mercredi 3 septembre 2008

Les Races & Elevage...


Depuis 1997, l'appaloosa est reconnu par les Haras nationaux, qui ont même fait l'acquisition d'un étalon de cette race.
Malgré ses nombreux atouts, qui en font un merveilleux cheval de loisir, cet animal athlétique et polyvalent est pourtant peu répandu en Belgique.

L'appaloosa est le cheval idéal pour les cavaliers de loisir qui veulent se faire plaisir sans se faire peur. Comme le quarter horse, avec lequel il a été beaucoup croisé, l'appaloosa possède un excellent mental : il est calme, intelligent et sûr. Son caractère souple et tranquille convient particulièrement à toutes les disciplines d'extérieur, de la simple balade à la grande randonnée en passant par le TREC, l'endurance et le trail. L'appaloosa, parce qu'il est conciliant et équilibré, est généralement facile à dresser - ce qui ne dispense pas ses propriétaires, bien sûr, de lui assurer un débourrage et une éducation de base solides, ne de faire appel, si nécessaire, à un professionnel.

Amoureux des grands espaces

Cheval d'extérieur par excellence, il passe partout : son pied est sûr, sa corne solide, ses articulations sans problèmes. C'est un excellent porteur qui peut affronter les terrains les plus accidentés. Un seul bémol aux louanges que suscite ce cheval : rustique et résistant, il a besoin de vivre au grand air. La vie en box ne lui convient pas (mais à quel cheval convient-elle réellement?). Il peuvent vivre dehors toute l'année et c'est en lui offrant ce type d'existence que l'on préservera au mieux ses qualités physiques et mentales.

Contrairement à la réputation qu'on lui a faite en France, où on l'a longtemps associé uniquement à l'équitation d'extérieur et même au cirque, l'appaloosa est un athlète complet capable de belles performances.

Un Américain bon teint.

Dans son pays d'origine - les USA -, c'est un cheval polyvalent, que l'on voit réussir aussi bien dans les compétitions western qu'en hunter (où il excelle), en saut d'obstacle, en dressage et même en course. C'est dire s'il possède de sérieuses qualités. Mais le maigre intérêt qu'il suscite en France, en même temps que le prix décourageant d'un bon reproducteur venant des Etats-Unis, a longtemps contribué à le cantonner dans le rôle de cheval folklorique.

L'équitation western, un déclencheur

Aujourd'hui, la situation de l'appaloosa dans toute l'Europe est en pleine évolution, comme en témoigne l'intérêt croissant que lui portent les cavaliers. En 1985, une poignée d'éleveurs créait l'Appaloosa Horse Club de France (ApHCF), pendant de l'Appaloosa Horse Club américain. Au même moment, l'équitation western prenait son essor dans toute l'Europe. L'appaloosa est très doué dans la plupart des disciplines de cette équitation, dont les compétitions, en se développant, ont beaucoup contribué à faire connaître ses qualités. Plusieurs appaloosa ont remporté des titres aux championnats de France et même en Europe en reining, pleasure, trail, halter... etc. La pratique de la compétition western reste certes marginale, mais ces brillants résultats ont fait office de vitrine et on redoré le blason d'une race jusque-là injustement dépréciée.

Depuis, l'ApHCF a bien travaillé pour faire découvrir aux cavaliers le potentiel de ce cheval à la robe peu ordinaire - qui est d'ailleurs une excellente publicité en soi. Lorsqu'un appaloosa se classe en CSO ou en endurance, personne ne manque de le remarquer et d'en identifier la race.
On voit des appaloosa en équitation western, bien sûr, mais aussi dans les disciplines d'extérieur, où son agilité, son endurance et sa résistance font merveille, ainsi qu'en attelage.

Cheval de couleur !

Quand on dit " appaloosa ", la plupart des cavaliers pensent " cheval tacheté " (ce qui correspond à la robe léopard). Or, le standard de la race admet treize robes différentes, dont une unie.
Aux Etats-Unis, 25% des appaloosas ont cette dernière robe.
Il faut bien garder à l'esprit que l'appaloosa est une race, non une robe.

Extrait des Editions Atlas


Les Races & Elevage...


L'exemple du selle français.

