où tu mets ton cheval à brouter, n'engraisse pas tes prairies".


Afin d'éviter tout risque de colique ou de fourbure, il convient de réhabituer progressivement le cheval à l'herbe avant de le mettre dans une prairie qui n'a pas été engraissée récemment afin d'éviter tout risque inutile.
Dans nos régions, la valeur nutritive de l'herbe varie selon les saisons.
La dite valeur nutritive atteint son apogée du début du mois de mai à la fin juin.
C'est la raison pour laquelle la fenaison se fait en juin ou en juillet au plus tard afin d'avoir un foin de qualité. Donc, un cheval de type demi-sang qui travaille une ou deux heures par jour peut parfaitement se passer de grain s'il bénéficie d'une bonne prairie.
En randonnée ou dans un régime de travail plus soutenu, il doit recevoir un picotin sans quoi, il pointionnerait dangereusement sur ses heures de sommeil pour se nourrir.


Conclusion : L'herbe est l'aliment par excellence du cheval mais il convient
d'avoir des pâturages adaptés aux chevaux que l'on y met si l'on
veut éviter tout risque. !

Extrait hippo news mars 2008