Contrairement au stud-book du pur-sang, la plupart des stud-books de chevaux
de sport sont "ouverts": l'apport de reproducteurs d'une autre race est autorisé,
pourvu que leurs produits correspondent au standart de la race.
Cet apport est toléré à petites doses - et de plus en plus - pour le selle français.
Ce stud-book accepte, de temps en temps, un reproducteur d'une autre race
qui semble présenter des qualités propres à préserver la spécificité du selle français
(modèle, aptitude pour le saut, etc...) tout en étant susceptible de l'améliorer.

L'élevage des poneys de sport suit la même tendance que celle des chevaux de sport :
les "poneys de selle" dont les stud-books s'ouvrent dans différents pays d'Europe
se ressemblent beaucoup.

Le métissage fait cheval

Le K.W.P.N., lui, est né du métissage.
Les éleveurs de cette race acceptent tous les reproducteurs qui correspondent à leurs standarts.
Ils sélectionnent les chevaux de sport présentant les meilleurs aptitudes,
le meilleur tempérament et le plus beau modèle et les croisent entre eux dans l'espoir des poulains réunissant toutes ces qualités.
La sélection se poursuit à l'intérieur de la race, les produits étant soumis à des tests avant d'être définitivement admis à la reproduction.
Les animaux ainsi sélectionnés ne constituent donc une race que dans la mesure où on déclare qu'ils lui appartiennent. Ce sont leurs performances et leur modèle qui les y attachent, non leurs origines. Ils peuvent parfaitement provenir de deux reproducteurs d'une autre race ayant été acceptés au stud-book...
On comprend ainsi pourquoi il est difficile de les reconnaître au premier coup d'oeil !

Une seule race ?

Dans le monde du cheval de sport, les similitudes d'une race à l'autre sont telles que l'on peut s'interroger sur le bien-fondé de la notion de " race ".
Comparons avec les chiens :
à l'intérieur d'une même catégorie - chiens de berger moyens et grands, par exemple -,
on trouve des animaux extrêmement différents.
Un berger briard et un berger australien ne peuvent se confondre, pas plus qu'un beauceron ou un colley.
Pourquoi alors, ne pas considérer les chevaux qui présentent les mêmes qualités,
qui ont un aspect semblable et qui sont employés au même usage - le sport -
comme formant une seule race ?

Les champions de CSO et de dressage se disputent souvent les mêmes chevaux : c'est dire si la label"cheval de sport" serait justifié !

Vers une certaine uniformisation

Nos races de chevaux sont, depuis des siècles, des créations humaines.
Néanmoins, tant que le transport des animaux était malaisé et que la saillie en main était le seul moyen possible de reproduction, la notion de terroir a gardé une certaine importance :
on ne produisait pas en Normandie les mêmes chevaux qu'en Espagne ou qu'en Allemagne.
Le climat, la nourriture, le sol, les usages favorisaient l'existance de race assez distinctes.
De nos jours, on peut faire voyager des paillettes de sperme congelé d'un bout à l'autre de la planète. On peut aussi, en frantionnant les doses de spermes produites par un étalon, lui donner des centaines de descendants - qu'il n'aurait jamais pu engendrer par la saillie.
Ces deux facteurs contribuent grandement à uniformiser les produits de l'élevage du cheval de sport.

Des races bien distinctes

Certains stud-book sont "fermés": seuls des reproducteurs provenant de l'un d'entre eux peuvent être croisés. C'est le cas du pur-sang : un poulain ne peut prétendre au titre de pur-sang que si ses deux parents le sont aussi. Et, de fait, les pur-sang sont assez caractéristiques et ne peuvent guère être confondus avec d'autres races.
Dans ce cas, ce qui défient la race, ce sont les origines et non le standard -
ce qui n'empêche pas les éleveurs, bien sûr, d'écarter de la reproduction les animaux qui ne présentent pas les qualités nécessaires au maintien des caractéristiques de la race.

Le pour et le contre !

  • Stud-book fermé. La sélection se fait d'après les origines et non sur les performances. Le risque est que soient mis à la reproduction un mâle ou une femelle qui ne possèdent pas de réelle qualités. Par exemple, si papa et maman sont pur-sang, je suis pur-sang et j'ai le droit de me reproduire, même si j'ai un caractère épouvantable, même si je ne galope pas si bien que ça et que mes allures sont vilaines et inconfortables. Le côté positif de ce genre de sélection est qu'il préserve le " capital génétique ", donc les caractéristiques spécifiques de la race.
  • Stud-book ouvert. La sélection se fait sur les performances (du reproducteur et, éventuellement, de ses descendants) et sur la conformité au standard ; peu importe d'où je viens : ce qui compte, c'est ce que je fais. Avec ce type de sélection, on est sûr que les chevaux qui ne possèdent pas les capacités requises sont écartés de la reproduction. Mais la notion de race disparaît, le capital génétique s'aparpille.
Extrait des Editions Atlas



vendredi 29 août 2008

Les Races & Elevage...

Nombre d'entre vous s'exclameront sans doute :
" Tiens, un appaloosa ! "
en voyant cette photo.
Pas du tout ! Il s'agit d'un noriker, un autre tacheté,
un cheval d'attelage non pas américain, mais autrichien.

Avec sa robe parfois tachetée comme celle d'un léopard,
son physique robuste de montagnard et ses pieds de chamois,
le noriker a bien des atouts pour séduire.
Il bénéficie en plus de l'équilibre des chevaux élevés au grand air en semi-liberté.

Son histoire

Le mot "noriker" vient de Noricum, nom de la province romaine qui occupait l'actuelle Autriche.
Les légions romaines avaient besoin de chevaux de trait et de bât pour franchir les cols et parcourir les voies pavées.
C'est au nord de la Grèce que les Romains trouvèrent les chevaux de trait et de guerre qui allaient faire souche dans les montagnes autrichiennes.
Ces mêmes Romains ont, les premiers, organisé l'élevage dans cette région en y créant des haras.

Une origine grecque, mais pas seulement

Le berceau d'origine du noriker jouxte également, au sud, la région de Venise,
en Italie, qui est connue pour avoir élevé des chevaux dès 900 av. J.-C.
Une avancée culturelle dont l'actuelle Autriche a sans doute profité.
Le noriker a également un lien de parenté étroit avec le haflinger et avec l'avelignese élevé dans les montagnes italiennes.

Un parrain archevêque

Il semble que la véritable patrie du noriker soit Salzbourg et le haras de Juvanum, qui se trouvait tout près. Au Moyen Age, ce sont surtout les moines qui élevèrent ce cheval et qui prirent ainsi le relais des Romains. Avec le parrainage du prince-archevêque de Salzbourg, ils commencèrent le livre généalogique de la race.
Des chevaux de dressage napolitains et espagnols furent utilisés pour améliorer le noriker.
C'est d'ailleurs à ses ancêtres ibériques que le noriker, comme l'appaloosa, doit sa robe tachetée.

Le noriker aujourd'hui

On distingua ensuite quatre types de chevaux différents :
le carinthien, le steier, le tyrol et le bavarois, appelé aussi cheval à sang-froid d'Allemagne du Sud.
De nos jours, la race englobe aussi le pinzgauer, du Tyrol, qui est souvent tacheté.

Le demi-lourd élevé en montagne

Le stud-book est très stric sur les critères de la race et exclut chaque année les animaux qui ne réussissent pas les tests d'aptitude propres au noriker.
On estime à environ 8000 le nombre de norikers qui vivent au Autriche.
C'est, actuellement, l'un des seuls chevaux de trait en Europe à bénéficier encore d'un véritable berceau de race et à être élevé en liberté et en altitude.

Son type bréviligne et sa puissance destinent évidemment le noriker au trait,
mais c'est aussi un cheval souple et docile, plus agréable à monter qu'il ne paraît.

La robe tachetée, qui n'est pas la plus fréquente, souligne le cousinage qui existe entre l'appaloosa et le noriker.

Le noriker est né dans les régions montagneuses du sud de l'Autriche, où il est encore souvent élevé en liberté.

Modèle

Le noriker est un cheval de trait moins lourd que ceux que l'on connaît en France.
Par rapport au percheron ou au boulonnais, c'est une... demi-portion !
Comme tous les chevaux d'attelage, il a l'épaule moins inclinée que les chevaux de selle.
Son arrière-main est puissante et symétrique.
Elle lui confère une allure d'ensemble plutôt ramassée.
Ce cheval a du coffre. Son tour de thorax dépasse souvent la longueur du bras du coude au sol.
Les aplombs sont corrects et les membres puissants mais secs.

Taille

De 1.63 m à 1.73 m, ce qui est plutôt grand pour un cheval d'attelage.

Robe

La plus frappante est, bien entendu, la robe tachetée.
Mais il existe bien d'autres robes dans la race :
gris pommelé, bai brun, alezan, alezan brûlé crins lavés, etc...

Caractère

A la fois cheval d'attelage et de montagne, le noriker est calme, endurant et courageux.
Il est extrêmement facile à manoeuvrer et ne résiste qu'exceptionnellement à l'homme.
Il sait se montrer attachant. Sa gentillesse ne l'empêche cependant pas de faire preuve de personnalité. Malgré son tempérament placide, il sait réagir vite et montre un pied très sûr quand le besoin s'en fait sentir.

Extrait des Editions Atlas













jeudi 28 août 2008

Les Races & Elevage...


On ne trouve cet étrange petit cheval qu'au Portugal.
Avec son allure primitive et sa robe si particulière, on le remarque facilement
parmi les alter real du haras d'Alter.

Disparu, puis réinventé

Le sorraïa était un cheval primitif qui vivait à moitié libre dans la vallée d'un affluent du Tage.
Il a disparu au milieu du XIXe siècle.
C'est le Dr Ruy d'Andrade, un éleveur renommé de chevaux lusitaniens, qui a entrepris de réinventer le sorraïa à partir des chevaux de la région du haut Alentejo qui arboraient encore la fameuse robe souris et les zébrures.
En 1937, à partir d'un petit noyau de chevaux possédant encore quelques caractéristiques du défunt poney, il tenta de fixer de nouveau les traits dominants de la race.
Grâce à la consanguinité, le Dr d'Andrade est parvenu à " réinventer " un petit cheval tout à fait original.

Bien qu'il ait la taille d'un poney ( 1.45 m en moyenne), l'allure générale du sorraïa est plutôt celle d'un cheval.

L'ancêtre du lusitanien.

Pour certains éleveurs portugais, le sorraïa est le type pur de l'ancien cheval ibérique au profil légèrement busqué. Sa robe et ses rayures témoignent du caractère primitif de la race.
On est également frappé de la ressemblance qui approche le sorraïa du " marismeno ", originaire du delta du Guadalquivir, ou bien encore de certains criollos sud-américains.
Les historiens portugais ont d'ailleurs retrouvé la trace d'un équidé savage qui, au Moyen Age, portait le nom de "Zebra".
Certains lieux portent encore des noms qui font référence à cet animal, comme la
" Vale de Zebro".

Ni sang oriental, ni sang nordique.

Les éleveurs portugais accordent beaucoup d'importance au fait que le sorraïa soit vierge de tout apport de sang oriental ou nordique. Il se pose donc comme authentique descendant de l'ancien cheval ibérique, celui qui existait avant l'arrivée des Maures et de leurs chevaux barbes et arabes. On prétend aussi que le sorraïa aurait joué un rôle plus important que le lusitanien dans la formation de la race du criollo argentin.

Une survie précaire

Partie de quelque membres fondateurs, la communauté du sorraïa ne compte encore qu'une centaine d'individus répartis en seulement trois élevages.
Par ailleurs, la pauvreté génétique du sorraïa, due à la forte consanguinité qui a permis sa renaissance, constitue une fragilité.
L'avenir de la race est donc encore incertain.

Les robes souris ou isabelle des sorraïa sont caractérisées par un patron de robe très particulier qui inclut une raie de mulet, parfois une croix de saint André et des rayures sur les jambes.
La crinière est également souvent bicolore, délavée sur les côtés.

D'un point du vue génétique, la robe souris est en fait la robe noire délavée par le gène de dilution sauvage. Parfois, les sorraïas sont isabelle, toujours avec une raie de mulet, comme les fjords. Cette robe résulte de la dilution de la robe baie par le même gène. Si l'on observe un poil de sorraïa souris au microscope, on constate que tous les pigments sont concentrés sur un axe central.

Dans l'Alentejo, une belle vallée est délimitée par deux cours d'eau :" le Sor et le Raïa".
C'est là que notre petit cheval s'est reproduit à l'état semi-sauvage jusqu'au XIXe siècle.
En aval de cette vallée, les deux rivières fusionnent pour former le plus grand affluent du Tage :
le Sor-Raïa auquel notre petit souris doit son nom.

Bien qu'il ait été reconstruit de toutes pièces à partit d'individus divers, le sorraïa est relativement homogène. Il a la chance d'être élevé dans les magnifiques vallées du Tage et de bénéficier de l'expérience des éleveurs de chevaux lusitaniens.
C'est le type même du cheval primitif. Sa robe comme sa morphologie éviquent les derniers chevaux sauvages.

Modèle

Il a le profil un peu busqué des vrais ibériques.
Son rein est court.
Son dos est droit.
Sa croupe est courte et très inclinée.
La queue s'insère assez bas.
Les applombs sont bien sûr droits et ses membres assez charpentés.

Taille

Le sorraïa est un petit cheval qui peut aussi entrer dans la catégorie poney, puisqu'il toise en moyenne entre 1.43 m et 1.45 m

Robes

Il est le plus souvent souris, parfois isabelle. Le poil des sorraïas est uniformément gris, couleur ardoise. Il n'y a pas de poils blancs mélangés. Les crins et le bas des jambes sont noirs. Une raie de mulet plus foncée court sur le dos. On observe fréquemment des zébrures sur les jarrets et les avant-bras. Le nez est souvent cavecé de maure. Il arrive que la crinière ne soit noire qu'en son centre et lavée sur les côtés.

Caractère

Le courage et l'endurance sont les deux qualités maîtresses de ce petit. En fonction de ces vertus, les campinos portugais l'utilisent pour le travail du bétail. Il possède également la gentillesse et la soumission propres aux chevaux ibériques.

Extrait des Editions Atlas






Les Races & Elevage...


Selon le Paso Club international, le paso péruvien est un cheval " Endurant et généreux "
aux membres solides, possédant le paso IIano, fin sous la selle,
de caractère amical, rayonnant de noblesse et de brio,
qui peut être élevé de façon rustique.
Bref, une monture idéale pour le loisir.
Découvrez ce cheval encore rare en Europe.

De ses lointains ancêtres espagnols, le passo a conservé la noblesse et la résistance.
Symbole d'un certain statut social en Amérique latine, il est le fruit d'un élevage exigeant.

Le paso descend directement des chevaux espagnols qui furent importés sur le continent américain au XVIe siècle.
La toute première introduction de chevaux espagnols est due à Pedro de Mendoza,
qui en fit venir une centaine en Argentine, à Rio de la Plata, en 1534.
Cinq ans plus tard, lors d'un sac, de nombreux chevaux s'échappèrent,
constituant une souche sauvage qui se reproduisit fort bien.
Au Pérou, c'est Francisco Pizarro qui importa, en 1531-1532, de nombreux animaux qui sont les ancêtres directs des pasos péruviens.


Les Suisses et les Allemands ont été les premiers à assurer l'élevage du paso péruvien en Europe.
Ces deux nations s'efforcent de faire connaître le charme et les qualités de cet excellent cheval de loisirs.

Trois siècles d'élevage

Le paso péruvien et son cousin le paso fino, élevés à Porto Rico, sont le résultat d'un élevage hautement sélectif. Les nobles espagnols qui colonisèrent les premiers l'Amérique du Sud emmenèrent avec eux des animaux de grande qualité.
A partir de cette souche - probablement un croisement d'adalou et de barbe -
les propriétaires des nouvelles terres s'efforcèrent de sélectionner un cheval de selle
et de travail noble et résistant, aux allures brillantes mais confortables et d'un tempérament fringant mais docile.



Les pasos ne sont débourrés que vers quatre ans, selon la méthode traditionnelle,
d'abord avec un bosal, qui épargne la bouche du jeune cheval,
puis avec un mors de bride aux rênes très lourdes,
qui transmettent lentement la pression sur le mors.

Le paso est encore aujourd'hui un cheval de travail, employé sur les terres immenses
des haciendas. Mais le mot travail ne doit pas tromper :
le paso est un cheval noble, de prix élevé.
Les meilleurs chevaux font l'objet d'enchères passionnées, en Amérique du Sud,
lors des présentations de modèles et allures.
Ses allures remarquables en font un cheval unique, très maniable et exceptionnellement confortable. Très présent dans les pays d'Amérique du Sud qui l'élèvent, il est rare en Europe.


Le paso péruvien possède des poumons et un coeur très développés qui lui confèrent une endurance exceptionnelle.



La selle anglaise ne convient pas aux épaules larges du paso.
La selle western est trop longue pour son dos court :
le mieux est de lui offrir une selle péruvienne !

Le paso péruvien et le paso fino font partie des caballos de paso,
qui groupent toutes les races d'Amérique latine - du Pérou, de Colombie, de Porto Rico,
de la République dominicaine et de Cuba. Cette appellation renvoie à l'allure particulière que ces chevaux possèdent de naissance, un amble rompu à quatre temps appelé paso.
Cette allure latérale naturelle se caractérise par une action ample, arrondie et énergique des antérieurs accompagnés par un mouvement puissant des postérieurs.
La croupe du cheval est basse, le dos droit et raide : les pasos peuvent parcourir, à cette allure, de grandes distances sans se fatiguer.

Origine

Elevé à l'origine au Pérou, le paso est présent également, désormais en Colombie,
son élevage se répand peu à peu sur tous les continents.

Modèle

Son modèle trahit ses origines espagnoles.
Puissant, arrondi et néanmoins élégant avec ses membres fins et secs,
il est doté d'une musculature très développée.
La tête est élégante et expressive, avec un front large, un chanfrein droit ou convexe,
des oreilles petites et écartées, des naseaux fins et ouverts. Elle est portée haut sur une encolure ronde, courte et forte, qui se dégage d'une belle épaule oblique, avec un bras particulièrement long qui permet aux antérieurs une action ample.
Le poitrail est large et musclé.
Le dos est court et le rein large, la croupe avalée. La queue est plantée bas et portée tombante.
Les membres sont solides, secs, fins avec des jointures longues qui contribuent à la souplesse des déplacements. Les pieds arrondis sont très durs.


Taille

1.47 m à 1.55 m

Robe

Toutes les robes sont admises, sauf le pie et l'albinos.

Tempérament

Le paso péruvien possède le tempérament dont rêvent tous les cavaliers :
fringants mais d'une grande douceur, il brûle d'un feu intérieur mais reste très docile.
Il est gentil et discipliné en main et révèle son ardeur et sa générosité sous la selle.
Maniable, agile, infatigable, c'est un cheval fin et délicat, qui demande un cavalier sensible et formé à la monte particulière du paso.

Extrait des Editions Atlas







Les Races & Elevage...


Le vaste territoire indien abrite, bien sûr, de nombreuses races indigènes
dont les plus caractéristiques sont sans doute la
kathiawari et le marwari,
que l'on reconnaît sans hésitation à leurs oreilles en forme de lyre.

Militaires avant tout

Les deux plus fameux haras d'Inde ont une vocation militaire :
le haras de l'armée de Barugarh, au nord de l'Inde,
tout comme le dépôt de Saharanpur,
élève essentiellement des chevaux destinés à la cavalerie.

Ces haras possèdent pour la reproduction des pur-sang français et anglais,
mais aussi des traits bretons qui sont employés pour la production
de mules, dont il est fait grand usage pour la remonte de la cavalerie.
On y trouve aussi des chevaux polonais, australiens et argentins.
Bien qu'il soit avant tout un centre d'instruction militaire,
l'immense haras de Saharanpur - 810 hectares ! -
produit aussi de bons chevaux de compétition et de polo.

Il existe toutefois aussi en Inde de nombreux élevages privés de pur-sang,
qui fournissent les différents champs de courses.
Des chevaux de grande classe sont ainsi produits dans différentes région d'Inde,
selon un mode d'élevage qui allie tradition et modernité.
La présence du pur-sang et la pratique des courses ainsi que celle du polo
ne sont pas sans lien, bien sûr, avec la longue colonisation du pays par les Anglais.

A la fois symboles de la tradition princière et argument touristique,
le kathiawari et le marwari sont souvent proposés pour randonner,
notamment dans le Rajasthan.

Malgré l'influence occidentale, il subsiste encore en Inde un élevage bien vivant
des races indigènes. Les plus connues sont sans conteste le kathiawari et le marwari.

Le kathiawari

Les familles princières d'Inde élevaient traditionnellement chacune leur lignée
de kathiawari - on en reconnaît encore une trentaine de nos jours - ,
qui portait le nom de la jument fondatrice.
Elevé principalement sur la côte occidentale de l'Inde,
dans la péninsule de Kathiawar, et dans le sud du Rajasthan,
le kathiawari est issu d'un croisement entre des souches indigènes et
des chevaux d'origine arabe.
Cette race, qui jouit d'une excellente réputation, a servi à remonter la cavalerie
britannique au temps de la colonisation.
Dans tout le pays, aujourd'hui, les forces de police montées utilisent des kathiawaris.

Type et tempérament

Choyé dans les élevages des familles fortunées,
moins gâté dans les millieux plus modestes,
le kathiawari peut présenter un tempérament assez différent d'une lignée à l'autre.

Modèle

Malgré l'influence sensible de l'arabe, le kathiawari possède un type très particulier.
Bâti avec légèreté et non sans une certaine élégance, il possède des membres fins
et longs et un corps plutôt mince. Son épaule est inclinée et assez forte,
son encolure longue et légère bien plantée sur un garrot correctement formé.
La tête, sèche et relativement longue, est expressive.
Les oreilles très mobiles ont leur extrémité recourbée vers l'intérieur.
Le kathiawari est un cheval sain et solide, rarement sujet aux boiteries.

Taille

La moyenne tourne autour de 1.50 m.
Les modèles plus grands manquent parfois d'harmonie.

Robe

Toutes les robes sont admises sauf le noir.
L'isabelle est sans doute la plus courante.

Tempérament

Intelligent, vif et généralement équilibré, la kathiawari est une monture agréable et sûre. Il possède de naissance une allure particulière, le revaal, sorte d'amble trotté très confortable.



Le marwari

Originaire du nord-ouest de l'Inde, où il est élevé depuis des siècles
dans la région de Jodhpur, le marwari était la monture d'élite des guerriers rajpoutes.

Le marwari porte sans aucun doute un peu de sang arabe, mais il est de façon beaucoup plus évidente lié aux chevaux turkmènes auxquels il ressemble beaucoup.
Cousin du kathiawari, le marwari était la royale monture des Rathores, souverains de la région.
Ces princes menèrent dès le XXIe siècle de nombreuses guerres contre leurs voisins monghols et, perdant peu à peu leurs territoires, finirent par se retirer dans les régions désertiques de l'Inde occidentale. Là, leurs chevaux durent survivre dans un envirronnement extrêmement difficile.
Ce passé épique explique la nature incroyablement saine, endurcie et frugale des marwaris.
Malheureusement, la race fut pratiquement abandonnée à la fin du XIXe siècle
et ne doit son salut qu'à l'action énergique du maharajah Gaj Singh II.

Type et tempérament

La race comporte des sujets assez divers, des meilleurs aux plus grossiers.
Il s'agit toujours de chevaux résistants et frugaux,
capables de soutenir de longs efforts.

Modèle

Sain, nerveux et élégant, le marwari est haut sur pattes et pourvu de pieds très solide,
faits dans une corne si dure qu'il est en général inutile de le ferrer.
Les meilleurs marwaris sont musclés et secs, avec une ligne du dessus courte et des reins larges.
Les jarrets sont parfois défectueux.
La tête, relativement fine et élégante dans les meilleures lignées, peut être un peu lourde dans les moins bonnes. Elle est remarquable, tout comme celle du kathiawari, par ses oreilles recourbées.

Taille

1.50 m en moyenne.

Robe

Le marwari possède une peau fine et un poil soyeux et brillant qui fait partie des signes distinctifs de la race. Les robes les plus courantes sont le bai et le brun, mais on trouve aussi des noirs, des alezans, des palominos et des pies.

Tempérament

Vif, endurant, de bonne volonté, le marwari possède de naissance, comme son cousin le kathiawari, une allure amblée confortable et rapide, le revaal.

Extrait des Editions Atlas